• Les théâtres à Paris

    Théâtre de la Contrescarpe 

    Salle ouverte
    Chères spectatrices, chers spectateurs,

    Votre sécurité et celle de notre personnel restent notre priorité !

    Le port du masque reste OBLIGATOIRE durant tout votre temps de présence, y compris pendant les représentations.

    Voici nos mesures sanitaires complémentaires :
    • Nous désinfectons les rampes et les poignées avant et après chaque représentation, en plus d’une désinfection quotidienne de la salle par une entreprise de ménage spécialisée.
    • Nous aérons et renouvelons l’air de la salle entre deux spectacles.
    • Nous mettons à votre disposition du gel hydroalcoolique à l’entrée et sur les paliers.
    • Nous organisons la circulation au sein du théâtre afin de limiter les contacts.

    Merci d’avance de nous aider à assurer votre confort et votre sécurité :
    • Réservez et réglez vos places à l’avance si possible sur notre site internet ou par téléphone en VAD.
    • Évitez le maniement d’espèces et privilégiez le paiement sans contact.
    • Arrivez tôt, pour que le spectacle démarre à l’heure.
    • LE PORT DU MASQUE EST OBLIGATOIRE durant tout votre temps de présence, y compris pendant les représentations.
    N’oubliez pas de venir avec votre masque !
    • Respectez les indications de notre personnel pour vous placer et quitter la salle.

    5 rue Blainville 75005 Paris

    T : 01 42 01 81 88

    Directrice Artistique : Maud MAZUR

    Directeur : Dominique GOSSET

    Inscrit dans un environnement vivant, intellectuel, chargé d’histoire, à deux pas du Panthéon, du Jardin du Luxembourg, de la Sorbonne,… le Théâtre de la Contrescarpe met à l’honneur le théâtre contemporain (historique, philosophique, sociétal, jeune public…), avec une sélection exigeante de spectacles tous publics !

     

    Le Théâtre de la Contrescarpe abrite et participe également à la création d’œuvres théâtrales inédites. 

     

    L’intimité avec le public et l’acoustique sont particulièrement appréciées, en théâtre, mais aussi lors des spectacles musicaux et concerts ! Musique baroque, concerts internationaux de guitare Fingerstyle, artistes Pop/Rock,… ont déjà choisi le Théâtre de la Contrescarpe pour des représentations exclusives : Imany, Oldelaf, Ben Mazué, Austin Brown… !

     

    Le Théâtre de la Contrescarpe, écrin rouge et noir de 110 places, se niche dans une petite rue pittoresque du quartier mythique du Quartier Latin et de la rue Mouffetard.

    A l'affiche au Théâtre de la Contrescarpe

    La presse parle du Théâtre de la Contrescarpe

    Logo Figaro Madame

    FAUSSE NOTE

    Un tête-à-tête fiévreux se met en place dans cette pièce à suspense...

    France Culture

    FAUSSE NOTE

    Sans fausse note !

    Logo Paris Match

    FAUSSE NOTE

    La salle, captée, vit le suspens et les retournements. C’est bouleversant. Et jouissif.

    Logo France Inter

    FAUSSE NOTE

    Un vrai thriller (…). À chaque phrase, on se dit qu’est-ce qui va se passer ?

    Logo BFM

    FAUSSE NOTE

    L’intrigue est excellente, rondement menée.

    Logo Théâtral magazine

    FAUSSE NOTE

    Intéressant, intense, fiévreux, mis en scène avec rigueur et exigence.

    logo Le Dauphine

    FAUSSE NOTE

    On ne ressort pas indemne de ce spectacle.

    FAUSSE NOTE

    Un face à face saisissant.

    FAUSSE NOTE

    Un thriller haletant.

    Logo-Critikator

    FAUSSE NOTE

    Un formidable jeu de piste qui mérite un 10 sur 10.

    Logo Paris Match

    FAUSSE NOTE

    Du grand art !

    Logo Toute la culture

    FAUSSE NOTE

    Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante !

    « Fausse note » : un thriller haletant au théâtre de la Contrescarpe Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante digne d’Harold Pinter.   Didier Caron, qui nous a habitués aux comédies jusqu’alors, nous surprend ici avec ce... Lire plus

    « Fausse note » : un thriller haletant au théâtre de la Contrescarpe

    Un duel aussi fascinant que délétère, à l’intrigue puissante digne d’Harold Pinter.
     
    Didier Caron, qui nous a habitués aux comédies jusqu’alors, nous surprend ici avec ce drame psychologique mené tambour battant.
     
    Hans Peter Miller (Pierre Azéma), illustre Chef d’orchestre du Philharmonique de Genève, de renommée internationale, rentre dans sa loge exaspéré à la fin d’un concert car les musiciens étaient médiocres.  Il a pour ambition de rentrer chez lui et de retrouver sa femme pour dîner mais c’est sans compter sur l’apparition d’un admirateur obséquieux et insistant qui tient absolument à féliciter le Maître. 
     
    Nous sommes en 1989, peu après la chute du mur de Berlin. Le visiteur dit s’appeler Léon Dinkel (Pierre Deny), venu spécialement de Belgique et demande une photo dédicacée : il promet une « soirée inoubliable ».
     
    Partant d’une scène a priori anodine, on se retrouve progressivement happé dans un huis clos machiavélique. L’intensité dramatique monte crescendo et les deux personnages se dévoilent à tour de rôle. 
     
    Dinkel semble connaître tous les détails de la vie du chef d’orchestre et lui offre un cadeau qui va le faire replonger dans un passé enfoui. Qui est ce visiteur oppressant? Quel est l’objet de sa visite? Que cherche-t-il? Pourquoi s’acharne-t-il sur Peter Miller et que va-t-il en ressortir?
    C’est brillant, bien mené avec des retournements de situation ingénieux sur fond de musique classique. «Si tu veux savoir où habite Dieu, écoute Mozart»

    Les rapports de force vont s’inverser et les coups de théâtre se succéder.  Après avoir vu cette pièce, vous n’écouterez plus une petite musique de nuit comme avant… Ce spectacle nous parle de musique classique, de pères et de leurs fils, de vengeance et de pardon mais aussi du devoir de mémoire et de la responsabilité de nos choix et de nos actes.
     
    Vous n’en ressortirez pas indemne, on vous aura prévenus.

     

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    FAUSSE NOTE

    Une pièce d’une grande intensité, interprétée avec brio !

    Le Théâtre de la Contrescarpe propose souvent une programmation à la fois originale et éclectique, avec une exigence de qualité forte, ce que confirme la reprise de Fausse Note, pièce de Didier Caron créée en 2017 au Théâtre Michel (qu’il dirigeait alors avant de le... Lire plus

    Le Théâtre de la Contrescarpe propose souvent une programmation à la fois originale et éclectique, avec une exigence de qualité forte, ce que confirme la reprise de Fausse Note, pièce de Didier Caron créée en 2017 au Théâtre Michel (qu’il dirigeait alors avant de le vendre en 2018, mais passons sur la biographie de l’auteur qui n’est pas le réel sujet de cette chronique). Forte de son succès sans hiatus musical, le spectacle se joue donc avec une nouvelle distribution, à savoir Pierre Azéma dans le rôle du chef d’orchestre de renommée mondiale H.P. Miller et Pierre Deny dans celui de son mystérieux admirateur Léon Dinkel. Soit 2 pierres angulaires pour porter ce duel au sommet avec la force de véritables rocs (oui, mon humour du dimanche soir est discutable, j’en conviens).

    La scène se déroule donc à huis clos dans la loge de H.P. Miller, sortant de concert furieux contre ses musiciens ne s’étant pas montrés à la hauteur de sa très forte exigence. Pressé de rentrer chez lui retrouver sa femme, il va recevoir la visite inattendue d’un homme qu’il ne connaît pas. Lequel se montre d’abord très affable, lui demandant un simple autographe, avant de revenir quelques minutes plus tard, toujours très souriant, pour obtenir également qu’il pose sur une photo. L’on devine rapidement, qu’a l’instar d’un célèbre inspecteur, Léon Dinkel et son imperméable ne vont pas s’en tenir à ces deux petites incursions en loge et que l’homme a encore un certain nombre de questions et/ou de révélations à faire sur les vraies raisons de sa présence.

    S’ensuit un face à face réellement haletant, d’où surgiront, l’on s’en doute, des vérités enfouies. Mais où l’on verra surtout la maestria des 2 hommes dans l’art de mener autrui à la baguette. Et à chaque retournement de situation, de nouvelles surprises surviendront, sans que l’on ne parvienne à anticiper qui sortira vainqueur, à la fois de l’autre et de ses propres démons. Une pièce d’une grande intensité, interprétée avec brio, et dont personne ne sort totalement indemne, et surtout pas le public. Un grand moment de théâtre pour finir votre journée sur une note juste et poignante.

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    FAUSSE NOTE

    Une interprétation magistrale !

    Pour sa première incursion dans le registre dramatique, Didier Caron, auteur de comédies à succès, ne choisit pas la facilité avec l'opus "Fausse note" conçu comme un face-à-face sous haute tension qui ne ressort pas au théâtre de conversation mais au drame. Sur fond de... Lire plus

    Pour sa première incursion dans le registre dramatique, Didier Caron, auteur de comédies à succès, ne choisit pas la facilité avec l'opus "Fausse note" conçu comme un face-à-face sous haute tension qui ne ressort pas au théâtre de conversation mais au drame.

    Sur fond de résurgence du passé, ce drame en un huis-clos tragique est délivré comme un thriller autour de la dialectique du bourreau et de la victime et des dualismes y afférant telles vengeance ou pardon, résilience ou ressassement, responsabilité ou culpabilité, oubli ou déni, mettant les concepts moraux à l'épreuve de la réalité sensible.

    Respectant la règle classique des trois unités et bien menée en termes de de cohérence fictionnelle et de gestion du suspense, la partition met en présence deux personnages douloureux, douleur de chaque instant pour l'un, par bouffée traumatique pour l'autre.

    Tout commence mezzo-voce avec, à l'issue d'un concert, un admirateur mélomane, dont le comportement singulièrement insistant va revêtir une inquiétante étrangeté, qui s'incruste dans la loge d'un chef d’orchestre de renommée internationale et se révèle investigateur, procureur et juge à titre personnel en quête d'une révélation qui va se décliner de crescendo en confrontation violente.

