Paris

Décembre 1987. Marguerite Duras reçoit Michel Platini dans les bureaux de Libération. Ils échangent pendant une heure, digressent, s’appréhendent, se découvrent, parlent de football, de littérature, d’Italie, du Heysel et d’angélisme. Convoquée sur scène, la parole de ces deux monstres sacrés vient croiser les fantasmes des acteurs qui s’en emparent et rejouent le match.

 

D’après les interviews de Libération : Le Stade de l'Ange, 14 décembre 1987, Mon match le plus dur, 4 mars 1996 et Ma vie comme un match, de Michel Platini, Écrire de Marguerite Duras

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Conseil costumes : Lucie DURANTEAU

Mise en scène : Barbara CHANUT

Distribution : CYRIELLE RAYETNeil-Adam MOHAMMEDILiza LAMYBarbara CHANUT

Création lumières : Clément BALCONRose BIENVENU

Scénographie : Barbara CHANUT

Dramaturgie : Louis RIPAULT

Création sonore : Liza LAMY

Durée

1h20

Première et dernière

Du 07/01/26 au 18/01/26

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  • N°10041 39 bd de la Chapelle, N°18040 29 bd de la Chapelle, N°18110 53 rue du Département, N°100034 68 rue Louis Blanc

La presse en parle - Duras - Platini

La petite Revue
On sort de l’échange amusé, surpris, et touché.

Hiver 1987. Michel Platini, dont la carrière professionnelle vient de s’achever, rencontre Marguerite Duras dans les locaux de Libération. Il s’apprête à publier ses mémoires, « Ma vie comme un match », dont le premier tirage (30 000 exemplaires) sera rapidement épuisé.... Lire plus

Hiver 1987. Michel Platini, dont la carrière professionnelle vient de s’achever, rencontre Marguerite Duras dans les locaux de Libération. Il s’apprête à publier ses mémoires, « Ma vie comme un match », dont le premier tirage (30 000 exemplaires) sera rapidement épuisé. Elle a donné son accord, avec pour seules conditions de « poser les questions » et « relire » l’entretien [1].

Difficile d’imaginer tandem plus improbable ! D’un côté, un champion populaire, trois fois sacré ballon d’or, de l’autre, l’auteure prolifique, lauréate du prix Goncourt en 1984, pour « L’amant ». Il confiera plus tard ne pas la connaître (« Je ne savais pas qui [elle] était, je n’avais pas conscience de son rayonnement intellectuel. […] Je n’étais pas impressionné. »[2]) et, quoi qu’elle en dise, on la sent davantage intéressée par l’homme que par le footballeur. Le dialogue, réécrit par la romancière [3], donne pourtant lieu à de vrais moments d’échange, notamment sur la finale de coupe d’Europe du 29 mai 1985, dans le stade du Heysel, au cours de laquelle périrent 39 personnes, et dont Platini fut l’unique buteur.

Le texte, mêlant plusieurs sources, débute par un long monologue du footballeur sur son dernier match, sa solitude, le traumatisme encore vif du Heysel. Puis vient l’interview, étrange, forcément étrange, tour à tour profonde ou anecdotique. Le sportif est parfois déstabilisé, incertain du sens des questions – mais jamais ridicule. Il confiera ensuite : « Si un vrai journaliste avait mené son interview de la même façon, je l'aurais accroché au portemanteau. ». La conversation, pourtant, lui permettra de se livrer, peut-être comme jamais auparavant. L’écrivaine l’a compris : « Il a dit des choses importantes. Il ne le sait pas encore tout à fait. » Le spectacle s’achève sur quelques mots de Platini au lendemain de la mort de Duras : « C'était une façon complètement différente de voir le sport. Ses questions étaient souvent touchantes. »

Très bien dirigés par Barbara Chanut, les deux comédiens ont l’intelligence de ne pas chercher à imiter les personnages réels. Le jeu de Neil Adam Mohammedi, délicat, donne à voir les hésitations, la fragilité ou l’amusement de Michel Platini et Cyrielle Rayet offre à Marguerite Duras une jeunesse et un allant bienvenus. Le montage des textes est habile, le rythme fluide. On sort de l’échange amusé, surpris, et touché.

Y. A.

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Logo La revue du spectacle
Morceau d'anthologie culturelle d'où se dégage, subtilement, une idée de la solitude

La jeunesse de ces deux interprètes confère à ce spectacle quelque chose d’intemporel, porté par des propos forts, justement mis en valeur et ingénieusement scénographiés par la jeune metteuse en scène et comédienne, Barbara Chanut, à la tête de la... Lire plus

La jeunesse de ces deux interprètes confère à ce spectacle quelque chose d’intemporel, porté par des propos forts, justement mis en valeur et ingénieusement scénographiés par la jeune metteuse en scène et comédienne, Barbara Chanut, à la tête de la Compagnie Sochin. 

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La presse en parle
La rencontre historique entre deux monstres sacrés pas si différents

Sans chercher, et c’est tant mieux, à imiter leur modèle respectif ni dans le physique ni dans la diction, les deux interprètes […] donnent à cette rencontre un maximum d’intensité.

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Logo Télérama
Une heure d’entrevue aussi passionnante que déroutante.

Plongés dans une mise en scène bien pensée, Cyrielle Rayet et Neil-Adam Mohammedi jouent avec le public, ravivent de vieux souvenirs chez certains et déroulent le récit d’une heure d’entrevue aussi passionnante que déroutante.  

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Coups d'oeil
Sport et théâtre, match gagnant.

 Comme c’est réjouissant de découvrir de jeunes artistes aussi prometteurs !

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