• Spectacles à Paris

    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov 

    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov au Théâtre de la Contrescarpe
    5

    51 avis
    1 commentaire(s)

    Votre avis
    Théâtre de la Contrescarpe - Paris

    Classiques Contemporains Comédie musicale Grand classique Pièce historique

    De Laetitia GONZALBES

    D’après « Les Trois Sœurs » d’ Anton TCHEKHOV Création librement adaptée de Laetitia GONZALBES L’histoire des célèbres créatrices de la tarte Tatin,... Lire plus
    D’après « Les Trois Sœurs » d’Anton TCHEKHOV
    Création librement adaptée de Laetitia GONZALBES
    L’histoire des célèbres créatrices de la tarte Tatin, racontée avec les mots de Tchekhov !

    En 1912, Stéphanie Tatin, 74 ans, se souvient : de sa vie dans l’hôtel familial, de sa sœur Caroline et de leurs discussions philosophiques dans la cuisine, de leurs histoires d’amour… et de la création de la fameuse Tarte Tatin.

    Leur histoire nous est contée à travers les mots des « Trois sœurs » d’Anton Tchekhov. Entre la gravité de Tchekhov et la légèreté de Jacques Demy, cette pièce aux accents de comédie musicale vous entraîne au cœur des illusions, des joies et des peines de deux sœurs qui n’avaient qu’un seul espoir : quitter l’ennui de leur province et devenir célèbres à Paris.

    Après les succès de « Anna Karénine » et de « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde », « Les sœurs Tatin » est la nouvelle création de Lætitia Gonzalbes.

    Fermer

    Durée

     :  1h10

    Première

     : 

    Dernière

     : 

    Image film :

    Mathilde SEREYS

    Distribution :

    Anaïs YAZIT Ambre ROCHARD

    Mise en scène :

    Laetitia GONZALBES

    Musiques :

    David ENFREIN Tim AKNINE

    Costumes :

    Claire AVIAS

    Adaptation :

    Laetitia GONZALBES

    Infos et réservation :

    Guichet :

    Contrescarpe 5 rue Blainville 75005 Paris

    Tél. location

     : 01 42 01 81 88
    Salle ouverte
    Chères spectatrices, chers spectateurs,

    Votre sécurité et celle de notre personnel restent notre priorité !

    Le port du masque reste OBLIGATOIRE durant tout votre temps de présence, y compris pendant les représentations.

    Voici nos mesures sanitaires complémentaires :
    • Nous désinfectons les rampes et les poignées avant et après chaque représentation, en plus d’une désinfection quotidienne de la salle par une entreprise de ménage spécialisée.
    • Nous aérons et renouvelons l’air de la salle entre deux spectacles.
    • Nous mettons à votre disposition du gel hydroalcoolique à l’entrée et sur les paliers.
    • Nous organisons la circulation au sein du théâtre afin de limiter les contacts.

    Merci d’avance de nous aider à assurer votre confort et votre sécurité :
    • Réservez et réglez vos places à l’avance si possible sur notre site internet ou par téléphone en VAD.
    • Évitez le maniement d’espèces et privilégiez le paiement sans contact.
    • Arrivez tôt, pour que le spectacle démarre à l’heure.
    • LE PORT DU MASQUE EST OBLIGATOIRE durant tout votre temps de présence, y compris pendant les représentations.
    N’oubliez pas de venir avec votre masque !
    • Respectez les indications de notre personnel pour vous placer et quitter la salle.
    Jusqu'au 28/11/21 à partir de

    10

    La presse parle de LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un spectacle extraordinaire ! Elles servent avec bravoure une vie à la Tchekhov.

    Marek OCENAS pour THÉÂTRES & CO vous parle de "LES SŒURS TATIN • UNE VIE À LA TCHEKHOV" La pièce Les Sœurs Tatin, une vie à la Tchekhov, jouée au Théâtre de la Contrescarpe (>), est une nouvelle création de Laetitia Gonzalbes, jeune auteure et metteuse... Lire plus

    Marek OCENAS pour THÉÂTRES & CO vous parle de "LES SŒURS TATIN • UNE VIE À LA TCHEKHOV"

    La pièce Les Sœurs Tatin, une vie à la Tchekhov, jouée au Théâtre de la Contrescarpe (>), est une nouvelle création de Laetitia Gonzalbes, jeune auteure et metteuse en scène, qui s’empare librement d’un célèbre texte de Tchekhov dans une démarche intertextuelle explicite. Le spectacle ainsi empreint de réminiscences des Trois Sœurs porte sur scène la vie de deux sœurs, hôtelières à Lamotte-Beuvron en Sologne, créatrices de la fameuse tarte à laquelle elles prêtent leur nom.

    Anton Tchekhov ne cesse d’intriguer les auteurs et les metteurs en scène à travers son œuvre dramatique qui renferme, tout en l’annonçant, la dramaturgie moderne développée au cours du XXe siècle. Ce ne sont pas seulement les thèmes abordés qui continuent à nous affecter au plus profond de notre sensibilité humaine, c’est aussi une écriture dramatique novatrice qui leur confère une résonance singulière en rupture avec les techniques de la rhétorique classique. Les Trois Sœurs et La Cerisaie, les deux dernières pièces qu’il a données, comptent de ce point de vue parmi les plus achevées et sans doute aussi parmi les plus jouées. Si la seconde montre, sur un ton de dérision, l’incapacité des hommes à dépasser de vieux acquis sociaux et à se construire dans le présent en accord avec les tendances de l’époque moderne, la première représente plusieurs vies brisées à cause d’un criard manque de volonté à prendre des décisions radicales. Olga, Irina et Macha ne retourneront jamais à Moscou, elles chercheront un réconfort dans le travail pour essayer de sortir de la léthargie existentielle à laquelle elles semblent (s’être) vouées. Comme les trois sœurs de Tchekhov, Stéphanie et Caroline Tatin rêvent, elles aussi, d’une autre vie qu’elles ne mènent à Lamotte-Beuvron : partir et s’installer à Paris, mais aussi rencontrer un grand amour. Les sorts des unes et des autres se croisent dans le même désir d’accéder à une plénitude existentielle comme dans l’impression d’avoir échoué.

