Le Théâtre de la Reine Blanche organise un temps d’échange avec le public le 22 février prochain à l'issue de la représentation de 18h. Ce bord de plateau réunira des experts du CEA et de l'ENS Paris-Saclay pour croiser les regards entre émotion théâtrale et analyse scientifique.
Mettre en dialogue les enjeux des sciences et des risques nucléaires avec le récit de la pièce
Alors que l’œuvre de Svetlana ALEXIEVITCH, dont est tiré le spectacle, se focalise sur la reconstitution des sentiments et le témoignage des survivants, l'intervention de scientifiques permettra d'apporter un éclairage technique et sociétal sur une catastrophe dont le réacteur lui-même est souvent le grand absent des récits intimes.
Le public profitera d’un temps d’échange avec Jean-Marc CAVEDON, ingénieur et physicien nucléaire au CEA, et Clotilde POLICAR, chimiste et chercheuse à l'ENS Paris-Saclay.
L’objectif est de mettre en dialogue deux approches du nucléaire : Sciences et Risques / Chimie et Société.
Pour participer :
- Prenez vos places pour « Valentina-Tchernobyl : une femme née pour l’amour » le 22 février à 18h au théâtre de La Reine Blanche
- Et restez pour le bord de plateau à l'issue de la représenation pour échanger avec l'équipe artistique et les scientifiques invités
Une pièce écrite à partir de témoignages personnels
Inspiré de faits réels, le seule-en-scène « Valentina-Tchernobyl : une femme née pour l’amour » retrace le parcours d'une femme confrontée à l'explosion de 1986. Ce témoignage vibrant, entre révolte et tendresse, illustre le choc d'une conscience face à l'invisible. S. Alexievitch a dit explicitement vouloir reconstituer les sentiments et non les événements.
En donnant la parole à ceux qui ont vu sans jamais être entendus, le spectacle et le débat qui le suit proposent une immersion complète dans la mémoire et les réalités de l'après-Tchernobyl.
Svetlana ALEXIEVITCH est une écrivaine et journaliste de nationalité biélorusse, mondialement reconnue depuis l'attribution du prix Nobel de littérature en 2015. Née en 1948 d'un père biélorusse et d'une mère ukrainienne, elle a consacré sa vie à documenter l'histoire de l'Union soviétique et de ses décombres à travers une méthode unique de recueil de témoignages.
Son œuvre se distingue par un genre littéraire qu'elle a elle-même baptisé le « roman de voix ». Au lieu d'adopter un point de vue unique, elle compose des récits polyphoniques en assemblant des centaines d'entretiens réalisés sur plusieurs années. Cette approche lui permet d'explorer la mémoire collective et l'intimité des individus face aux grands bouleversements historiques.
Elle a traité des sujets majeurs et souvent douloureux, tels que le rôle méconnu des femmes pendant la Seconde Guerre mondiale dans La guerre n'a pas un visage de femme, ou le traumatisme des soldats en Afghanistan dans Les Cercueils de zinc. Son livre La Supplication reste l'un des ouvrages de référence sur les conséquences humaines et psychologiques de la catastrophe de Tchernobyl.