    Dans la mise en scène sobre de Didier Caron et Christophe Luthringer, deux comédiens au talent et à la puissance expressive comparables s'affrontent avec une intense présence physique et un jeu incarné.

    Pierre Deny campe le visiteur apparemment inoffensif qui, une fois sa proie ferrée, ne la lâchera pas même si sa démarche court à leur perte commune et Pierre Azéma s'avère magistral en personnalité publique obséquieuse dont la superbe se délite au fil des preuves rapportées.

    Une interprétation magistrale pour un époustouflant pas de deux mortifère.

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    FAUSSE NOTE

    Un grand moment de théâtre, profond, sensible et nécessaire !

    Le rideau se lève sur la loge du chef d'orchestre H. P. Miller, nommé à la tête du philharmonique de Berlin pour remplacer le grand Herbert Von Karajan. Avec fracas, Léon Dinkel entre dans la loge à la fin du concert donné à Genève. Grand admirateur du chef d'orchestre, il s'impose... Lire plus

    Le rideau se lève sur la loge du chef d'orchestre H. P. Miller, nommé à la tête du philharmonique de Berlin pour remplacer le grand Herbert Von Karajan.
    Avec fracas, Léon Dinkel entre dans la loge à la fin du concert donné à Genève. Grand admirateur du chef d'orchestre, il s'impose avec insistance.
    Son admiration devient rapidement oppressante, ne serait-elle qu'un prétexte ?
    Mais pourquoi ?

    La tension monte crescendo dans la loge du chef d'orchestre.
    Dans un suspens haletant, les questions se bousculent. Que veut cet homme ? Est-il vraiment qu'un simple admirateur ?

    Didier Caron construit un huis clos angoissant qui tient le spectateur en halène jusqu'aux dernières répliques.
    La rencontre de ces deux hommes qui n'arriveront pas à accorder leurs violons touche par la profondeur du propos.

    Le passé et le présent se confrontent sur fond de notes de musique qui illuminent l’indicible.
    Didier Caron donne un visage humain à L'Histoire et joue sur les accords et désaccords de jeunes hommes qui se sont construit sur des blessures.

    Pierre Azéma et Pierre Deny interprètent sans fausse note une partition qui mêle l'intime à la grande histoire.
    Un grand moment de théâtre, profond, sensible et nécessaire !

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    FAUSSE NOTE

    MAESTROSO. « Fausse note » est un spectacle remarquable.

    « FAUSSE NOTE » : MAESTROSO CRITIQUE. « Fausse note », écrit par Didier Caron, mis en scène par Didier Caron et Christophe Luthringer, assistés par Bénédicte Bailby, avec Pierre Deny et Pierre Azema. Au théâtre de la Contrescarpe du mercredi au samedi à 21h... Lire plus

    « FAUSSE NOTE » : MAESTROSO

    CRITIQUE. « Fausse note », écrit par Didier Caron, mis en scène par Didier Caron et Christophe Luthringer, assistés par Bénédicte Bailby, avec Pierre Deny et Pierre Azema. Au théâtre de la Contrescarpe du mercredi au samedi à 21h jusqu’au 4 janvier 2020.

    « Fausse note » est un spectacle remarquable. Didier Caron et Christophe Luthringer ont trouvé ce point de bascule indéfinissable, qui place une œuvre à l’endroit juste, où l’émotion, le rythme, le texte, le jeu et l’espace scénique se rencontrent exactement, et fusionnent par un phénomène de l’ordre de l’attraction, de la gravité, voire de la nécessité.

    C’est un travail d’horloger : le dispositif est si parfaitement pensé que le mécanisme théâtral, qu’on prête souvent au mystère, s’enclenche, et pas seulement par magie. Didier Caron entendait proposer une « nouvelle version, plus poignante, plus juste, exactement ce que je cherchais et que je n’avais pas encore trouvé. » Qu’on ait ou non assisté à cette progression dans le processus de création, on assiste à la Contrescarpe à un accomplissement, au sens glorieux non plus de l’éclosion, mais de la maturité.

    « Fausse note » propose une synthèse impeccable des dispositifs théâtraux, sans prétention, sans provocation, sans exagération des formes. Moderne sans verser à outrance dans la contemporanéité, sorte d’œuvre « semi-bourgeoise » à mi-chemin entre le divertissement et une démarche esthétique populaire au sens anobli par Vilar et Barthes, la pièce ne boude aucun des plaisirs d’aucun des publics. C’est un petit exploit.

    J’ai rapidement lâché mon calepin et mon crayon, et, chose rare, je n’ai plus vu des acteurs jouer, j’ai cessé d’adhérer à un décor, d’épier les astuces scénographiques, d’apprécier les effets lumineux, et j’ai passé un de ces moments de gaieté théâtrale à me laisser surprendre et embarquer, séduite et confiante. La dramaturgie repose sur l’effet de surprise, le rebondissement, et le suspense. C’est pourquoi il faut éviter d’être un spectateur averti.

    Le rythme, crescendo, n’essouffle ni les comédiens, ni le texte, ni un public haletant et avide. La tension est sensible, parfaitement entretenue par Pierre Deny et Pierre Azema. Ils forment un duo qui doit tenir d’une complicité plus que professionnelle. Les passes d’arme oratoires sont comme chorégraphiées : « Fausse note » est de ces textes pensés comme des partitions, qui jouissent de cette force musicale qui sous-tend l’élan dramaturgique en lui prêtant la balance des andante et des allegro, et en garantissant la mélodie des dissonances.

    Se rendre à la Contrescarpe à 21h un jeudi, vendredi, samedi ou dimanche à 16h30 c’est l’occasion de vous offrir, pendant une heure et demie, le confort bien rare du lâcher prise. Il n’y a pas la moindre raison de résister aux invitations de Didier Caron, Christophe Luthringer et de leurs deux Pierre de comédiens. Laissez-vous porter.

    C’est même l’occasion, et c’est moi qui vous y invite, d’emmener cette personne de votre entourage qui résiste encore au genre théâtral ; qui en a un souvenir scolaire douloureux ; qui en a une idée à la fois trop classieuse et trop artificielle. « Fausse note » est une création populaire, accessible, simple et qui fait de la sobriété de sa mise en scène un parti pris d’élégance -ce qui n’est l’apanage ni de l’érudition, ni de la complexité, ni d’aucune forme d’élitisme. Bien au contraire.

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    FAUSSE NOTE

    Un pur régal théâtral !

    Cette semaine, je vous parle de la pièce de théâtre « Fausse note », écrite par Didier Caron, mise en scène par ce dernier et Christophe Luthringer, et interprétée par Pierre Azéma et Pierre Deny, au Théâtre de la... Lire plus

    Cette semaine, je vous parle de la pièce de théâtre « Fausse note », écrite par Didier Caron, mise en scène par ce dernier et Christophe Luthringer, et interprétée par Pierre Azéma et Pierre Deny, au Théâtre de la Contrescarpe(Paris 5e).
     
    À la fin d’un de ses concerts, le chef d’orchestre renommé H. P. Miller reçoit la visite d’un de ses admirateurs, Léon Dinkel. D’abord fan un brin envahissant, il devient l’homme omniscient inquiétant.
     
    En toute honnêteté : Je me rendais à cette représentation à reculons car j’ai quelques difficultés avec les pièces d’époque. Je redoute le côté poussiéreux qu’elles peuvent dégager. Mais ici, l’idée de voir Pierre Deny sur scène avait attisé ma curiosité.
    Dès les premières secondes, avec l’arrivée de Pierre Azéma sur scène interprétant ce chef d’orchestre qui en impose, toutes mes craintes se sont envolées comme par magie. Et les 90 minutes qui ont suivi n’ont jamais cessé d’être un pur régal théâtral !
    La mise en scène de Didier Caron et Christophe Luthringer est totalement fluide et va droit au but. Le rythme installé est soutenu mais n’enferme pas les comédiens dans une mécanique redondante. Elle met en valeur les comédiens et le texte tout en mettant l’être humain au centre de ce spectacle.
     
    Si Didier Caron traite d’une époque à la cruauté innommable, sa plume n’est jamais lourde ou moralisatrice. Au contraire, elle est minutieusement dosée pour rester accessible et limpide. Allez, n’ayons pas peur des mots, le texte de Didier Caron est tout bonnement génial, parsemé de pépites çà et là pour nourrir nos réflexions personnelles.
     
    Je vais faire quelque chose de très rare sur le blog en détaillant la distribution, mais comment ne pas en parler ?!
    Pierre Azéma interprète donc ce chef d’orchestre à la renommée internationale, H. P. Miller. Cet homme respecté n’a plus rien à prouver à personne, il est magistral, son charisme est au zénith. Mais au fur et à mesure que l’intrigue avance, Pierre Azéma nous livre un homme inquiet, fragile et désarçonné.
    Pierre Deny incarne ce mélomane belge un peu lourd, Léon Dinkel. D’abord terriblement drôle, notamment dans sa maladresse volontaire, le voile de mystère qu’il installe progressivement le fait basculer dans un registre inquiétant, même dérangeant.
    Ce duo d’acteurs nous donne une belle leçon de théâtre avec cette performance. Leur jeu m’a touchée en plein cœur par la précision de leurs intentions, l’interprétation authentique de chaque mot et geste, et encore plus par leur humanité.
    Leurs partitions se complètent à merveille. Ils créent dans ce face à face un équilibre d’une telle harmonie que la tension qui en nait est palpable pour le spectateur.
    Je ne peux que vous conseiller cette pièce remplie d’émotions et de justesse, « Fausse note », qui a été pour moi un total coup de cœur !
    Pour l’anecdote, en sortant du Théâtre de la Contrescarpe, je me suis fait la réflexion que c’était pour des moments de théâtre comme ceux-ci que j’avais créé le blog.

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    FAUSSE NOTE

    La pièce remue des principes universels tout en déclinant une histoire palpitante.