    Plusieurs similitudes observées par Laetitia Gonzalbes entre l’histoire des trois sœurs de Tchekhov et celle des deux sœurs Tatin l’ont sans doute amenée à les rapprocher dans une libre réécriture pour rendre certes hommage au dramaturge russe, mais aussi pour souligner la valeur universelle de leur destin. En plus des références explicites au texte source, la pièce de Laetitia Gonzalbes représente une sorte de mise en abîme narrative conçue à la faveur d’un récit rétrospectif : le spectateur retrouve, au lever du rideau, Stéphanie Tatin, en un âge avancé, Les Trois Sœurs à la main dont elle dit d’emblée qu’elle les aime relire parce que la pièce lui rappelle sa propre vie vécue aux côtés de sa sœur Caroline décédée depuis un certain temps. Murée dans une solitude de vieille dame, elle commence alors le récit de leur vie commune à l’hôtel de Lamotte-Beuvron hérité de leurs parents morts de façon prématurée comme ceux des trois sœurs. C’est par le biais de la citation initiale de la pièce de Tchekhov que la jeune auteure instaure sans ambages une situation intertextuelle susceptible de conduire le spectateur à la relecture des Trois Sœurs à l’aune de la destinée bouleversante de Stéphanie et Caroline Tatin, incarnées en l’occurrence par Roxane Le Texier et Anaïs Yazit dans une mise en scène éclectique. L’action ne cesse par la suite de jouer subtilement sur des réminiscences de la pièce de Tchekhov tout en se traçant un nouveau chemin pour faire accéder les deux sœurs à leur propre existence théâtrale.
    L’espace scénique mêle finement plusieurs lieux, à commencer par la chambre où vient s’installer Stéphanie pour évoquer la disparition de sa sœur et sa solitude : elle s’assoit à grand peine, la voix tremblante, dans un grand fauteuil en bois placé sur le devant de la scène côté jardin tout en se demandant pourquoi se souvenir, introduisant ainsi dans l’action un des leitmotivs empruntés aux Trois Sœurs de Tchekhov. C’est à ce moment-là qu’apparaît Caroline comme dans un rêve pour la conduire à faire une plongée dans leur jeunesse commune passée à l’hôtel de Lamotte-Beuvron. La scène semble aménagée de façon à favoriser les processus de remémoration et à représenter par-là ce qui aurait fait l’objet d’un récit de vie. Un grand four en acier est placé côté cour, de manière symbolique, non seulement pour faire un clin d’œil à l’activité professionnelle qui a rendu les deux sœurs célèbres, mais aussi pour situer rapidement l’action dans une époque historique. Cette historicité est dans le même temps soutenue par les costumes : les deux comédiennes portent en effet des robes blanches à volant, serrées par des ceintures larges, rouge pour Stéphanie et jaune pour Caroline. Ces éléments symboliques rappellent d’emblée au spectateur la province française du début du XXe siècle. Mais l’action scénique s’appuie également sur des chansons et des projections qui le transposent littéralement, non sans une certaine nostalgie pittoresque, dans une époque révolue. Les chansons, chantées avec émotion par Roxane Le Texier et Anaïs Yazit et accompagnées par des numéros rondement chorégraphiés, illustrent le sort des deux sœurs tout en introduisant une certaine légèreté pour juguler une mélancolie trop appuyée : Le chagrin d’amour, Le temps des cerises comme les trois autres, elles rythment toutes l’action scénique dans la même perspective de remémoration. À cet égard, quelques projections, tournées à Lamotte-Beuvron même, viennent enrichir le récit de vie des deux sœurs en montrant des scènes clés qui évoquent fortement certains épisodes des Trois sœurs et qui créent par-là une nouvelle forme de citation fondée sur des séquences filmées dans un autre cadre spatio-temporel, qu’il s’agisse du major amoureux venu de Paris (Verchinine), de la ceinture verte (Natacha) ou de l’incendie (acte III). Tout concourt ainsi à saisir le destin de Stéphanie et Caroline Tatin à travers une réécriture originale de Tchekhov portée sur scène dans une mise en scène douée d’une profondeur existentielle, dès lors que les deux sœurs se mettent, non sans une ironie résolument tchekhovienne, à « philosopher » sur la vie dans deux ou trois cents ans ou sur son sens immédiat par rapport à leur vécu.

