MOBY DICK
Moby Dick, formidable roman d’aventure, raconte l’histoire d’une obsession : depuis qu’un féroce cachalot a emporté la jambe du capitaine Achab, celui-ci le poursuit sans relâche de sa haine et de sa fureur.
Il entraîne à son bord des marins pris peu à peu dans le tourbillon de cette folle vengeance.
Dans ce récit captivant, drôle et rempli d’une étrange sagesse, Melville pose les grandes questions de l’existence humaine et inscrit dans la mémoire des hommes un nouveau mythe : celui de la baleine blanche. La nouvelle création de la compagnie Les Vagabonds vous embarque entre cauchemar et réalité au coeur des océans, dans le fracas de leurs tempêtes, dans le tourbillon de l’âme humaine, dans l’affrontement final de l’homme et du grand Léviathan blanc.
Embarquez dans l’aventure, vous n’en sortirez pas indemne.
Mise en scène : Benjamin BOUZY, Vincent MARGUET
Adaptation : Benjamin BOUZY
Distribution : Fabien FLORIS ou Benjamin BOUZY, Pascal LOISON ou Luc GUIOL, Vincent MARGUET ou Kevin POLI
Costumes : Constant CHIASSAI POLIN
Musique : Christophe GAJEAN
Lumière : Raphaël BERTOMEU
Décor : Constant CHIASSAI POLIN, LES VAGABONDS
Durée
1h20
Première et dernière
Du 15/04/26 au 21/06/26
Infos et réservations
Guichet : 53, rue Notre-Dame des Champs
75006 Paris
Tél. location : 01 45 44 57 34
Plan d’accès Théâtre Lucernaire
Comment se rendre au Théâtre Lucernaire
- Notre-Dame des Champs (L12), Vavin (L4), Saint-Placide (L4), Edgar Quinet (L6)
- Port-Royal (RER B -10min)
- 58, 68, 82, 91, 94, 96
- Gare Montparnasse
- Vinci Park Services, 120 Boulevard du Montparnasse, 75014 Paris (318 m)
- 41 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris (88 m) / 18 rue Bréa, 75006 Paris (190 m)
C'est ce que propose la magnifique adaptation théâtrale de Moby Dick au Lucernaire.
Le cap est donné : celle d'une traversée imaginaire où tout repose sur l'engagement des corps et la puissance du jeu.
Ils sont quatre sur scène et ils ont le pied marin. Ici l'expression n'a rien d'une métaphore facile. Leurs déplacements tanguent, leurs appuis glissent, leurs gestes se coordonnent comme sur le pont d'un navire en pleine mer.
À eux seuls, ils font exister tout un équipage. Tour à tour matelots, harponneurs, capitaines, chaque changement de rôle est lisible sans jamais casser le rythme de la traversée et des tempêtes.
Leur force c'est leur capacité à créer du collectif. Et à ce jeu-là, le spectateur n'est pas laissé à quai : il est embarqué.
La mise en scène et les lumières brouillent la frontière entre salle et plateau, et l'on se surprend à ressentir le roulis, à guetter l'horizon, à partager l'obsession qui ronge l'équipage.
Au-delà de l'interprétation, c'est l'esprit du roman qui affleure : cette quête dévorante, presque mystique, où l'homme se confronte à plus grand que lui.
La baleine devient une présence abstraite mais oppressante, nourrie par un imaginaire collectif : celui des acteurs et des spectateurs.
L'entreprise était audacieuse : faire beaucoup (le roman fait 750 pages environ) avec peu (1h20 de spectacle)...Elle est totalement réussie et ce n'est pas pour rien que cette adaptation revient au Lucernaire.
Elle transforme une épopée maritime en expérience partagée : sur scène, comme dans la salle, il y a des chasseurs de baleine.
Je vous invite à aller profiter de cette aventure maritime et éventuellement méditer sur les paroles de Melville « La civilisation est-elle distincte de la barbarie, ou bien en est-elle un stade avancé ? »
Bon spectacle et bonne mer à celles et ceux qui iront!