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Votre maman 

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Théâtre de l'Atelier - Paris

De Jean-Claude GRUMBERG

Dans une maison de retraite la maman reçoit les visites de son fils. Tantôt elle le reconnaît, tantôt elle le confond avec le directeur. Ces visites sont souvent agitées, pressées, semées de problèmes, de malentendus qui font naître d’étranges cocasseries et loufoqueries. Grumberg excelle dans ces échanges où l’humanité se décale, se détraque, on ne sait pas vraiment pourquoi. Tout ça peut aller cahin-caha jusqu’au moment où la cocasserie a ses limites, jusqu’au jour où on lui annonce que sa mère a disparu…
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Mise en scène :

Charles TORDJMAN

La presse parle de Votre maman

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Entre larmes, rires et émotions, ce spectacle est fort et beau !

Il n'est pas toujours facile d'aller rendre visite à un proche dans une maison de retraite, d'autant plus quand il s'agit de sa mère qui ne vous reconnait qu'une fois sur deux. Les moments où les rôles s'inversent et où l'enfant devient parent ne sont jamais évident à gérer. Les... Lire plus

Il n'est pas toujours facile d'aller rendre visite à un proche dans une maison de retraite, d'autant plus quand il s'agit de sa mère qui ne vous reconnait qu'une fois sur deux. Les moments où les rôles s'inversent et où l'enfant devient parent ne sont jamais évident à gérer. Les méandres de la vie en collectivité et les soucis de personnels, souvent trop peu nombreux, engendrent parfois des histoires étonnantes et, dans cette maison de retraite-ci, on découvre rapidement que le caractère de cette locataire et ceux des autres pensionnaires ne font pas toujours bon ménage. La mise en scène et le texte nous plonge sur un système de répétition qui à la fois nous conditionne mais nous questionne également sur le côté rébarbatif d'un tel procédé. Heureusement, cela est loin d'être le cas ! L'histoire est très émouvante, tour à tour douce et violente : elle rappelle à chacun d'entre nous la fragilité de la vie et des relations humaines, la place du parent et de l'enfant, la force de ces petits gestes et petits moments de partage, des souvenirs, furtifs et revigorants. Catherine Hiegel nous transporte avec brio par sa sincérité et son humanité ! Entre larmes, rires et émotions, ce spectacle est fort et beau ! M.M

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Lulu a vu
Le meilleur de Grumberg, Du grand Hiegel

AU THEATRE HIER SOIR - LULU A VU- Le meilleur de Grumberg, Du grand Hiegel Atteinte d’Alzheimer, « Votre Maman » se révèle ingérable à en croire les plaintes répétées du directeur de la maison médicalisée à chacune des nombreuses visites de son fils. Cela... Lire plus