    Les comédiennes individualisent avec conviction les deux sœurs Tatin conçues par Leatitia Gonzalbes pour son spectacle en leur donnant une profondeur humaine modelée selon leurs modèles littéraires. Si elles sont deux, elles ne ressemblent donc pas, comme c’était déjà le cas des trois sœurs de Tchekhov : l’une est plus rêveuse et plus coquette, tandis que l’autre se laisse plus facilement aller à la mélancolie et à la « philosophie ». Roxane Le Texier donne vie à la première, Stéphanie Tatin, alors qu’Anaïs Yazit prête son corps à la seconde, Caroline Tatin. Les deux jeunes comédiennes, parfaitement synchronisées, se complètent merveilleusement en formant un duo inséparable à l’image des deux sœurs qu’elles incarnent avec aisance. Cette complicité sororale soulignée à maints égards dans les propos des deux personnages est mise en valeur par le jeu complice des deux comédiennes. Celles-ci nous montrent tout au long de la représentation qu’elles savent varier les tons pour évoquer les différents états d’âme de leurs personnages pleins de rêves de jeunesse mais aussi de mélancolie : elles créent ainsi un spectacle équilibré qui ne laisse s’installer de façon durable ni la joie ni le chagrin. Elles nous persuadent que même sans jamais partir pour Paris, les deux sœurs Tatin ont réussi à donner un sens à leur existence retirée au fin de la province grâce à la foi dans le travail que celles-ci semblent considérer comme le meilleur remède contre l’abandon de soi : à les en croire au regard de leur propension à « philosopher », « L’homme doit croire en quelque chose ».

    Laetitia Gonzalbes, en se plongeant dans une relecture des Trois Sœurs de Tchekhov, a donc réussi à concevoir un spectacle extraordinaire, présenté dans l’intimité de la salle exiguë du théâtre de la Contrescarpe : l’effet produit par la complicité sororale que Roxane Le Texier et Anaïs Yazit parviennent à nouer avec les spectateurs pour les intéresser au sort des sœurs Tatin est absolument fabuleux ! Elles servent avec bravoure une vie à la Tchekhov.

     

    Fermer
    Source
    logo Spectatif
    Un spectacle brillant, au texte captivant et à la mise en vie réussie.

    C’est un mets gourmet et goûteux aux allures de friandise gourmande et délicate que ce spectacle aux saveurs mélancoliques mais aux parfums joyeux relatant des bribes de vie des demoiselles Tatin, les illustres inventeuses de la fameuse tarte aux pommes solognote. « En 1912, Stéphanie Tatin, 74 ans,... Lire plus

    C’est un mets gourmet et goûteux aux allures de friandise gourmande et délicate que ce spectacle aux saveurs mélancoliques mais aux parfums joyeux relatant des bribes de vie des demoiselles Tatin, les illustres inventeuses de la fameuse tarte aux pommes solognote.
    « En 1912, Stéphanie Tatin, 74 ans, se souvient : de sa vie dans l’hôtel familial, de sa sœur Caroline et de leurs discussions philosophiques dans la cuisine, de leurs histoires d’amour… et de la création de la fameuse Tarte Tatin. »
    Le texte de Laetitia Gonzalbes est particulièrement soigné. Rédigé à partir de celui des « Trois sœurs » de Anton Tchekhov, il nous transporte dans la biographie romancée de Stéphanie et Caroline Tatin, entre scènes jouées, dansées, chantées et filmées. Il y a de la malice dans cette énonciation dramatique mêlée à l’espièglerie de l’espérance toujours vive, contant les aléas d’un vie ballotée entre heurts et bonheurs. C’est très bien vu et joliment bien fait.
    L’univers languissant de la quête inlassable et inassouvie d’un ailleurs meilleur des « Trois sœurs » de Tchekhov semble être contrebalancé par celui que l’on imagine emprunté aux « Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy, pétillant de l’insouciance et de la légèreté d’une jeunesse impatiente.
    Les conversations futiles, absurdes parfois, folles presque, piquées d’interrogations sur l’existence, l’affection et l’amour, l’oubli et l’ennui, côtoient des moments plus frivoles et désinvoltes par des chants et des danses qui parsèment le récit théâtral. Un voyage dans la gaité nostalgique de deux vies heureuses empêchées. La tristesse du renoncement chemine avec la joie des moments de plénitude réussie.
    La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est riche et variée, colorée et sensible. Les éclats de scène jaillissant d’allégresse se conjuguent adroitement aux moments resserrés autour des émotions plus intimes et profondes. Le théâtre de mademoiselle Gonzalbes se révèle de spectacle en spectacle de plus en plus recherché, soigné et plaisant.
    Nous nous laissons prendre avec plaisir par les jeux de Roxane Le Texier et Anaïs Yazit, remarquables de profondeur et d’enthousiasme. Elles nous embarquent dans leur sororité sincère et loyale, avec un brio d’interprétation réjouissant et détonant.
    Nous n’oublions pas les autres comédiens, tous excellents, que nous voyons évoluer dans les scènes filmées au restaurant Tatin, parmi lesquels le toujours sémillant Elliot Jenicot, que nous retrouvons avec un vif plaisir, qui compose un savoureux « fou » à la Tchéboutykine de Tchekhov.
    Une interprétation de belle classe que cette distribution conduite avec brio par deux superbes « sœurs Tatin », les merveilleuses Roxane Le Texier et Anaïs Yazit aux talents multiples de comédiennes, chanteuses et danseuses.
    Un spectacle brillant, au texte captivant et à la mise en vie réussie. Un spectacle que je conseille vivement.

    Fermer
    Source
    It Art Bag
    "Gourmand ou non, une pièce à voir sans modération !"

    "Gourmand ou non, une pièce à voir sans modération !"

    Source
    Logo Culture Tops
    Rédaction du texte d’après Tchekhov remarquable (...) Jeu de grande qualité.