    Fausse Note "Au bout de la baguette, la vérité éclatera toujours" Et si le génie adulé par le public était en réalité un monstre ? On trouve parfois charmante une personne dont on ne connait ni toutes les facettes ni la biographie. C'est cet amer constat que fait Didier Caron, l'auteur de... Lire plus

    Fausse Note
    "Au bout de la baguette, la vérité éclatera toujours"
    Et si le génie adulé par le public était en réalité un monstre ? On trouve parfois charmante une personne dont on ne connait ni toutes les facettes ni la biographie. C'est cet amer constat que fait Didier Caron, l'auteur de "Fausse note" qui met en scène un chef d'orchestre au double visage.
    Ce spectacle parle à tout le monde car il pose la question du libre-arbitre. Faut-il obéir à tous les ordres ? Où s'arrête la loyauté et où commence le libre-arbitre ? Il serait illusoire de penser que seule une grande guerre nous met face à nos responsabilités. Il arrive que le quotidien, l'univers de l'entreprise ou les débats politiques nous obligent à assumer nos choix et cette pièce nous interroge sur nos capacités à dire non. Loin de se réduire à une dialectique philosophique, elle dégage une émotion extraordinaire en faisant cheminer le public à force d'énigmes.

    Dans une pièce qui va crescendo, le face-à-face entre deux comédiens fabuleux Pierre Deny et Pierre Azéma est aéré par l'apport de musiques en accord avec le dialogue, d'abord cordial, puis plein de tensions.
    Et il faut un sens certain du paradoxe pour parvenir à envisager la dualité du maestro : celui qui fait jaillir des étincelles en jouant du Mozart et transcende les partitions n'est peut-être pas celui que l'on croit ! La barbarie est-elle soluble dans le passé ? À l'heure où la transparence s'impose partout, il devient délicat de cacher ses secrets, fût-ce au nom de sa carrière.
    Obligé de se débarrasser peu à peu de ses oripeaux de diva de la musique, le dominant devient le dominé et le jeu de balancier continue à tour de rôle jusqu'à ce que la vérité éclate.
    Connu pour le succès de ses comédies "Charité bien ordonnée" au Splendid ou "Un vrai bonheur ", Didier Caron, propriétaire pendant 10 ans du théâtre Michel, démontre qu'il maîtrise aussi parfaitement les rouages du genre dramatique. Prompts à détecter les réussites, des théâtres de Moscou, Saint-Pétersbourg jouent déjà la pièce car elle remue des principes universels tout en déclinant une histoire palpitante.

    Et pour ceux qui l'ont vue au théâtre Michel, qu'ils retournent la voir avec la distribution actuelle, dans cette mise en scène épurée qui a été revisitée, elle a en effet un impact phénoménal avec cette dramaturgie qui s'intensifie et deux acteurs qui incarnent de plus en plus physiquement leur personnage au fur et à mesure des séquences. Le secret était bien gardé pendant la vie du chef d'orchestre mais un autre secret doit être éventé : "Fausse note" est la pièce qu'il faut aller voir de toute urgence !

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    FAUSSE NOTE

    Une vraie pépite théâtrale

    Par Jean-Luc Jeener Fausse note: une vraie pépite théâtrale CRITIQUE - Au Théâtre de la Contrescarpe, Didier Caron orchestre un huis clos magnifique d’intensité et de précision. Tout près de la place de la Contrescarpe, il est un petit théâtre naguère... Lire plus

    Par Jean-Luc Jeener

    Fausse note: une vraie pépite théâtrale
    CRITIQUE - Au Théâtre de la Contrescarpe, Didier Caron orchestre un huis clos magnifique d’intensité et de précision.


    Tout près de la place de la Contrescarpe, il est un petit théâtre naguère réservé à la gaudriole et qui a été repris en main par une directrice qui pense visiblement que l’art dramatique peut avoir une autre mission que le simple divertissement. Une production ambitieuse dans un petit théâtre est chose assez rare pour le signaler.

    Pour l’heure, s’y joue une espèce de pépite qu’il serait dommage de rater. L’auteur, Didier Caron, est l’ancien directeur du Théâtre Michel. Un homme qui a repris sa liberté et qui peut se consacrer enfin à ce qu’il aime sans souci de rentabilité immédiate.


    Le sujet de la pièce est, pour le moins, délicat. À la fin de l’un de ses concerts dont il est sorti avec l’envie de tuer tous ses musiciens, le chef d’orchestre international Miller est importuné par un spectateur exagérément admiratif. L’homme s’incruste. Et on comprend très vite qu’il n’est pas seulement venu pour faire signer des autographes… C’est d’ailleurs un peu la limite de la pièce de Didier Caron. Il faudrait, en effet, être bien inattentif pour ne pas comprendre très vite ce qui va advenir. Mais c’est aussi sa réussite: on est, en quelque sorte, surpris par ce qu’on attend, ce qui, d’une certaine façon, est le comble du suspense.


    Il ne serait néanmoins pas très gentil pour les spectateurs d’en dire plus… Si Didier Caron assure la mise en scène de sa pièce, il s’est fait accompagner d’un compère en théâtre, Christophe Luthringer, qui est un homme de grand talent. Qui a fait quoi? Mystère. Mais si on excepte une porte symbolique, inutile et idiote, qui met une note de distance dans un spectacle parfaitement réaliste, le travail et la direction d’acteurs frisent la perfection.

    De la belle ouvrage
    Les deux comédiens, en effet, sont très justes et très impressionnants. Pierre Azéma d’abord dans le rôle du chef d’orchestre. Même si on peut lui reprocher un tout début un peu hésitant, il devient très vite excellent. Parfait aussi est Pierre Deny. Dans le huis clos de l’affrontement et sur le petit plateau du Théâtre de la Contrescarpe, ils sont magnifiques d’intensité et de précision et formidablement complices. C’est, comme on dit, de la belle ouvrage.

    Ce spectacle montre une fois de plus qu’il suffit de pas grand-chose, au théâtre, pour rendre pleinement heureux les spectateurs. Un texte fort, une unité de temps, de lieu, d’action, un bon directeur d’acteurs et deux excellents comédiens. Dans ce petit théâtre, la salle était pleine et les spectateurs, applaudissant à tout rompre, semblaient ne pas vouloir s’en aller. Pas de doute, c’est une vraie pépite qui nous est offerte! Et dans un quartier de Paris où les théâtres ne sont pas monnaie courante.

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    FAUSSE NOTE

    Un huis-clos magistral sans artifice

    Fausse Note : petits secrets entre monstres 1989. Philharmonie de Genève. A l’issue d’un concert, le chef d’orchestre H.P. Miller est importuné dans sa loge par Léon Dinkel, un spectateur aussi admiratif qu’envahissant. Plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient... Lire plus

    Fausse Note : petits secrets entre monstres
    1989. Philharmonie de Genève. A l’issue d’un concert, le chef d’orchestre H.P. Miller est importuné dans sa loge par Léon Dinkel, un spectateur aussi admiratif qu’envahissant. Plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient oppressant. Il connaît tout de la vie du maestro, dans les moindres détails. Comment est-ce possible ? Qui est t-il vraiment ? Quelle est en fait la véritable raison de sa visite ? Le mystère s’épaissit jusqu’à ce que Dinkel dévoile un objet du passé…

    En 2017, Didier Caron monte pour la première fois « Fausse Note » au Théâtre Michel. Le duo Dinkel-Miller est interprété respectivement par Christophe Malavoy et Tom Novembre. Le succès est au rendez-vous, mais l’auteur et co-metteur en scène n’est pas entièrement satisfait du résultat. La pièce est jouée à l’étranger, Didier Caron assiste à plusieurs de ces représentations. Dans les mains d’autres metteurs en scène, il en déduit vite être passé complètement à côté de sa propre création.
    Didier Caron avoue sans détour, s’être fait « bouffer » par la scène du Théâtre Michel. Sa première version de « Fausse Note » était trop maniérée, pas assez focalisée sur le duel psychologique entre Dinkel-Miller. Un reboot s’imposait. Nouveau casting, nouveau théâtre pour cette v.2 qui doit privilégier l’immersion et la sobriété. Avec ce postulat, il y avait de quoi craindre que la pièce soit une œuvre maudite : Caron l’auteur, éternel insatisfait du Caron metteur en scène. Le résultat est tout autre, un retour aux sources d’un théâtre vrai. Un huis-clos magistral sans artifice.

    Une Fausse Note sublime
    A la seconde où Miller entre dans la salle d’un pas ferme, insatisfait de la prestation de son orchestre. On est happé par la prestance autoritaire de Pierre Azema. Sans un mot, on comprend que ce Maître va être une ordure. Tout le contraire de l’entrée de Dinkel à la démarche incertaine. Pierre Deny compose en finesse un visiteur du soir maladroit et semble-t-il ingénu. Le tableau est installé, mais les dés sont pipés.

    Il suffit d’un geste, d’une remarque, pour sentir que ça va mal finir. A l’image de Dinkel qui prend une photo souvenir de Miller « Un léger sourire, moins carnassier ? » Ca sonne faux. On reste sur nos gardes, pour mieux apprécier la complicité entre Azema et Deny . Un combat rhétorique sous haute tension, qui nous gratifie d’une justesse d’interprétation.

    Un plan séquence théâtral
    Le pari de Didier Caron est réussi. La v.2 de « Fausse Note » est fluide, et l’attention toute portée sur ses comédiens. On est témoin d’un plan séquence millimétré à la virgule prêt. Chaque mot compte, et les retournements de situation sont de plus en plus perturbants. L’écriture très cinématographique, donne à la pièce cet aspect de film théâtral. Soyez bien attentif à ce qui est dit au début, les implants sont nombreux.

    A l’issue de la première partie, on respire enfin. Les véritables enjeux sont dévoilés. Le rythme décélère soudain, un peu trop. Mais cette parenthèse flottante s’avère nécessaire. Elle instaure un rythme oppressant de plus en plus psychologique, qui culmine dans un climax émotionnel poignant.

    Requiem pour une note
    « Fausse Note » est un véritable jeu de piste qui conduit à nous questionner sur notre part d’ombre. On se projette autant dans la peau d’un salaud et que dans celle d’une victime qui a perdu foi dans l’humanité. Et si ça m’était arrivé, comment j’aurai réagi ? La « Fausse Note » à l’origine de ce procès, dont on est le jury, fait écho à l’actualité. Comme le dit Dinkel : « Nous partageons la même passion, les monstres. » Azema et Deny incarnent à merveille cette zone d’ombre propre à chacun.