AU THEATRE HIER SOIR - LULU A VU-

Le meilleur de Grumberg, Du grand Hiegel
Atteinte d’Alzheimer, « Votre Maman » se révèle ingérable à en croire les plaintes répétées du directeur de la maison médicalisée à chacune des nombreuses visites de son fils. Cela débute par un « détournement » de chaise roulante pourtant indispensable à un monsieur qui « lui, a toute sa tête mais plus ses jambes ». Amusée par cette note de fantaisie égayant sa routine, la vieille femme, « La seule à marcher encore sur ses deux fémurs », s’y est obstinément accrochée durant toute la journée en dépit des nombreuses tentatives du personnel soignant. A l’intervention du fils considérée comme dernier espoir par le directeur excédé, la récalcitrante, péremptoire, réplique avec l’autorité d’une logique imparable : « Les chaises sont à tout le monde, si je suis assise dessus, elle est à moi » Une extraction physique sans succès parachève cette première scène tragi-comique de la plus pure veine grumbérienne. J’arrête là afin de conserver tout leur sel aux tableaux qui suivront. Tels de véritables détonateurs d’hilarité, fusent les répliques percutantes au sceau de l’absurde ; S’enchainent les situations au rythme des visites et des dialogues de sourds entre le directeur et le fils, le fils et sa mère. La « banalité » des conversations révèlera cependant, comme une déchirure qui va s’élargissant, la faille jamais refermée dans la vie de la vieille dame. Imperceptiblement, se dessineront les évènements d’un passé tragique dont les circonstances n’ont cessé de hanter son existence. Devenues toujours plus lourdes à porter, elles finiront de provoquer sa tragique disparition au cours d’une impossible quête de retour au passé. D’irrationnelle, le dénouement fera soudain basculer la maladie sous le seul prisme de la douleur, « rationnelle ». Une ultime réplique dans la bouche du fils permettra alors au dramaturge, pudique et concis, d’atteindre à l’universel à partir du particulier. Catherine Hiegel retrouve un auteur qu’elle a déjà interprété en donnant la réplique à Pierre Arditi dans « Moi je ne Crois pas » encensé en son temps dans cette même chronique ( Lulu de Février 2012) Ce nouveau personnage semble avoir été créé pour elle. Fascinante tout au long de la soirée, drapée frileusement dans son vieux manteau beigeasse trop grand pour elle, chaussée de ses caoutchoucs dans la même couleur indéfinie, le cheveu long et triste, regard perdu ou accès de vivacité retrouvée. Autoritaire et méprisante, le ton rogue et le verbe assassin, violente quand elle sent son « territoire menacé » (en l’occurrence ses toilettes privées) se défendant de l’envahisseur à coups de parapluie : elle provoque l’antipathie, au mieux le rire moqueur. Ses accès de tendresse non feinte nous émeuvent soudain, Quand petit à petit elle lâche quelques bribes du passé, tour à tour désabusée, méfiante ou soupçonneuse, ses absurdités deviennent bouleversantes. Harcelé par le directeur, fils dévoué, protecteur et aimant, Bruno Putzulu campe parfaitement ce personnage à la patience durement éprouvée, pris en étau entre sa mère et le directeur, en permanence agressé, subissant les récriminations de tout bord, ne sachant plus à quel saint se vouer. Caricature vivante, Philippe Fretun incarne ce directeur plus obsédé de rentabilité que préoccupé du bien-être de ses pensionnaires. Rougeaud, faussement chic sanglé dans son costume trop serré bleu, il souffle, soupire, s’époumone toujours, en vain… Sous l’excellente direction de Charles Tordjman et dans le décor de Vincent Tordjman, le trio évolue devant de hauts éléments blancs et fins qui suggèrent l’espace médical. Posés devant une toile de fond verdoyante, jardin ou parc, ils ne s’écarteront qu’à la fin, découvrant au fils accablé, un dénouement «fantomatique ». Voilà des décennies que nous connaissons les obsessions de Jean-Claude Grumberg et son art unique de les exorciser par le rire, la dérision, l’absurde poussé à son paroxysme. De « l’Atelier », « Rêver peut-être » en passant par « Zone libre » « La leçon de Savoir Vivre », « L’enfant Do » et « Pour en Finir avec la Question Juive » pour ne citer que quelques titres de ses pièces les plus réussies, il est bien « L’auteur tragique le drôle de sa génération » comme le définissait Claude Roy. L’octogénaire n’a rien perdu de son humour dévastateur. « Votre Maman » en est la dernière et brillante confirmation. Foi de Lulu, vous ne pouvez pas être déçus.

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La presse en parle
Un spectacle qu'on quitte à la fois retourné et diverti.

Votre maman de Jean-Claude Grumberg Atteinte de la maladie d'Alzeimer la maman d'un fils qui lui rend de fréquentes visites finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée. Le début de la représentation est assaisonnée de scènes absurdes. Le directeur du lieu se plaint au fils des... Lire plus

Votre maman de Jean-Claude Grumberg
Atteinte de la maladie d'Alzeimer la maman d'un fils qui lui rend de fréquentes visites finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée. Le début de la représentation est assaisonnée de scènes absurdes. Le directeur du lieu se plaint au fils des comportements souvent agressifs de sa mère. Le fils joue les étonnés. Arrive celle dont l'esprit dérive et qui se montre d'une impertinence décapante. Elle prend ou feint de prendre le directeur pour son fils. On retrouve là le sens aigu de la dérision de Jean-Claude Grumberg. L'action se tend lorsque s'adressant une fois encore au fils le responsable de la maison lui apprend que sa maman a disparue. Hors de lui, le fils l'envoie dinguer. C'est qu'il sait que si la conscience de sa mère s'en est allée, sa douleur n'a jamais désarmée. Rescapée d'un camp d'extermination, elle ne put jamais chasser les images horrifiantes, dont celle de sa mère qui y périt, maraudant sans cesse dans sa mémoire. L'auteur dont le père fut déporté tient, avant que les dernières voix ne se taisent, à rappeler le calvaire de ceux qui virent disparaître leurs proches. Le metteur en scène Charles Tordjman, familier de l'oeuvre de Grumberg, joue sur du velours en engageant une comédienne d'un talent aussi fou que Catherine Hiégel. Laquelle est entourée de Bruno Putzulu et de Philippe Fretun, deux interprètes de la même trempe qu'elle. Un spectacle qu'on quitte à la fois retourné et diverti.
Théâtre de l'Atelier.
Publié par Joshka Schidlow

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C’est incisif et déchirant, mine de rien. Bref et puissant.