    Thème • La pièce est une transposition des Trois sœurs de Tchekov à la vie des deux sœurs Tatin. • Les thèmes, les personnages, les phrases sont entremêlés. Les deux sœurs Tatin, Stéphanie et Caroline, ont perdu leurs parents et rêvent de quitter... Lire plus

    Thème
    • La pièce est une transposition des Trois sœurs de Tchekov à la vie des deux sœurs Tatin.
    • Les thèmes, les personnages, les phrases sont entremêlés. Les deux sœurs Tatin, Stéphanie et Caroline, ont perdu leurs parents et rêvent de quitter l’auberge qu’ils leur ont laissée pour s’installer à Paris et y mener une autre vie. Tantôt Stéphanie est seule après la mort de sa sœur, tantôt elles sont jeunes toutes les deux : elles travaillent, elles font des tartes, elles accueillent les clients, elles philosophent, et la vie passe ainsi, lentement, au milieu des souvenirs, des danses et des chansons. La fameuse tarte Tatin constitue une sorte de sommet qui les projette vers l’avenir.

     

    Points forts
    1)     Ce qui frappe en premier, c’est l’originalité de la démarche. Le texte est appuyé sur celui de Tchekhov, les sœurs Tatin sont deux et non trois comme chez le dramaturge russe, mais comme elles, elles rêvent d’aller à Paris, au lieu de Moscou, elles parlent, elles voient le temps qui passe lentement, elles réfléchissent sur l’amour, la vie et la mort.
    2)     La rédaction du texte d’après Tchekov est remarquable et le jeu des actrices de grande qualité.
    3)     La pièce entremêle du texte, des chansons de l’époque (Le temps des cerises, Plaisir d’amour…), des danses et des videos qui montrent les clients de l’auberge.
    4)     Le temps est marqué symboliquement par Stéphanie dans un grand fauteuil couverte d’un grand châle blanc quand elle a 74 ans, et par les deux sœurs jeunes en robes blanches et jupons de couleur.
    5)     La pièce est pleine de gaieté et en même temps de tristesse, ce qui correspond bien à l’atmosphère des pièces russes de cette époque.
    6)     L’utilisation de la vidéo permet de coller davantage au texte de Tchekhov en introduisant plus de personnages.

    Encore un mot...
    C’est un plaisir de l’esprit qui permet, la première surprise passée, de se mettre au rythme de la campagne russe ou de la province française.

    Une phrase
    « Quand on n’a pas de vraie vie, on vit de mirages. C’est mieux que rien. » [Phrase de Tchekhov dans Oncle Vania, que prononce Stéphanie en l’ouverture de la pièce moderne].
    L'auteur
    • Laetitia Gonzalbes a créé et mis en scène cette pièce d’après  Les Trois Sœurs de Tchekhov.
    • À la fois actrice, metteur en scène, danseuse, modèle, on lui doit une adaptation d’Anna Karénine de Léon Tolstoï et Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde.

    Fermer
    Source
    Un moment suspendu teinté d'une douce mélancolie...

    Anton Tchekhov conte dans Les trois sœurs l'ennui, le temps qui défile dans une ville de province où l'avenir est déjà tout écrit et où il ne se passe rien. Les seules distractions de Macha, Olga et Irina sont les allées et venues des officiers du régiment qui passent dans... Lire plus

    Anton Tchekhov conte dans Les trois sœurs l'ennui, le temps qui défile dans une ville de province où l'avenir est déjà tout écrit et où il ne se passe rien.
    Les seules distractions de Macha, Olga et Irina sont les allées et venues des officiers du régiment qui passent dans leur vie n'apportant que des plaisirs éphémères.

    À travers les confessions de la grande sœur Tatin, désormais âgée et seule, Lætitia Gonzalbes raconte l’histoire du succès de la célèbre tarte aux pommes tout en adaptant la pièce de Tchekhov.
    Au détour de ses souvenirs, assise près du feu de la cheminée qui crépite, Fanny se remémore le temps de sa jeunesse quand, avec sa sœur Caroline, elle tenait le petit Hôtel Tatin à Lamotte-Beuvron.

    Comme Macha, Olga et Irina, Fanny et Caroline rêvent de la vie trépidante de la capitale, fuir leur campagne et échapper à la monotonie du temps immuable.
    Comment vivre, comment trouver sa place quand on est une jeune fille de province de Russie où d'ailleurs...

    Lætitia Gonzalbes intègre des séquences filmées par Mathilde Sereys avec un véritable sens de la caméra, ces intermèdes mettent en perspective Fanny et Caroline dans leur quotidien. Tournées dans le véritable hôtel-restaurant des sœurs Tatin, les séquences ajoutent au charme des costumes de Claire Avias, à la musique de David Enfrein et Tim Aknine et au décor, le tout formant une parfaite harmonie.
    Complices, Roxane Le Texier et Anaïs Yazit oscillent entre mélancolie et légèreté avec une émotion à fleur de peau. Sur les airs de Fréhel, elles chantent, virevoltent, parlent d'amour et d'avenir.
     
    Malicieusement, Lætitia Gonzalbes mêle la profondeur intemporelle du texte de Tchekhov à la fraîcheur des sœurs Tatin qui s'efforcent de trouver un sens à leur destinée. 
    Un moment suspendu teinté d'une douce mélancolie où les larmes et les rires racontent la vie.

    Fermer
    Source
    Lhistoire
    Tchekhov en Sologne !