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    FAUSSE NOTE

    Pierre Deny et Pierre Azema sont criants de justesse et de vérité.

    Résumé : Comment vivre confortablement avec son passé ? Faut-il l’effacer ou l’assumer ? 1989. Philarmonique de Genève dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale, H. P. Miller. À la fin d’un de ses concerts, le Maître est importuné par... Lire plus

    Résumé : Comment vivre confortablement avec son passé ? Faut-il l’effacer ou l’assumer ? 1989. Philarmonique de Genève dans la loge du chef d’orchestre de renommée internationale, H. P. Miller. À la fin d’un de ses concerts, le Maître est importuné par un spectateur aussi admiratif qu’envahissant, Léon Dinkel, venu de Belgique pour l’applaudir. Cependant, plus l’entrevue se prolonge, plus le comportement du visiteur devient oppressant. Il connaît tout de la vie du maestro, dans les moindres détails. Comment est-ce possible ? Qui est-il vraiment ? Quelle est en fait la véritable raison de sa visite ? Le mystère s’épaissit jusqu’à ce que Dinkel dévoile un objet du passé…
    Notre avis : Miller (Pierre Azéma) fait une entrée fracassante sur scène. Il est rapidement rejoint par Dinkel (Pierre Deny), tour à tour admiratif et sympathique, mais qui se révèle vite intrusif et inquiétant. Il y a en quelque sorte deux parties dans ce spectacle : la rencontre de façade puis l’affrontement entre deux grands personnages particulièrement bien campés. Miller cherche les ressorts psychologiques de la présence oppressante de Dinkel, jusqu’à ce que les deux individus se dévoilent.
    On peut éventuellement ressentir quelques longueurs au début mais elles sont finalement utiles pour créer une montée en puissance afin d’aboutir à une intensité redoutable, pleine de rebondissements. En subissant l’humiliation jusqu’à la perte de la dignité, Miller passe par de multiples couleurs de sentiments. Il en est de même pour Dinkel, victime et bourreau. La musique accompagne toute l’histoire, morceau par morceau, séquence par séquence. La mise en scène compte peut-être un peu trop sur les conventions (fausse porte, fausse fenêtre, fausse glace, violon en play back), mais elle fait preuve de cohérence, stimulant les émotions des spectateurs. 
    En menant à la baguette le chef d’orchestre jusqu’à ses derniers retranchements, Dinkel emporte avec lui tout le public dans cette profonde histoire à tiroirs, brillamment écrite par Didier Caron. Beaucoup de choses ont été dites et jouées à propos des traumatismes engendrés par les camps de concentration. Le sujet est ici particulièrement bien traité. Pierre Deny et Pierre Azema sont criants de justesse et de vérité.

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    BAZ'ART

    FAUSSE NOTE

    Une interprétation parfaite ! Une partition impeccable !

    Fausse Note : une mise en scène où tout sonne juste au Théâtre de la Contrescarpe ! Vous nous connaissez désormais assez bien pour savoir que nous sommes des habitués et de grands amateurs de la programmation du Théâtre de la Contrescarpe. On ne déroge donc pas à la... Lire plus

    Fausse Note : une mise en scène où tout sonne juste au Théâtre de la Contrescarpe !
    Vous nous connaissez désormais assez bien pour savoir que nous sommes des habitués et de grands amateurs de la programmation du Théâtre de la Contrescarpe. On ne déroge donc pas à la règle en vous invitant chaleureusement à aller voir Fausse Note, dans une nouvelle version de Didier Caron.
    Nous sommes en 1989. L'Europe est en émoi, bruissant des rumeurs provoquées par la chute du mur de Berlin qui pourrait conduire à celle, imminente, du régime communiste. Dans sa prestigieuse loge du Philarmonique de Genève, le grand chef d'orchestre Hans Peter Miller (Pierre Azéma) sort harassé d'un concert massacré, selon lui, par ses musiciens. Heureusement, son départ pour Berlin est proche. Berlin, ville qui connaît un moment historique. Berlin, qui le consacrera, demain.

    Il savoure, un verre de Bordeaux à la main, ce moment de solitude bien mérité. Jusqu'à ce qu'à sa porte frappent trois coups : un admirateur venu de Belgique pour l'écouter, un certain Léon Dinkel (Pierre Deny) souhaite absolument lui témoigner toute son admiration. Un autographe, rien de plus. Très bien, merci. Après quelques minutes, le voilà reparti comme il est venu. Puis, retentissent à nouveau trois coups.

    Il a oublié de lui demander une photo, juste une, pour sa femme Sarah, qui est elle aussi une fervente admiratrice du Maestro. Elle n'a pas pu venir, à son grand regret, mais lui transmet ses plus sincères salutations. S'il savait comme elle l'admire. C'est tout, c'est bien tout ? Dinkel quitte à nouveaux les lieux, s'enfonçant dans la nuit noire et froide de ce soir d'hiver. Pour, vous l'aurez deviné, revenir quelques instants plus tard dans la loge, avec cette fois, l'intention de ne pas en repartir de si tôt...
    Brutalement, l'atmosphère se tend. De sympathique, l'admirateur se fait intrusif, puis inquiétant. Miller réclame la paix, ne supporte plus l'audace de Dinkel, ses allusions à sa vie personnelle, son adresse, le prénom de ses filles. Sa mine bienveillante devient celle d'un calculateur, déterminé, bien décidé à mettre en œuvre un plan fomenté depuis, selon lui, tellement longtemps. Pendant que le Maestro est sous la douche, il coupe les fils du téléphone, se serre allègrement un verre, puis, dissimule un objet dans la loge que le Maestro devra retrouver, sous la menace d'un revolver... Le jeu devient macabre, l'étau se resserre, les masques vont pouvoir enfin tomber.

    On ne se risquera pas à vous dévoiler les motifs de cette bascule, de peur d'attirer vos foudres. Vous nous en tiendrez d'ailleurs rigueur et vous auriez raison. Vous vivriez la progression de la pièce avec moins de passion, moins de suspens. Vos émotions ne passeraient pas de la peur de l'un à la peur pour l'autre, si brusquement.

    Préparez-vous à une tension implacable du début à la fin, à un saut d'un camp à un autre, à une rafale de questionnements parmi lesquels : mais qu'aurais-je fait à sa place ? Comment ne pas vouloir se venger, quand on nous a détruit ainsi ? Qui est celui qui souffre le plus, dans ce face-à-face ?
    Menée habilement à la baguette par Didier Caron (assisté de Christophe Luthringer), la mise en scène de Fausse Note juxtapose moments de tension allant piano piano, puis crescendo, et respirations musicales venant parfois, porter à leur comble le drame de l'évocation de souvenirs atroces. Les rebondissements s'enchaînent, tirent sur la corde de nos nerfs, relançant sans cesse notre attention et notre perplexité devant une situation si inextricable.

    Pierre Deny et Pierre Azéma nous livrent chacun une interprétation parfaite, sans fausse note où tout sonne juste. Prendre parti pour l'un ou l'autre devient, à certains moments, quasiment impossible.

    L'ensemble compose une partition impeccable que l'on voudrait écouter encore et encore, pour que vibrent, encore, nos émotions.

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    FAUSSE NOTE

    Histoire, intelligemment écrite, à la construction remarquable !

    Non loin du Mouffetard, ce théâtre des arts de la marionnette désormais bien connu des lectrices et lecteurs des Soirées de Paris, se trouve un autre petit théâtre, tout aussi charmant, à la programmation on ne peut plus dense et manifestement de qualité (1) : le Théâtre de la... Lire plus

    Non loin du Mouffetard, ce théâtre des arts de la marionnette désormais bien connu des lectrices et lecteurs des Soirées de Paris, se trouve un autre petit théâtre, tout aussi charmant, à la programmation on ne peut plus dense et manifestement de qualité (1) : le Théâtre de la Contrescarpe. Situé à deux pas de la place du même nom, plus précisément rue Blainville, faisant face à un succulent restaurant coréen (2), il présente actuellement “Fausse note” de Didier Caron, un des grands succès de l’année 2017, dans une mise en scène et une distribution cette fois-ci tout autres, Pierre Deny et Pierre Azéma interprétant avec talent les rôles créés à l’origine par Christophe Malavoy et Tom Novembre.

    Sur la petite scène du Théâtre de la Contrescarpe, un décor des plus sobres et des plus efficaces s’offre à nous, représentant la loge d’un chef d’orchestre : au centre du plateau, recouvert d’une moquette rouge, un cube en bois multifonctionnel, tout à la fois promontoire, table de loge, bar à alcools, meuble de rangement…, côté cour, une simple chaise sur laquelle repose un violon dans son étui, côté jardin, en fond de scène, un porte-manteau, à l’avant-scène, un cadre de porte faisant office d’ouverture sur l’extérieur. À ce chaleureux décor s’ajoute un petit cube de bois mobile servant d’assise.

    Hiver 1989, après la chute du mur. Alors au sommet de sa carrière, invité à prendre la direction de la prestigieuse Philharmonie de Berlin à la suite du grand Herbert von Karajan, Hans Peter Miller, chef d’orchestre à la renommée internationale, donne quelques dates de concerts à Genève. Un soir, à la fin d’une représentation, le Maître reçoit la visite d’un admirateur, un dénommé Léon Dinkel, qui s’avère très vite aussi envahissant qu’inquiétant. Celui-ci, venu tout exprès de Belgique pour l’applaudir, semble, en effet, connaître la vie du maestro dans ses moindres détails. Mais qui est donc ce Léon Dinkel ? Et quelle est la véritable raison de sa visite ? Les deux personnages se seraient-ils connus autrefois ? Une photographie surgie du passé va peu à peu faire éclater la vérité…

    S’il s’avère plus que tentant de raconter cette histoire merveilleusement bien ficelée, nous n’en dirons pas plus pour ménager l’intrigue. Disons simplement qu’il y est question de Mozart, d’une inoubliable interprétation de la “Petite musique de Nuit” en sol majeur, d’un violon, d’un bras qui tremble, d’un hiver glacial au camp de Birkenau… Cette histoire, intelligemment écrite, à la construction remarquable, nous parle de toutes ces valeurs qui font qu’un être humain peut se regarder ou non dans une glace : le courage, l’absence de courage, le devoir de désobéissance, le mensonge, la vengeance, l’oubli… Didier Caron, plutôt habituellement associé aux comédies – sa pièce “Un Vrai Bonheur” lui valut une consécration populaire – signe ici un formidable spectacle sur le devoir de mémoire. Tout en finesse et en rebondissements incessants, ce huis clos dramatique, sans temps mort, dont l’humour n’est paradoxalement pas absent, ne nous ménage pas et nous laisse, tout comme ses interprètes, totalement exsangues, un peu comme après une projection du “Pianiste” de Polanski. Effet émotion garanti. La fin, que nous ne dévoilerons évidemment pas, n’est rien moins que grandiose, inattendue et porteuse d’une belle leçon d’humanité.

