Le Procès d'une vie
Été 1971, Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que ce soit un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Elle veut avorter. Solidaire, sa mère, Michèle puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972. Toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Maître Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, le procès de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’Histoire.
Texte Lauréat de l’Aide à la Création ARTCENA – Œuvre librement inspirée de la vie de Gisèle Halimi et de “Le procès de Bobigny – Choisir la cause des femmes” © EDITIONS GALLIMARD
Mise en scène : Barbara LAMBALLAIS
Distribution : Jeanne ARENES, Clotilde DANIAULT, Maud FORGET, Deborah GRALL, Karina TESTA, Céline TOUTAIN, Julien URRUTIA
Durée
1h20
Première et dernière
Du 14/01/26 au 31/05/26
Infos et réservations
Guichet : 48, rue du Faubourg Saint Martin
75010 Paris
Tél. location : 01.42.08.21.93
Salle ouverte
Plan d’accès Théâtre du Splendid
Comment se rendre au Théâtre du Splendid
- Strasbourg Saint Denis, Château d’Eau
- 20, 65
- Gare de l’Est, Arts et métiers
" Le Procès d'une vie » va vous plonger immédiatement dans les années 70.
Une époque où, malgré les Trente Glorieuses, la condition féminine demeure rude.
Les combats des femmes sont ceux du quotidien : tenir un foyer, élever souvent seules une ribambelle d'enfants, et surtout s'oublier.
Le temps pour soi est rare - Lucette évoquera « un moment pour prier », Michèle celui de lire - comme une respiration fragile au cœur de vies trop pleines.
Un événement va venir ébranler, mais surtout renforcer l'amitié entre Lucette et Michèle, poussant ces femmes modestes à inventer des solutions à leur portée : l'entraide.
Car quand la société ne protège pas, les femmes font comme elles peuvent pour se soutenir. Mais les hommes et les lois de l'époque en décident autrement...
La mise en scène est dynamique, précise, au service d'un texte solidement construit.
Les personnages se dessinent rapidement, avec une humanité qui les rend profondément attachants.
Et puis il y a Gisèle Halimi.
Cette avocate d'exception qui, dès l'enfance, refusait de se soumettre à l'ordre établi - jusqu'à mener une grève de la faim pour défendre sa liberté.
Sur scène, elle devient plus qu'un personnage : une conscience, une force, une voix.
Ce spectacle rend un hommage vibrant à ces femmes ordinaires qui ont trouvé en Halimi une défenseure hors du commun.
Elle a porté la parole de celles qu'on savait faire taire.
Au Théâtre du Splendid, la salle était comble.
Et lorsque le rideau tombe, les applaudissements se font debout.
Le combat pour la place des femmes résonne encore aujourd'hui, et le procès de Bobigny continue, cinquante ans plus tard, de faire vibrer les consciences.
Et comme l'écrivait si bien Simone de Beauvoir : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question".
Jeunes ou moins jeunes, femmes ou hommes, plus que jamais votre place est dans la salle pour "Le Procès d'une Vie".