    TCHEKHOV EN SOLOGNE L’histoire des créatrices de la tarte Tatin, racontée à la façon de Tchekhov Elles sont deux et non trois, les sœur Tatin, Stéphanie, dite Fanny, et Caroline. En 1912, l’aînée, âgée de 74 ans, se souvient : de sa vie dans l’hôtel... Lire plus

    TCHEKHOV EN SOLOGNE
    L’histoire des créatrices de la tarte Tatin, racontée à la façon de Tchekhov
    Elles sont deux et non trois, les sœur Tatin, Stéphanie, dite Fanny, et Caroline. En 1912, l’aînée, âgée de 74 ans, se souvient : de sa vie dans l’hôtel familial à Lamotte-Beuvron, face à la gare ouverte en 1847, de Caroline, « la petite impératrice de Sologne », si différente et complémentaire d’elle, de leurs discussions philosophiques entre le feu de cheminée et les fourneaux, de leurs histoires d’amour réelles et imaginaires, de leur rêve d’ouvrir à Paris un restaurant de renommée mondiale… Caroline est morte tout juste un an avant et la lecture  – anachronique car la pièce n’a pas encore été traduite… – de Tchekhov donne envie à Fanny de retrouver leur complicité ancienne.
    La vie d’une petite ville de province, les habitués et leurs commérages, le retour d’un militaire, l’incendie qui frappa le voisinage, les tablées de chasseurs solognots, la condition féminine au XIXe siècle. Si leur renommée resta locale jusqu’à la mort de Stéphanie, le 14 juillet 1917, c’est le gastronome Curnonsky qui assura leur gloire posthume en présentant à Paris « la tarte des demoiselles Tatin » en 1926.

    Lætitia Gonzalbes a fait le pari de raconter leur vie ordinaire et leur destin extraordinaire avec des mots empruntés à la pièce de Tchekhov, qui résonne bien avec l’ennui provincial et les rêves de jeunes femmes ambitieuses. Des intermèdes chantés, Le Temps des Cerises ou La Rue de Lappe, donnent de la légèreté à une réflexion douce-amère sur le temps qui passe.
    Huguette Meunier

    Fermer
    Source
    Logo Europe1
    J'avais envie, 1 : de manger une Tatin, ça s'est sûr et 2 : de relire tout Tchekhov !

    Lors de l'émission du 26/09 de Laurent Mariotte "La table du dimanche" , Emmanuel Rubin a recommandé le spectacle : - Emmanuel Rubin "À voir, une pièce de théâtre, au Théâtre de la Contrescarpe, c'est dans le 5ème, ça s'appelle" Les Sœurs Tatin" et ça raconte... Lire plus

    Lors de l'émission du 26/09 de Laurent Mariotte "La table du dimanche" , Emmanuel Rubin a recommandé le spectacle :

    - Emmanuel Rubin "À voir, une pièce de théâtre, au Théâtre de la Contrescarpe, c'est dans le 5ème, ça s'appelle" Les Sœurs Tatin" et ça raconte l'histoire des sœurs Tatin, qui vous savez, ont créé la fameuse tarte en se plantant royalement et surtout la pièce est assez géniale parce qu'elle est écrite à la manière de Tchekhov, à la manière des Trois Sœurs de Tchekhov, eh bien je vous jure qu'en sortant de là, j'avais envie, 1 : de manger une Tatin, ça s'est sûr et 2 : de relire tout Tchekhov !
    - Amélie Nothomb " Mais C'est trop génial !"
    - Laurent Mariotte "Eh bien voilà ce sont des nourritures terrestres et spirituelles !"

    Fermer
    Source
    Logo Spectacles Sélection
    Un très joli moment d'émotion, de rires et de tendresse.

    LES SŒURS TATIN, UNE VIE À LA TCHEKHOV, d'après Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov. Adaptation et mise en scène Laetitia Gonzalbes. Avec Roxane Le Texier et Anaïs Yazit.  LA Tarte ! Doit-elle son retournement à une maladresse ? Le mystère va en être enfin... Lire plus

    LES SŒURS TATIN, UNE VIE À LA TCHEKHOV, d'après Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov. Adaptation et mise en scène Laetitia Gonzalbes. Avec Roxane Le Texier et Anaïs Yazit. 
    LA Tarte ! Doit-elle son retournement à une maladresse ? Le mystère va en être enfin dévoilé...
    Caroline, la cadette des demoiselles Tatin, a rendu son tablier la première, et Stéphanie, son aînée, n'a plus que ses souvenirs pour convoquer le fantôme d'une existence enfuie. Au seuil de sa vieillesse, dans son fauteuil, elle évoque la nostalgie de leur vie commune, après le décès de leurs parents qui les a laissées en charge de l'hôtel de Lamotte-Beuvron, qu'elles ont tant rêvé de quitter pour transporter enfin à Paris leurs talents gourmands. Mais la vie en décide autrement. Caroline la primesautière virevolte d'amours passagères en maternités douloureuses. Comme si elle était à peine effleurée par les drames. Faute de succès amoureux, Stéphanie jalouse la séduction de sa sœur, exacerbe ses frustrations, tout en concoctant les délices de sa tarte, entre autres. En filigrane interviennent les épisodes, parfois tragiques, de la vie alentour.
    La noria de ces souvenirs s'assortit de chansons de l'époque que les deux sœurs entonnent en duo, tout en dansant joyeusement auprès des fourneaux. Tandis que sur l'écran de fond de scène se jouent en vidéo les moments rieurs ou contrastés qu'elles partagent avec les fidèles clients.
    L'ombre de Tchekhov plane sur les monologues et les dialogues, on y reconnaît les accents de ses héroïnes, la nostalgie douce-amère des non-dits, des inachèvements, des frustrations remâchées. Le temps inexorable, les rêves mort-nés, les amours inavouées.
    Le jeu des deux comédiennes est subtil, délicat et diversifié. Les voix sont claires, les corps souplement à l'unisson. 
    Un très joli moment d'émotion, de rires et de tendresse.