    Pour jouer cette partition exigeante, au suspense incessant, il faut indéniablement d’excellents comédiens. Pierre Azéma et Pierre Deny sont tout simplement épatants ! L’un et l’autre dotés d’une rare et étonnante palette de jeu, ils ne cessent de nous manipuler, de nous faire douter, nous faisant passer sans cesse par toutes sortes d’émotions. Ils livrent là une belle partie de ping-pong, un véritable jeu du chat et de la souris qui n’est pas sans rappeler celui de Laurence Olivier et de Michael Caine dans “Le Limier” de Mankiewicz. Une partition interprétée sans fausse note, en virtuoses !

    Isabelle Fauvel

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    FAUSSE NOTE

    Une partition intense et sans couac !

    4 ÉTOILES Théâtre : «Fausse note», une partition intense et sans couac Imaginée par Didier Caron et co-mise en scène par ses soins avec Christophe Luthringer, la pièce «Fausse note» est loin du huis clos qui peut parfois tourner à l’étouffement. Intense. A... Lire plus

    4 ÉTOILES

    Théâtre : «Fausse note», une partition intense et sans couac
    Imaginée par Didier Caron et co-mise en scène par ses soins avec Christophe Luthringer, la pièce «Fausse note» est loin du huis clos qui peut parfois tourner à l’étouffement. Intense.
    A l'issue d'une heure vingt d'une tension qui n'a jamais cessé de monter en puissance, les deux acteurs saluent la salle enthousiaste et émue avec l'expression de ceux qui ont vécu un puissant voyage intérieur. On ne revient pas si facilement de la scène à la terre quand on s'est donné, comme eux, à cette pièce créée en 2017, savamment construite par Didier Caron et co-mise en scène par ses soins avec Christophe Luthringer.
    Après un succès cet été en Avignon, la revoilà à Paris dans cette distribution qui produit immédiatement ses effets. L'intensité ne quittera pas un instant Pierre Azéma et Pierre Deny. Le spectacle s'ouvre sur une porte claquée. Celle qui sépare la salle de concert du Philharmonique de Genève de ses coulisses. Et par l'aboiement du chef d'orchestre H.P. Miller, furieux que son premier violon ait, à ses oreilles, joué comme un sabot.
    Voilà qu'on frappe à sa loge. Le visiteur se nomme Léon Dinkel et se déclare admirateur absolu du Maître. Léon a fait le voyage de Belgique pour rapporter une dédicace à sa femme Annah. Mais Miller s'aperçoit peu à peu que Dinkel, qui sait beaucoup de choses sur lui, n'est pas un fan comme les autres. Celui-ci semble avoir quelque chose de déterminant à lui dire…
    La détermination faite homme
    Les huis clos peuvent parfois tourner à l'étouffement ou s'effondrer sur eux-mêmes en gardant le spectateur en prison. Il en va de tout le contraire pour celui-ci. Caron connaît sa partie et sa partition en matière de drame et de pas-de-deux.
    Dans le rôle du chasseur, Pierre Deny est la détermination faite homme. Dans celui du chassé, Pierre Azema tient la note et quand tous deux sortent les violons, ce n'est pas précisément pour être en harmonie.

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    L'Évasion des Sens

    FAUSSE NOTE

    Une excellente pièce, un sujet délicat, de remarquables acteurs !

    Une excellente pièce, un sujet délicat, de remarquables acteurs : Fausse Note est vraiment une pièce à voir ; mais je ne vous en dévoilerai que quelques aspects…. Le sujet est lourd : il s’agit de la confrontation entre 2 hommes qu’un fait de vie a réuni il y a fort... Lire plus

    Une excellente pièce, un sujet délicat, de remarquables acteurs : Fausse Note est vraiment une pièce à voir ; mais je ne vous en dévoilerai que quelques aspects….

    Le sujet est lourd : il s’agit de la confrontation entre 2 hommes qu’un fait de vie a réuni il y a fort longtemps. Pendant une bonne partie de la pièce, on ignore la gravité, l’importance dramatique de ce fait. Les dialogues sont pesants, la tension monte à chaque réplique…
    Le seul décor de la pièce est un encadrement de porte qui ressemble étrangement à un échafaud !   Le chef d’orchestre (P.Azéma) regardant jouer dans sa loge un inconnu (P. Deny)
    Dans sa loge, un grand chef d’orchestre reçoit la visite d’un spectateur au comportement de plus en plus bizarre et oppressant jusqu’à une menace sous revolver. La raison : ce fait, cet acte vécu en commun 50 ans auparavant…
    Se posent les questions du pardon, de l’oubli, de la vengeance, de la reconstruction de sa vie, du devoir d’obéissance sans condition, des rapports filiaux …
    Seuls deux acteurs sont en scène pour cette pièce magistrale proche du thriller. Bravo aux deux Pierre, Deny et Azéma, tous les deux remarquables dans leur jeu et interprétation. Malgré la gravité du texte, la lourdeur des propos ; on ne peut qu’applaudir.

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    FAUSSE NOTE

    Un huis clos palpitant ! L'émotion qui monte crescendo est le maître-mot de la pièce.

    Pierre Deny et Pierre Azéma sont en tête d’affiche de “Fausse Note”, un huis clos liant suspense et Histoire. Le public ne s’y trompe pas ! La salle du Théâtre de la Contrescarpe affiche complet, applaudit à tout rompre. Les comédiens s’extraient de leurs... Lire plus

    Pierre Deny et Pierre Azéma sont en tête d’affiche de “Fausse Note”, un huis clos liant suspense et Histoire. Le public ne s’y trompe pas ! La salle du Théâtre de la Contrescarpe affiche complet, applaudit à tout rompre. Les comédiens s’extraient de leurs rôles avec émotion. Car l’émotion qui monte crescendo est le maître-mot de la pièce.
    “Fausse note”, c’est la rencontre d’un chef d’orchestre (Pierre Azéma) dans une loge, en 1989, à Berlin avec Léon Dinkel (Pierre Deny), un fan pas comme les autres qui va le faire plonger dans le passé. C’est ce dernier que nous avons rencontré.

    Interview.
    Qu’est ce qui vous a le plus touché à la lecture de cette pièce ?
    Je l’avais vue à sa création avec Christophe Malavoy et Tom Novembre et avais été bouleversé par la qualité de la pièce. Quand Didier Caron me l’a proposée, je l’ai reçue comme un cadeau. Il y avait beaucoup de rebondissements, des fausses sorties et une tension de la première à la dernière minute. Une telle pièce est rare. 

    Il y a l’histoire mais aussi votre personnage. Qu’est ce qui vous touché dans son caractère ?
    Léon Dinkel porte sur ses épaules un poids immense depuis 45 ans. Il y a, à la fois une vengeance qu’il cherche à assouvir contre le chef d’orchestre et son non-accomplissement comme acte irrémédiable.  Léon Dinkel joue pendant toute la première partie, le rôle d’un fan un peu collant mais c’est totalement maitrisé. Il sait ce qu’il fait, ayant sans doute préparé son “jeu” pendant des années. Rien n’est laissé au hasard. Tout a été planifié.

    Le chef d’orchestre Miller incarné par Pierre Azéma a un caractère particulier. Il se dit, dès le début de la pièce, humilié par son orchestre ce qui est un terme puissant. 
    C’est un sanguin, colérique, vindicatif. Vous avez raison de souligner ce mot employé dès l’entrée en scène. L’auteur a glissé tout au long de la pièce des mots comme des indices, des termes forts qui ne sont pas un hasard dans le contexte de l’histoire qu’on découvre peu à peu. Quand je parle moi-même, du froid, du violon… ce sont comme des petites bulles éclatant au long de la pièce: les histoires personnelles finissent par rejoindre l’Histoire.

    On trouve de nombreuses questions existentielles dans cette pièce: pardon, résilience, vengeance et un point commun entre les deux personnages: le rapport au père et la musique.
    Il y a cette vengeance qui se traduit par un acte qui aurait pu être violent physiquement. Traduit en non-violence,  sa force n’en est que plus puissante. La réunion se fait au moment où pendant quelques secondes, les deux personnages se réunissent en jouant du violon. Il n’y a plus ni “méchant” ni “gentil”, juste deux musiciens happés par leur passion. 

    Cette pièce est un huis clos entre déni et volonté de justice. Au fond,Miller a t’il vraiment changé à la fin de la pièce ?
    C’est juste. Une réplique est déterminante de la part de Miller “Mon père avait raison; vous êtes de la vermine”. Cette phrase sonne comme un coup de poignard dans un déni de responsabilité et une forme de haine persistante inculquée par son père. Le public est lui-même surpris. 

    Au fond, le thème de la pièce n’est-il pas “Comment vivre avec son passé qu’il soit douloureux ou monstrueux ?” ?
    C’est l’une des questions fondamentales de la pièce. Miller sait que l’autre sait. C’est une forme de menace sous-tendue. Dinkel, lui sort partiellement soulagé car il a enfin accompli ce qu’il souhaitait et remis son sac à dos de souffrances à quelqu’un. Mais il est aussi en partie détruit.

