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5 pièces à découvrir en janvier 2026 chez les Théâtres et Producteurs Associés

Spectacle

Janvier ouvre le rideau sur le deuxième volet de la saison théâtrale, riche de promesses et de contrastes. Une rentrée culturelle idéale pour retrouver le chemin des salles et se laisser surprendre...

« En thérapie » au Théâtre Antoine interroge sur qui soigne celui qui soigne ?

Avec « En thérapie », le Théâtre Antoine propose une adaptation scénique très attendue de la série éponyme proposée par ARTE pendant le confinement, aujourd'hui devenue emblématique. Francis HUSTER y incarne un thérapeute fragilisé, dont la solidité professionnelle se fissure au fil des séances.

 

Le dispositif, fidèle à l’esprit de la série originale « BeTipul, » dont elle est l’adaptation, repose sur une succession de face-à-face où la parole circule, se heurte, parfois se dérobe.

 

La mise en scène de Charles TEMPLON privilégie la tension et l’écoute, laissant toute sa place au jeu des acteurs et à la précision du texte. Dans cet espace clos, les patients deviennent autant de révélateurs des failles de celui censé les accompagner. Sans chercher l’effet, la pièce interroge avec justesse la position du soignant et la porosité entre vie intime et rôle social.

 

« En thérapie » propose un théâtre de la parole, sobre et exigeant, qui transpose avec intelligence sur scène une matière profondément contemporaine.

 

 

« Amadeus » au Théâtre Marigny fait renaître le génie et l’ombre

Le Théâtre Marigny s’apprête à accueillir une nouvelle lecture d’« Amadeus », chef-d’œuvre de Peter SCHAFFER, rendu mondialement célèbre par le film de Miloš FORMAN.

 

Olivier SOLIVÉRÈS signe une adaptation ample et rythmée, portée par une distribution généreuse mêlant comédiens, chanteurs lyriques et musiciens live. Le spectacle reprend le cœur du drame : la confession d’Antonio SALIERI, compositeur respecté, rongé par la jalousie face à l’éclat fulgurant de Wolfgang Amadeus MOZART.

 

Plus qu’un biopic, « Amadeus » interroge la notion de talent, la place du génie et la violence sourde que peut engendrer la comparaison.

 

« Amadeus » est une fresque théâtrale ambitieuse, qui promet de faire dialoguer le plaisir du grand spectacle et la profondeur d’un texte toujours actuel.

 

 

« Les Monologues du machin » à La Comédie Bastille invite au rire et à la réflexion au masculin

Avec « Les Monologues du machin », Thomas CARUSO ARAGONA propose une comédie contemporaine qui s’inscrit clairement dans le sillage des « Monologues du vagin », tout en trouvant sa voix propre.

 

Sur scène, trois comédiens s’emparent avec humour et sincérité de ce « machin » omniprésent et pourtant rarement nommé, pour interroger la masculinité d’aujourd’hui. Le spectacle joue sur un équilibre maîtrisé entre légèreté, précision documentaire et confidences plus intimes. Loin du simple prétexte grivois, le propos se révèle souvent fin, parfois touchant, toujours accessible.

 

La mise en scène rythmée maintient l’attention pendant une heure trente, alternant rires francs et moments de réflexion plus posés.

 

En donnant la parole aux doutes, aux injonctions et aux fragilités masculines, « Les Monologues du machin » s’adresse à un large public et transforme un sujet intime en véritable objet de théâtre et de société.

 

 

« État d’urgence » au Café de la Gare met le rire sous tension

Au Café de la Gare, « État d’urgence » s’inscrit dans la tradition de la comédie grinçante, où le rire naît du chaos et des nerfs à vif.

 

Martial COURCIER et Annabelle LEGRAND imaginent un dîner de retrouvailles qui tourne rapidement au fiasco : un cambriolage récent, une atmosphère saturée de méfiance, et des certitudes prêtes à exploser au moindre mot de travers. La pièce joue habilement avec les ressorts du quiproquo et de l’absurde, tout en glissant une observation contemporaine sur la peur, la paranoïa et le soupçon permanent. 

 

La mise en scène de Tim REMIS privilégie le rythme et la montée en tension, laissant aux comédiens le soin de faire exister des personnages au bord de la crise de nerfs.

 

« État d’urgence » est une comédie efficace, ancrée dans son époque, qui transforme l’angoisse collective en mécanique de rire.

 

 

« La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob » au Petit Montparnasse passe un fait divers au prisme du théâtre

Jean-Philippe DAGUERRE s’empare d’un épisode méconnu de l’histoire culturelle française pour en faire une comédie dramatique singulière, présentée au Théâtre du Petit Montparnasse. 

 

Le 18 octobre 1973, alors que « Les Aventures de Rabbi Jacob » s’apprêtent à conquérir le public, une jeune femme détourne un avion pour empêcher la sortie du film. De ce point de départ véridique aussi romanesque que tragique, l’auteur tire un récit qui mêle intime et politique, engagement et désespoir.

 

Fidèle à son goût pour les destins heurtés par l’Histoire, DAGUERRE change ici de registre esthétique en s’appuyant sur une scénographie visuelle et sensorielle, confiée à NARCISSE.

 

« J’admire son travail artistique depuis longtemps ; il utilise des procédés visuels informatiques et poétiques qui me touchent particulièrement sur chacun de ses spectacles. » – Note d’Intention de Mise en scène par Jean-Philippe DAGUERRE

 

Portée par une distribution investie, « La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob » ne perd jamais de vue l’émotion humaine. Un théâtre de récit et de mémoire, ambitieux et sensible.

 


 

Ces spectacles donnent le ton d’une année qui s’annonce vivante, audacieuse et profondément humaine. Il ne reste plus qu’à franchir les portes des théâtres : les plateaux sont prêts, à nous d’aller les rencontrer.

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