    Fermer
    Source
    Logo Plumechocolat
    Un délicieux moment !

    En 2019, ne mesurant pas alors réellement à quel point la liberté de sortir était extraordinaire, a fortiori celle de sortir au théâtre, j’avais fait la découverte d’une version aussi surprenante qu’enthousiasmante d’Anna Karenine au Théâtre de la Contrescarpe.... Lire plus

    En 2019, ne mesurant pas alors réellement à quel point la liberté de sortir était extraordinaire, a fortiori celle de sortir au théâtre, j’avais fait la découverte d’une version aussi surprenante qu’enthousiasmante d’Anna Karenine au Théâtre de la Contrescarpe. Une pièce presque prémonitoire qui présentait sous un jour nouveau cette femme confinée s’éprenant d’un – enfin ici d’une – autre que son époux légitime. Laetitia Gonzalbes, qui avait réussi le tour de force de faire ressortir la quintessence de l’œuvre en y mêlant du Maupassant et des poèmes de Jean Fournée, s’est cette fois fixé un défi aussi, voire encore plus fou : raconter l’histoire des deux sœurs Tatin en utilisant les mots des trois sœurs de Tchekhov.

    Confirmant son talent d’écriture et d’adaptation, elle nous entraîne de nouveau dans une histoire d’enfermement et de souhait d’ailleurs : celle de Stéphanie Tatin, qui, au crépuscule de ses jours, relit sa vie et surtout se souvient avec émotion de Caroline, sa petite sœur bien-aimée, qui, malgré les tensions, a toujours été présente à ses côtés pour l’aider à tenir l’hôtel-restaurant hérité par l’aînée de leurs parents. De son fauteuil où elle repose solitaire en sentant la mort approcher, elle fait revivre ces scènes de complicité, de chamailleries, de partage, de joies et d’épreuves qui ont marqué leurs existences.

     

    Mêlant théâtre et cinéma, grâce au talent de Mathilde Sereys et d’excellents comédiens ayant prêté leur enthousiasme et leur talent aux séquences filmées, ce récit de vie et de sororité oscille avec la grâce d’un skieur chevronné sur les pistes entre profondeur et légèreté. Anaïs Yazit incarne une Caroline à la fois candide et pleine d’espoir, rêvant d’amour et de devenir cheffe à la capitale, mais aussi pragmatique et serviable. Et Roxane Le Texier campe une Stéphanie séductrice faussement détachée et indépendante, faisant au mieux pour tenir l’hôtel au jour le jour.

     

    Retraçant l’histoire familiale, témoignant de la vie à Lamotte-Beuvron à la fin du 19ème siècle, parlant du cœur des femmes, et un peu aussi de celui des hommes, les mots de Tchekhov résonnent par leur justesse et leur atemporalité. Les deux comédiennes, dont on perçoit la complicité, les portent avec conviction et enthousiasme, et nous font voyager tant au fil de leur histoire qu’en interprétant des chansons d’antan de leur voix mélodieuse et de leur sourire espiègle. Un délicieux moment, qui permet bien évidemment de découvrir l’histoire de la célèbre tarte aux pommes et donne envie de la déguster aussi sûrement que l’on savoure le spectacle.

    Fermer
    Source
    Logo Froggy's Delight
    Interprétation émérite !

    Comédie librement inspirée d'une œuvre d'Anton Tchekhov, adaptation et mise en scène de Laetitia Gonzalbes, avec Roxane Le Texier et et Anaïs Yazit. Les variations contemporaines des "Trois sœurs" du dramaturge russe Anton Tchekhov, sont nombreuses mais aucune n'a retenu l'approche de Laetitia Gonzalbes... Lire plus

    Comédie librement inspirée d'une œuvre d'Anton Tchekhov, adaptation et mise en scène de Laetitia Gonzalbes, avec Roxane Le Texier et et Anaïs Yazit.


    Les variations contemporaines des "Trois sœurs" du dramaturge russe Anton Tchekhov, sont nombreuses mais aucune n'a retenu l'approche de Laetitia Gonzalbes qui s'est déjà illustrée avec "Anna Karénine", une adaptation libre du roman de Léon Tolstoï, et la fantaisie biographique "Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde".

    En effet, elle procède au télescopage de cet opus emblématique avec la vie fictionnalisée des sœurs Tatin créditées de la "paternité" de la fameuse tarte portant leur patronyme, pour créer une comédie douce-amère placée sous le signe de la réputée mélancolie slave avec une affiche à la fraîcheur surannée d'une couverture de livre de recettes vintage et, à l'avenant le décor ordonné autour d'un fourneau faïencé et d'un fauteuil à bascule.

    Et ce avec une partition en forme de duo et en mode flash-back, l'exorde de la pièce de Tchekhov, le premier anniversaire de la mort du père des trois sœurs étant transposée à la mort de l'une des sœurs qui, au soir de sa vie, se remémore leur vie partagée dans l'hôtel solognot hérité de leurs parents et comme, pour leurs homologues générationnelles russes, leur départ rêvé mais avorté pour la capitale.