    Comment vivez vous cette émotion générée par vos deux rôles très forts ?
    Les rôles sont très intenses. C’est la première fois que nous jouons ensemble. Nous sommes très amis dans la vie et c’est important pour ce genre de rôles. Cette pièce nous bouleverse et nous demande de plonger dans cette émotion . Nous ne venons pas jouer le coeur léger comme une pièce de boulevard  qui demande aussi beaucoup d’investissement. Ce sujet nous transperce tous les deux et il est impossible de feinter. On est habité par notre rôle jusqu’à la fin. En sortant, nous avons besoin d’une heure pour nous ressourcer. 

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    FAUSSE NOTE

    Une pièce à voir absolument.

    Le maître d’orchestre H.P. Miller, seul dans sa loge, se retrouve importuné par un fan, qui, sans cesse, vient frapper à sa porte pour le féliciter, lui demander une photo, une dédicace …Le Maestro aimerait pourtant rentrer tranquillement auprès de sa femme, et retrouver un peu de... Lire plus

    Le maître d’orchestre H.P. Miller, seul dans sa loge, se retrouve importuné par un fan, qui, sans cesse, vient frapper à sa porte pour le féliciter, lui demander une photo, une dédicace …Le Maestro aimerait pourtant rentrer tranquillement auprès de sa femme, et retrouver un peu de tranquillité et de repos. Hélas ça ne sera pas pour ce soir…
    Au début, on peut vraiment croire que c’est un fan de musique classique, un fan qui a assisté au concert qui vient de se terminer, qui vient frapper plusieurs fois à la porte de la loge de H.P. Miller, certes un peu indélicat. En effet, il aurait été bienséant de laisser tranquille l’artiste, une fois qu’il a tout donné sur scène. Cependant, au fur et à mesure qu’il vient, qu’il parle, autre chose se dessine. On comprend alors qu’il en est tout autre.

    Un passé terrible lie en fait les deux personnages. Un épisode aussi bref qu’indélébile pour l’un, alors que l’autre l’a totalement effacé de sa mémoire. Il faudra un vrai travail pour que sa mémoire lui revienne, et son interlocuteur prendra le temps qu’il faut pour que tout lui revienne, aussi difficile que ce soit pour l’un et pour l’autre.
    Une pièce à voir absolument. Pour le jeu des acteurs, qui est plus qu’excellent, mais aussi pour cette partie de l’histoire de notre pays, aussi terrible soit-elle.

     

     

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    FAUSSE NOTE

    Un huis-clos en crescendo !

    Pas de fausse note pour cette jolie mise en pièce de Didier Caron et Christophe Luthringer, au Théâtre de la Contrescarpe, à cinq mètres de la rue Mouffetard. Didier Caron sait traiter les sujets forts. En 2015, j’avais déjà eu le plaisir d’assister au spectacle De l’Autre... Lire plus

    Pas de fausse note pour cette jolie mise en pièce de Didier Caron et Christophe Luthringer, au Théâtre de la Contrescarpe, à cinq mètres de la rue Mouffetard.
    Didier Caron sait traiter les sujets forts. En 2015, j’avais déjà eu le plaisir d’assister au spectacle De l’Autre Côté de la route, au Théâtre Michel. Sous le ton de l’humour étaient abordées les dérives du marketing pharmaceutique.
    Dans un registre plus fort, plus grave, cette fois, c’est Fausse Note qui est sur les planches jusqu’au 19 janvier 2020.
    1989. La chute du mur de Berlin. Mais le mur de la honte ne s’est pas encore écroulé pour tous.
    1989. Genève. H. P. Miller, un chef d’orchestre de renommée internationale à la personnalité arrogante, essaie de se détendre après le concert, quand un fervent admirateur venu de Belgique, Léon Dinkel, s’introduit dans sa loge pour lui témoigner toute son admiration. Un témoignage qui n’en finit plus et qui en devient oppressant. H. P. Miller s’agace, commence à perdre son sang froid. Il va devoir le conserver, et vite, car Dinkel les a enfermés à clef et le menace d’un révolver : c’est lui qui donne désormais le la, élève le ton et mène la baguette. H. P. Miller a intérêt à bien connaître la partition que Dinkel veut lui faire jouer. Mais de quelle partition s’agit-il ?…
    Un huis-clos en crescendo où Pierre Azéma et Pierre Deny campent merveilleusement leur personnage et savent toucher la corde sensible des spectateurs.
    La création musicale de Vladimir Petrov apporte le point d’orgue.
    À aller voir.
    Carole Rampal

     

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    FAUSSE NOTE

    Un huis clos d'une grande intensité aux multiples rebondissements signé Didier Caron.

    Pierre Deny et Pierre Azema Après un mois de succès au dernier festival d'Avignon, ils se retrouvent sur la scène du théâtre de la Contrescarpe pour jouer "Fausse note", un huis clos d'une grande intensité aux multiples rebondissements signé Didier Caron. Comment cette pièce vous a-t-elle... Lire plus

    Pierre Deny et Pierre Azema
    Après un mois de succès au dernier festival d'Avignon, ils se retrouvent sur la scène du théâtre de la Contrescarpe pour jouer "Fausse note", un huis clos d'une grande intensité aux multiples rebondissements signé Didier Caron.
    Comment cette pièce vous a-t-elle était proposée ?
    Pierre Azema : C'est pendant notre travail su r"Colombo" avec Martin Lamotte que Didier Caron m'a proposé le rôle du chef d'orchestre. À la lecture du texte, j'ai répondu oui, sans même savoir qui serait mon partenaire.
    Pierre Deny : Je n'avais encore jamais travaillé avec l'auteur, on se tournait un peu autour en se disant qu'il fallait faire quelque chose ensemble.

    Lorsque la pièce se termine, il y a un long silence. L'émotion de la salle est palpable. C'est le plus bel hommage que vous puissiez recevoir !
    P.D. : Oui, l'on sent que les gens ont besoin de reprendre leurs esprits. Mais l'émotion est partagée. Pour ma part, c'est rare que je sois autant remué par un rôle. Sans compter que nous sommes sur scène tous les deux du début à la fin.
    P.A.: J'ai vraiment l'impression d'être dans une machine à laver. Ça démarre et ça ne s'arrête plus, le texte va crescendo jusqu'au final. Il y a plusieurs facteurs exceptionnels dans cette pièce : le texte, le partenaire et le metteur en scène (Didier Caron) qui a eu l'intelligence de nous faire trouver l'humanité de chacun de nos personnages.

    Comment s'est passé le dernier Avignon où c'est un peu la course aux spectacles ?
    P.D. : La qualité de "Fausse note" a fait que nous avons eu la chance d'être complet dès la troisième représentation. Nous sentions les spectateurs heureux et désireux de faire partager ce moment de théâtre.
    P.A.: Le plus étonnant était de voir à quel point certains étaient très émus en sortant. Même parfois deux ou trois jours après, l'on croisait des gens qui venaient nous en parler. C'était un mois fatigant certes, mais formidable.
    Pierre Deny, vous avez un parcours riche en "séries" !
    C'est vrai mais je n'ai jamais défini de plan de carrière. Les tournages se sont enchaînés naturellement, et puis il y a des rencontres, comme ce rôle qui, pour moi, sera un tournant. Auparavant, j'ai joué chez Ariane Mnouchkine "Chute d'une nation" une pièce de huit heures de Yann Reuzeau et "Un nouveau départ" d'Antoine Rault. Je vais jouer au printemps du théâtre du Gymnase dans une comédie dramatique, "Double jeu" de Brigitte Massiot et il est probable que nous retournions à Avignon l'été prochain avec "Fausse note".

    Pierre Azema, vous avez eu aussi de très beaux rôles au théâtre !
    J'ai eu cette chance. "Célimène et le Cardinal", avec Gaëlle Billaut-Danno, a fait une très grande carrière. La dernière a été "Les Caprices de Marianne" mise en scène par Pascal Faber, au Festival d'Avignon 2018 avec laquelle une tournée est programmée. Et sinon, j'attends la sortie d'un petit bijou, un long métrage, tourné cet été avec D'Jal,"Opération Portugal" de Franck Cimière.a

     

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    Planète Campus

    FAUSSE NOTE

    Aussi haletant qu’un thriller !

    A la fin d’un de ses concerts, un grand chef d’orchestre de renommée internationale, Hans Peter Miller, est importuné directement dans sa loge par un spectateur qui dit être admiratif du Maître, Léon Dinkel, mais qui devient de plus en plus envahissant, oppressant et agressif . Quelle est la... Lire plus

    A la fin d’un de ses concerts, un grand chef d’orchestre de renommée internationale, Hans Peter Miller, est importuné directement dans sa loge par un spectateur qui dit être admiratif du Maître, Léon Dinkel, mais qui devient de plus en plus envahissant, oppressant et agressif . Quelle est la véritable raison de cette visite, quel secret du passé va-t-elle révéler ?

    Les deux acteurs Pierre Deny et Pierre Azéma s’affrontent dans un duel bien construit, aussi précis qu’une partition de musique. La tension monte progressivement, les dialogues qui fusent sans relâche dans un face à face féroce nous font comprendre qu’il va s’agir de vengeance, de mémoire du passé qui peut poursuivre un individu même 45 ans plus tard et le conduire au bord du gouffre. Le suspense est total, les rebondissements et les changements de rôles victime-agresseur surprennent les spectateurs jusqu’à la dernière minute. Aussi haletant qu’un thriller, avec en fond de toile les pages sombres de notre Histoire, ce spectacle intense et émouvant, admirablement interprété, est signé Didier Caron qui assure aussi la mise en scène avec Christophe Luthringer.

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    Syma news

    FAUSSE NOTE

    Un magnifique duel théâtral !