« Votre maman » Petite forme, grande histoire Au théâtre de l’Atelier,Catherine Hiegel est une maman qui a perdu la mémoire. Qui reconnaît-elle encore ? De quoi se souvient-elle ? La mémoire et l’Histoire sont les deux matériaux sur lesquels Jean- Claude Grumberg a toujours... Lire plus

« Votre maman »
Petite forme, grande histoire
Au théâtre de l’Atelier,Catherine Hiegel est une
maman qui a perdu la mémoire.
Qui reconnaît-elle encore ?
De quoi se souvient-elle ?
La mémoire et l’Histoire sont les deux matériaux sur lesquels Jean- Claude Grumberg a toujours travaillé.
De « l’Atelier » à « Zone libre » en passant par « Dreyfus », il témoigne. Ses grands-parents et son père ont été déportés pendant la guerre et ne sont jamais revenus. Ce traumatisme court tout au long d’une oeuvre importante.
Grumberg écrit pour le théâtre, signe des scénarios pour le cinéma et la télévision et compose des pièces pour la jeunesse. Ces textes très différents sont unis par une certaine manière d’envisager le monde. La douleur ne s’exprime jamais directement.
Grumberg n’a jamais craint de faire rire. Sa pudeur est ainsi. Son ironie aussi.
Dans « Votre maman », l’un de ses récents écrits, mis en scène par Charles Tordjman, on est dans une maison de retraite. Une femme, Catherine Hiegel, est là qui reçoit les visites de son fils, Bruno Putzulu. Elle ne le reconnaît pas toujours. Elle a largué les amarres. Cela lui donne une liberté paradoxale. Liberté
de répondre avec insolence, fantaisie. Liberté d’échapper aux contraintes. Agressivité à l’égard d’autres pensionnaires. Cela plonge dans un désarroi certain le fils, qui est un bon fils, tendre et doux, patient. Cela donne du fil à retordre au directeur, que joue très bien Philippe Fretun.
C’est fin, subtil, déchirant. Le public rit. On imagine que le public ne réagit pas toujours aux mêmes moments : la petite musique, dirigée au soupir près par Charles Tordjman, s’irise de tonalités changeantes. Dans un décor sobre et soigné, les quatre comédiens, car il faut également citer Paul Rias dans une  partition plus brève, sont d’une précision totale. Ils sont légers et pourtant graves. Catherine Hiegel, suggérant avec délicatesse une certaine absence, est bouleversante.
C’est incisif et déchirant, mine de rien. Bref et puissant.
Armelle Héliot

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Catherine Hiegel est magnifique dans Votre maman. Drôle et acerbe comme ces malades-là peuvent l’être dans leur déconnexion du réel, et hantée par une mémoire qu’elle ne sait plus partager, mais qui a torturé à jamais son être.

Lolo le blog
J'ai beaucoup aimé cette pièce, elle est traitée avec une grande sensibilité et les comédiens sont juste excellents.

Un sujet grave, qui nous interpelle tous. Le jeu des comédiens est si léger, la mise en scène tellement simple ( et il n'y a rien de plus compliqué que cela ) le décor est épuré mais réaliste et tout cela fait que l'on est plongé dans l'univers de cette maison de retraite, dans une... Lire plus

Un sujet grave, qui nous interpelle tous.
Le jeu des comédiens est si léger, la mise en scène tellement simple ( et il n'y a rien de plus compliqué que cela ) le décor est épuré mais réaliste et tout cela fait que l'on est plongé dans l'univers de cette maison de retraite, dans une sorte de torpeur qui rappelle ces lieux où le temps s'étire et se répète irrémédiablement... Jusqu'au petit grain de sable qui fait tout basculer.
Les dialogues frisent l'absurde et nous entrainent presque malgré nous vers le rire.
J'ai beaucoup aimé cette pièce, elle est traitée avec une grande sensibilité et les comédiens sont juste excellents.
On oscille entre rire et larme.
C'est la vie tout simplement qui nous étreint le coeur et cela fait du bien.
Je vous recommande cette pièce chaudement et sachez que vous pouvez également vous procurer ce beau texte de Jean-Claude Grumberg aux éditions Actes Sud.

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