    Laetitia Gonzalbes a opté pour une mise en scène allègre, instillée de quelques intermèdes avec des chansons ressortant à la nostalgie d'un autre siècle et d'inserts cinétiques de scènes de groupe filmées par Mathilde Sereys, qui n'exclut pas les scènes d'émotion dans une efficace composition de légèreté et de gravité.

    Pour dispenser, à l'aune d'une grande tendresse sororale, les petites rivalités, inévitables chamailleries et les méditations philosophiques sur l'éphémérité et le sens de la vie, entre l'aînée frivole et dissipée et la cadette sérieuse et travailleuse qui ambitionne de devenir une cuisinière réputée, la distribution s'avère judicieuse.

     

    Et l'interprétation émérite avec respectivement, Roxane Le Texier, gracieuse et pétillante, et Anaïs Yazit, mutine et pétulante, toutes deux officiant avec talent dans une roborative synergie.

    Fermer
    Source
    Une réussite ! Le public est conquis par le talent et la fougue des deux comédiennes !

    En 1912, Stéphanie Tatin nous entraîne dans ses souvenirs, un univers fait de joies, de peines et d’illusions. Stéphanie et sa sœur Caroline n’avaient qu’un seul but: quitter l’hôtel familial de province, où elles avaient pourtant acquit une certaine renommée avec la... Lire plus

    En 1912, Stéphanie Tatin nous entraîne dans ses souvenirs, un univers fait de joies, de peines et d’illusions. Stéphanie et sa sœur Caroline n’avaient qu’un seul but: quitter l’hôtel familial de province, où elles avaient pourtant acquit une certaine renommée avec la création de leur fameuse tarte, pour connaître enfin la vraie célébrité, à Paris.

    Une pièce narrée à travers les mots des « Trois sœurs » de Tchekhov, qui permettent de marier la nostalgie du temps passé à la gaité de ces jeunes femmes dans une charmante pièce, ponctuée de chansons façon Jacques Demy (les parapluies de Cherbourg) dont « Le temps des cerises » !

     

    Le public est conquis par le talent et la fougue des deux comédiennes, Roxane Le Texier et Anais Yazit. Les sœurs Tatin est une pièce écrite par Laetitia Gonzalbes, qui mêle subtilement légèreté, gaîté et grâce, à la gravité du récit d’Anton Tchekhov.
    Une réussite !

    Fermer
    Source
    Joli spectacle ! Une excellente mise en scène !

    C’est la rentrée, et avec elle, arrivent les bonnes surprises théâtrales. C’est le cas des Sœurs Tatin, la dernière pièce de Laetitia Gonzalbes, autrice et metteur en scène de ce joli spectacle, joué jusqu’au 31 novembre au Théâtre de la Contrescarpe. ... Lire plus

    C’est la rentrée, et avec elle, arrivent les bonnes surprises théâtrales. C’est le cas des Sœurs Tatin, la dernière pièce de Laetitia Gonzalbes, autrice et metteur en scène de ce joli spectacle, joué jusqu’au 31 novembre au Théâtre de la Contrescarpe. 
    Dans une ambiance de comédie musicale (forte influence non dissimulée de Jacques Demy et de ses Demoiselles de Rochefort), nous faisons la connaissance de Stéphanie Tatin, 74 ans. Nous sommes en 1912. Assise dans son rocking chair, elle se laisse aller à repenser à ses souvenirs de jeunesse, l’Hôtel familial où elle travaillait, les clients qu’elle y croisait… et sa sœur, Caroline, partie l’année précédente… 

     

    Dans une excellente mise en scène, Laetitia Gonzalbes (Anna Karénine, Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde) nous plonge successivement dans le présent nostalgique de Stéphanie, dans son enfance et sa jeunesse alors qu’elle se chamaillait avec sa sœur, sans oublier le jour où elles ont créé la tarte Tatin, qui est présente dans bon nombre de restaurants ! On passe facilement du rire aux larmes de voir la séparation déchirante de ces deux sœurs qui s’aiment tellement.


    Entre gravité et légèreté, la création de ce divin dessert est un prétexte parfait pour nous permettre de faire connaissance avec ces deux sœurs qui, même un siècle plus tard, ravissent toujours nos papilles ! 

    Fermer
    Source
    Sorties à Paris logo
    Deux comédiennes éblouissantes ! Une soirée légère, tendre et qui fleure bon la romance d'une époque.

    En prenant date pour voir cette pièce, je n'avais pas fait attention que c'était aujourd'hui la première représentation.   Je ne me suis déterminé qu'en découvrant que c'était un nouveau spectacle de Laetitia GONZALBES, dont j'ai applaudi tant d'affiches talentueuses.   La... Lire plus

    En prenant date pour voir cette pièce, je n'avais pas fait attention que c'était aujourd'hui la première représentation.
     
    Je ne me suis déterminé qu'en découvrant que c'était un nouveau spectacle de Laetitia GONZALBES, dont j'ai applaudi tant d'affiches talentueuses.
     
    La "vraie" histoire des sœurs Tatin, très éloignée de celle qui a fait leur légende.
     
    Laetitia GONZALBES leur a donné vie en adaptant "Les Trois Sœurs" de Tchekhov.
     
    C'est une façon de bio-pic imaginaire, qui se transforme en comédie musicale et même en film.
     
    Je regrette de ne pouvoir citer ceux que l'on voit dans les intermèdes vidéo.
    Il y a notamment, un comédien à retenir qui nous raconte la mort d'un homme après avoir mangé 40 crêpes... "Peut-être 50, je ne me souviens plus."
     