    “Fausse Note”: la nouvelle partition du Théâtre de la Contrescarpe Un soir de concert, le grand chef d’orchestre H.P.Miller reçoit la visite d’un admirateur répondant au nom de Dinkel. Venu de Belgique, l’homme affiche un air penaud et semble sympathique. Avec maladresse, il demande... Lire plus

    “Fausse Note”: la nouvelle partition du Théâtre de la Contrescarpe
    Un soir de concert, le grand chef d’orchestre H.P.Miller reçoit la visite d’un admirateur répondant au nom de Dinkel. Venu de Belgique, l’homme affiche un air penaud et semble sympathique. Avec maladresse, il demande un autographe au Maestro, revient frapper à sa porte pour une photo, puis s’installe dans sa loge de façon insistante. Agacé par cet hurluberlu, Miller souhaite le chasser mais réalise que sa porte est fermée à clef et que sa ligne téléphonique a été coupée. Inquiet, le Maître comprend alors que cet étrange visiteur l’a pris en otage mais il ne réalise pas encore à quel point cet homme a décidé de faire ressurgir leur passé commun…
    Un puissant duel scénique
    C’est avec beaucoup de talent et de justesse, que les comédiens Pierre Deny et Pierre Azéma incarnent les personnages de cette sombre histoire. S’affrontant dans un très beau duo scénique – pour ne pas dire un « duel » -, ils tirent l’un après l’autre des cartes obscures et énigmatiques qui vont nous faire lentement cheminer jusqu’aux remparts de Birkenau.
    Avec son port altier et sa coutumière élégance, Pierre Azéma est parfait dans son rôle de grand chef d’orchestre. Magnifié par son allure hautaine et sa distinguée queue-de-pie, il toise à ravir son pauvre admirateur jusqu’à ce que celui-ci le fasse déchanter. Son autorité et son flegme se transforment alors en un jeu nerveux et haletant où le Maître va se laisser assaillir par son passé et perdre pied.
    Face à lui, Pierre Deny nous livre également une magnifique interprétation évolutive qui passe de l’amabilité à la folie. Laissant disparaître son sourire initial d’admirateur candide, il devient névrosé et révèle alors son vrai visage : celui d’un homme pétri de haine et de douleur, enfin prêt à tout pour rendre justice.
    Une mise en scène fort bien ciselée
    La mise en scène de Didier Caron est simple mais excellente car elle repose sur une confrontation graduelle et précise où les rôles s’inversent. Durant une heure trente, on assiste à ce basculement des pouvoirs entre ce chef d’orchestre et son admirateur en se demandant quelle est la cause réelle de cette séquestration : Dinkel est-il fou? Est-ce un dangereux psychopathe ? Un musicien refoulé ? Qu’a t’il à reprocher à Miller pour vouloir ainsi le tourmenter ?
    Le mystère qui lie ces deux êtres est nourri par de multiples indices et une tension psychologique qui nous porte tout au long de la pièce: une vieille photo, un vêtement empaqueté, un air de Mozart… Dans une mécanique parfaitement ciselée, on passe du mensonge au déni, du déni aux aveux, et l’on finit sur un drame qui s’avère douloureux pour chacun des deux protagonistes. 
    Nous n’allons pas vous révéler le mystère de cette partition mais sachez que c’est un sans faute qui nous interroge avec subtilité sur le libre arbitre de chacun: à votre avis, sommes-nous vraiment responsables de nos actes lorsque l’on a que seize ans ?…

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    FAUSSE NOTE

    Suspense jusqu’à la dernière minute !

    "Fausse Note" : au Théâtre de la Contrescarpe : Allegro presto C’est en 2017 que Didier Caron écrivit cette pièce qu’il monta l’année même au Théâtre Michel, dont il était à l’époque le propriétaire. Christophe Malavoy et Tom Novembre y... Lire plus


    "Fausse Note" : au Théâtre de la Contrescarpe : Allegro presto
    C’est en 2017 que Didier Caron écrivit cette pièce qu’il monta l’année même au Théâtre Michel, dont il était à l’époque le propriétaire. Christophe Malavoy et Tom Novembre y campaient alors les deux protagonistes. Le succès fut immédiat et la pièce fut reprise l’été dernier en Avignon.

    Depuis la rentrée, elle tient l’affiche au petit Théâtre de la Contrescarpe et y fait salle comble, d’où sa prolongation jusqu’en mai. Les deux rôles sont actuellement tenus par Pierre Azéma et Didier Caron lui-même.

    Un bref rappel du sujet, pour ceux qui ne l’ont pas déjà vue. Automne 1989. Le Mur de Berlin vient de tomber. Le grand chef d’orchestre Hans Peter Miller donne un concert dans sa chère ville de Genève. Il est alors pressenti pour succéder au prestigieux Karajan à la tête de la Philharmonie de Berlin.

    Le concert terminé, il rejoint sa loge et s’apprête à retrouver sa famille qui l’attend en ville lorsqu’un visiteur frappe à la porte. C’est un certain Léon Dinkel qui, dans un premier temps, ne lui demande qu’un autographe, puis un deuxième, et qui devient ensuite de plus en plus menaçant.

    Bientôt en situation de force, il fait jouer au musicien un jeu cruel, jusqu’à ce qu’il révèle enfin les véritables raisons de sa présence en ce lieu. La tension monte alors inexorablement jusqu’au dénouement avec plusieurs revirements.

    La vengeance, on l’aura compris, est le thème central de ce texte poignant. Se venger suffit-il à se délivrer des démons du passé et, dans l’affirmative, jusqu’où faut-il aller pour que le mal soit réparé ?
    C’est la question centrale de toute cette pièce, à laquelle l’auteur apportera une réponse très subtile.

    Pierre Azéma est Hans-Peter Miller, ce chef qui a tout fait pour gommer son passé. L’acteur, d’évidence, vit chaque soir ce drame au plus profond de lui-même, en est témoin l’émotion qu’il manifeste encore au moment des saluts.

    Didier Caron lui donne la réplique, campant magistralement l’énigmatique et implacable Léon Dinkel. C’est sa pièce, son texte et il parvient à ménager le suspense avec brio jusqu’à la dernière minute.

    La mise en scène est sobre et efficace. Quelques accessoires bien choisis évoquent la loge du maestro, alors que des passages musicaux rappellent habilement le titre de la pièce. Réservez sans tarder car la salle n’est pas grande !

    Alex Kiev

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    FAUSSE NOTE

    Un spectacle époustouflant !

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    FAUSSE NOTE

    Absolument prenant. Une pièce servie par des acteurs excellents !

    Une salle pleine ce dimanche après-midi. Il fait beau dehors, un temps froid et sec comme je les aime. Je prends place à côté d’une famille, ils sont venus nombreux, seul le père manque à l’appel. Peut-être sont-ils divorcés ? mais là n’est pas la question… Je... Lire plus

    Une salle pleine ce dimanche après-midi. Il fait beau dehors, un temps froid et sec comme je les aime. Je prends place à côté d’une famille, ils sont venus nombreux, seul le père manque à l’appel. Peut-être sont-ils divorcés ? mais là n’est pas la question… Je n’ose pas leur demander (« Papa est en voyage d’affaires »). Mon attention se fixe sur le décor, plutôt minimaliste. Quand on a peu de moyens ou de subventions, essentiellement dans le théâtre privé, mieux vaut investir dans la matière vivante, les acteurs. Donc un violon dans son coffret sur une chaise, une petite table pour se maquiller avant de sortir de sa loge, une porte… trois fois rien mais chaque chose sera intelligemment utilisée. L’ouvreuse nous demande d’éteindre notre téléphone… Le spectacle va commencer. Il bondit, il est nerveux, c’est un chef d’orchestre (sorte de Karajan) visiblement déçu par ses musiciens et par la prestation de ce soir. Une autre personne va essayer de rentrer dans sa loge après la représentation, un spectateur enthousiaste. Petit à petit, on est pris par l’intrigue, un vrai et palpitant thriller. Pourquoi tant d’insistance et autant de questions posées par cet homme au maestro ? Que cherche-t-il ou comment va-t-il l’obtenir ? Pourquoi revenir sur le passé du musicien ?
    Vous le saurez, il ne faut pas en dire plus, cela serait divulgâcher (et ce n’est jamais dans nos colonnes que nous dévoilons la fin des pièces). C’est absolument prenant, sans aucune « fausse note »… Une pièce servie par des acteurs excellents ! Un très bon moment pour débuter l’année, profitez-en sans tarder !

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    FAUSSE NOTE

    Habile et toute en progression la mise en scène nous tient en haleine

    Au Théâtre de la Contrescarpe, sous la forme d'un thriller psychologique haletant, Didier Caron et Christophe Luthringer mettent en scène Fausse note, spectacle imprégné de noirceur et d'humanisme. Le début du spectacle se profile sur le ton de la comédie et du boulevard. À la fin... Lire plus

    Au Théâtre de la Contrescarpe, sous la forme d'un thriller psychologique haletant, Didier Caron et Christophe Luthringer mettent en scène Fausse note, spectacle imprégné de noirceur et d'humanisme.
    Le début du spectacle se profile sur le ton de la comédie et du boulevard. À la fin d’un concert problématique, un chef d’orchestre, H.P Miller, rentre dans sa loge énervé. Un de ses admirateurs, un certain monsieur Dinkel, rentre dans sa loge, lui demandant admiratif et plein de respect un autographe. Puis au fil du spectacle ce personnage devient de plus en plus incisif, voire inquiétant. Habile et toute en progression la mise en scène nous tient en haleine.

     

    Qui est cet huberlulu ? Quel est le véritable but de cette visite ? S'agit-il d'un fan éconduit, un de ces givrés de la trempe de David Chapman, prêt à tuer gratuitement pour se venger à la suite de multiples frustrations sur une célébrité locale ? Fausse note est un spectacle à multiples pistes. Sans révéler les aboutissements de ce drame psychologique l'on signalera que le cadre servant de réflexion à l'histoire de Fausse note est les camps de concentration. Au-delà des relents de la Seconde Guerre mondiale la pièce propose une réflexion vive sur le sens aigu de la responsabilité et en particulier sur le lien immoral de soumission entre père et fils.

    Les explications confuses du chef d'orchestre pour atténuer sa responsabilité face aux ordres criminels de son père nazi ne convainc pas plus que les multiples stratagèmes mis en place par le prétendu monsieur Dinkel pour approcher l'ancien bourreau de son père. Subtilement, ce spectacle évoque à la fois le désir de vengeance des victimes et la possibilité de rédemption des bourreaux. Dans ce rôle de chef d'orchestre prestigieux et hautain frappé de plein coeur par la menace et la révélation de sa part inconnue, Pierre Azema se révèle un comédien brillant et inventif. Dans ce rôle de personnage rongé par le souffrances accumulées et les fantômes du passé, Pierre Deny s'avère tout aussi excellent dans un jeu réaliste et victimaire.