    J'aurais aimé pouvoir citer son nom, comme celui des autres.
     
    En voyant un four sur scène, j'ai été déçu qu'il ne soit pas utilisé pour faire une tarte pendant le spectacle.
     
    J'ai vu ça une fois au Théâtre des Mathurins, et je me souviens encore du parfum de cette tarte aux pommes répandue dans le théâtre...
     
    Deux comédiennes éblouissantes qui jouent et chantent.
      
    C'est donc toute l'histoire de cette "tarte", dont Octave VAUDABLE, propriétaire de Maxim's, donnera une renommée internationale.
     
    Une soirée légère, tendre et qui fleure bon la romance d'une époque.
     

    Fermer
    Source
    L’ensemble est acidulé, gai, un vrai bonbon.

    Les Sœurs Tatin à La Contrescarpe : librement inspirée des Trois Soeurs, sous prétexte de conter l’histoire de la tarte éponyme, u n beau spectacle avec un zeste de comédie musicale, dont on sort avec le moral au zénith et l’envie de vivre chevillée au corps. Sur la... Lire plus

    Les Sœurs Tatin à La Contrescarpe : librement inspirée des Trois Soeurs, sous prétexte de conter l’histoire de la tarte éponyme, un beau spectacle avec un zeste de comédie musicale, dont on sort avec le moral au zénith et l’envie de vivre chevillée au corps.

    Sur la scène, un carrelage en damier, un rocking chair, une cuisinière en fonte, de ces modèles massifs qu’on utilisait pour nourrir une collectivité. Voilà une vieille femme qui entre en chancelant, s’assied. Quand on n’a pas une vraie vie, on vit de mirages. C’est Stéphanie Tatin, qui pleure sa soeur Caroline, elle est morte il y a un an. Elle pleure sa sœur, et la fait revivre, à travers ses souvenirs, pour nous.

    Avec elles, on revit des moments de leur existence, leurs discussions, leurs amours. Avec elles, on s’interroge sur le sens de la vie, sur les raisons pour lesquelles on court après un amour qui nous fera souffrir, sur l’importance de travailler. On croise leurs amoureux. On ratiocine sur la différence entre souvenir, réminiscence et souvenir. On les voit rêver de Paris, et rester à Lamotte-Beuvron. Cuisiner une tarte pour les concitoyens qu’elles hébergent après un incendie.

    Mais surtout on les voit vivre, rire, pleurer, chanter, danser. Parce que si la vie est lourde, il faut vivre, vivre à fond, avant que le temps où les choses s’éclairent ne s’approche.
    Après Anna Karénine et Je m’appelle Erick Satie comme tout le monde, Laetitia Gonzalbes s’est (très librement) inspiré des Trois Sœurs de Tchekhov pour créer un spectacle acidulé où le plaisir de vivre prend le pas sur le reste. On y trouve la profondeur de l’âme russe et la légèreté de Demy (un peu de Parapluies, un zeste de cake).

    J’ai savouré la pièce, comme on savoure son aliment doudou. Les Sœurs Tatin est une pièce qui fait du bien, qui remonte le moral. Je bougonnerais bien contre les séquences filmées qui cassent le rythme, même là il y a de l’amitié, du plaisir partagé. L’ensemble est acidulé, gai, un vrai bonbon.
    J’ai retrouvé avec plaisir Anaïs Yazit, découvert la voix de Roxane Le Texier, apprécié leur plaisir à chanter et danser ensemble les séquences qui emmènent la pièce vers la comédie musicale.
    Les Sœurs Tatin se jouent à 19h00, elles vous permettront de passer ensuite une excellente soirée, vous aurez le moral au zénith et l’envie de vivre chevillée au corps.
    Et l’histoire de la tarte Tatin ? allez voir la pièce 

    Fermer
    Source
    Réduire la liste
    Afficher tous

    Laissez un avis sur LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Votre prénom sera affiché à côté de votre commentaire

    Jamais affiché, jamais partagé !

    Votre évaluation :

    Les avis des spectateurs sur LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Marie
    Marie - membre depuis 69  mois 5

    Un pur bonheur , deux comédiennes formidables , émouvantes et pleines d’énergie ... un joli texte tres bien interprété , on ne peut que souhaiter une salle bien remplie pour venir applaudir ces soeurs Tatin et même si vous ne dégusterez pas leur célèbre tarte vous vous régalerez j’en suis sure...

    1 0

    Calendrier et tarifs - LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

  • octobre
  • Lu
  • Ma
  • Me
  • Je
  • Ve
  • Sa
  • Di
  •  
  •  
  •  
  •  
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
  • 11
  • 12
  • 13
  • 14
  • 15
  • 16
  • 17
  • 18
  • 19
  • 20
  • 21
  • 22 19:00
  • 23 18:30
  • 24 18:30
  • 25
  • 26
  • 27 19:00
  • 28 19:00
  • 29 19:00
  • 30 18:30
  • 31 18:30
  • Tarifs
    • Promotion
    • Dernière minute
    • Plein tarif
    • Abonné 16 € abonnés du théâtre
    • Plein 32 €
    • Réduit 22 € à partir de deux places achetées
    • Etudiant 22 €
    • Jeune -26 ans 10 € tarif au guichet uniquement et dans la limite des places disponibles
    • Chômeur 22 €

    À l’affiche dans ce théâtre

    Les autres pièces du même genre

    Ceux qui ont consulté le spectacle LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov ont aussi consulté