     

    Interprété par un duo théâtral particulièrement rodé, ce jeu à la fois trouble et expressif s’apparente à un combat que se livrent deux boxeurs/gladiateurs dont l’enjeu serait la réécriture et la repossession de leur propre histoire. Le spectacle en tout cas - au climat philosophique et oppressant - dégage beaucoup d'émotion ! On ajoutera aussi que le texte de Didier Caron n’est ni moralisateur ni larmoyant. Comme par exemple dans Le Petit Coiffeur ou Adieu Monsieur Hoffmann de Jean-Philippe Daguerre Didier Caron parvient dans l'écriture théâtrale de Fausse note à trouver un juste équilibre entre la dénonciation des horreurs de la guerre et ses propres aspirations humanistes.

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    FAUSSE NOTE

    La magie du théâtre dans toute sa densité humaine.

    Après un concert symphonique, un inconnu force la porte du chef d’orchestre pour partager son émotion. Le secret qu’il porte ne laissera pas indemne le musicien. À partir de ce point de départ volontairement flou, Didier Caron nous entraine dans un huit clos âpre, chargé d’un suspense... Lire plus

    Après un concert symphonique, un inconnu force la porte du chef d’orchestre pour partager son émotion. Le secret qu’il porte ne laissera pas indemne le musicien. À partir de ce point de départ volontairement flou, Didier Caron nous entraine dans un huit clos âpre, chargé d’un suspense sourd porté par deux acteurs Pierre Deny et Pierre Azéma qui n’ont pas peur de se mettre à risque jusqu’au dénouement final.
    La magie du théâtre dans toute sa densité humaine. 

     

    Un huis clos qui cache son jeu
    Le lecteur nous pardonnera si nous en disons pas plus sur le ressort de la pièce. Il faut, comme nous l’avons fait, se laisser surprendre par une intrigue tirée au cordeau par le dramaturge Didier Caron qui signe aussi la mise en scène avec Christophe Luthringer. Elle confronte deux hommes que socialement et culturellement tout semble opposer ; le chef d’orchestre du Philharmonique de Genève, arrogant, excessif et convaincu de sa puissance, est incarné par Pierre Azéma qui croque bien cette figure tutélaire d’un chef peu amène avec ses musiciens et son entourage. Il se réfugie dans sa loge pour décanter sa haine de la plèbe. Frappe à la porte un homme obséquieux qui se présente comme un admirateur, friand d’autographe, puis d’une photo, puis… Dans le personnage du fan insistant, Pierre Deny réussit formidablement à faire évoluer son identité et ses motivations réelles au fil des dialogues serrés, pour jeter son masque…

    Une direction d’acteurs tirée au cordeau
    Il faut saluer la direction d’acteurs qui nous maintient en haleine notamment en nous incrustant nous aussi dans le champ de la loge. L’admirateur ne cesse de traverser le théâtre pour finalement envahir émotionnellement la loge. « De cette loge d’artiste, décor symbolique pour mettre en valeur la relation entre les deux personnages, nous sommes visuellement transportés dans une partie de l’histoire de l’Europe, commune à toutes et à tous…” nous glisse seulement Didier Caron dans sa note d’intention.

     

    Le vertige d’un toboggan émotionnel
    La raison de cette instance trop mielleuse pour être nette nous lance dans un toboggan émotionnel qui n’ira qu’en accélérant, grâce à la joute de deux comédiens qui progressivement, retire tous les oripeaux du statut social, du quant à soi, pour mettre à nu leur identité. Ce pas de deux devient une plongée dans l’abime, qui vire parfois à l‘étouffement.

    Quand l’histoire de deux hommes se frotte à l’Histoire, le spectateur en ressort un peu rincé, mais fasciné par tant d’énergie partagée.

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    FAUSSE NOTE

    Les rôles sont très intenses. Cette pièce nous bouleverse.

    Voilà un retour à ne pas manquer ! Pierre Deny et Pierre Azéma sont sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe depuis le 14 octobre dans "Fausse Note", un huis clos liant suspense et Histoire. Et le public ne s'y trompe pas ! La salle qui affichait déjà complet fin 2019 était un vrai... Lire plus

    Voilà un retour à ne pas manquer ! Pierre Deny et Pierre Azéma sont sur la scène du Théâtre de la Contrescarpe depuis le 14 octobre dans "Fausse Note", un huis clos liant suspense et Histoire. Et le public ne s'y trompe pas ! La salle qui affichait déjà complet fin 2019 était un vrai succès. Les comédiens s'extrayaient de leurs rôles avec émotion. Car l'émotion qui monte crescendo est le maître-mot de la pièce.

    "Fausse note", c'est la rencontre d'un chef d'orchestre (Pierre Azéma) dans une loge, en 1989, à Berlin avec Léon Dinkel (Pierre Deny), un fan pas comme les autres qui va le faire plonger dans le passé. C'est ce dernier que nous avions rencontré. Interview.

     

    Qu'est ce qui vous a le plus touché à la lecture de cette pièce ?

    Je l'avais vue à sa création avec Christophe Malavoy et Tom Novembre et avais été bouleversé par la qualité de la pièce. Quand Didier Caron me l'a proposée, je l'ai reçue comme un cadeau. Il y avait beaucoup de rebondissements, des fausses sorties et une tension de la première à la dernière minute. Une telle pièce est rare.

     

    Il y a l'histoire mais aussi votre personnage. Qu'est ce qui vous touché dans son caractère ?

    Léon Dinkel porte sur ses épaules un poids immense depuis 45 ans. Il y a, à la fois une vengeance qu'il cherche à assouvir contre le chef d'orchestre et son non-accomplissement comme acte irrémédiable. Léon Dinkel joue pendant toute la première partie, le rôle d'un fan un peu collant mais c'est totalement maitrisé. Il sait ce qu'il fait, ayant sans doute préparé son "jeu" pendant des années. Rien n'est laissé au hasard. Tout a été planifié.

     

    Le chef d'orchestre Miller incarné par Pierre Azéma a un caractère particulier. Il se dit, dès le début de la pièce, humilié par son orchestre ce qui est un terme puissant.

    C'est un sanguin, colérique, vindicatif. Vous avez raison de souligner ce mot employé dès l'entrée en scène. L'auteur a glissé tout au long de la pièce des mots comme des indices, des termes forts qui ne sont pas un hasard dans le contexte de l'histoire qu'on découvre peu à peu. Quand je parle moi-même, du froid, du violon... ce sont comme des petites bulles éclatant au long de la pièce: les histoires personnelles finissent par rejoindre l'Histoire.


    On trouve de nombreuses questions existentielles dans cette pièce: pardon, résilience, vengeance et un point commun entre les deux personnages: le rapport au père et la musique.

    Il y a cette vengeance qui se traduit par un acte qui aurait pu être violent physiquement. Traduit en non-violence, sa force n'en est que plus puissante. La réunion se fait au moment où pendant quelques secondes, les deux personnages se réunissent en jouant du violon. Il n'y a plus ni "méchant" ni "gentil", juste deux musiciens happés par leur passion.

     

    Cette pièce est un huis clos entre déni et volonté de justice. Au fond,Miller a t'il vraiment changé à la fin de la pièce ?

    C'est juste. Une réplique est déterminante de la part de Miller "Mon père avait raison; vous êtes de la vermine". Cette phrase sonne comme un coup de poignard dans un déni de responsabilité et une forme de haine persistante inculquée par son père. Le public est lui-même surpris.

     

    Au fond, le thème de la pièce n'est-il pas "Comment vivre avec son passé qu'il soit douloureux ou monstrueux ?" ?

    C'est l'une des questions fondamentales de la pièce. Miller sait que l'autre sait. C'est une forme de menace sous-tendue. Dinkel, lui sort partiellement soulagé car il a enfin accompli ce qu'il souhaitait et remis son sac à dos de souffrances à quelqu'un. Mais il est aussi en partie détruit.

     

    Comment vivez vous cette émotion générée par vos deux rôles très forts ?

    Les rôles sont très intenses. C'est la première fois que nous jouons ensemble. Nous sommes très amis dans la vie et c'est important pour ce genre de rôles. Cette pièce nous bouleverse et nous demande de plonger dans cette émotion . Nous ne venons pas jouer le coeur léger comme une pièce de boulevard qui demande aussi beaucoup d'investissement. Ce sujet nous transperce tous les deux et il est impossible de feinter. On est habité par notre rôle jusqu'à la fin. En sortant, nous avons besoin d'une heure pour nous ressourcer.

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    picto De la cour au jardin

    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Une très jolie fable à la fois drôle et écologique !

    Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si... Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont... Lire plus

    Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi !
    Rien ne va plus au Pays des contes !


    Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si... Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller !
    Il faut donc enquêter !


    L'infâme Toutéfini a encore fait des siennes. Il a refilé à la méchante sorcière un pesticide qui rend les pommes empoisonnées toutes bleues, empêchant tout réveil d'une bienaimée par un quelconque prince, fût-il charmant...


    Mais s'il n'y avait que cela... Ariel, vous savez, la petite sirène, Ariel ne peut plus remonter à la surface... L'ignoble Toutéfini, encore lui, a vendu à Eric, le chéri d'Ariel, un projet de décharge dans les océans.
    Dorénavant, ce sont des tonnes de déchets de PVC et de matière plastique qui polluent les eaux marines...


    Mais ce n'est pas tout ! Ce décidément scélérat Toutéfini a réussi à faire en sorte que Pinocchio ne puisse sortir de son corps de bois. Il a vendu à son créateur une gigantesque usine rejetant des tonnes et des tonnes de dioxyde de carbone et autres vapeurs toxiques.
    Plus de contes, donc !

    Sans ces histoires, les enfants seront-ils réduits à regarder en bloucle Cyril Hanounain ?

    Vous l'aurez compris, c'est une très jolie fable à la fois drôle et écologique qui attend petits et grands à la Contrescarpe.

    Fanny Roche a concocté la base de ce texte militant (l'écriture plateau a fait le reste), un texte qui parle aux têtes plus ou moins blondes à partir de cinq ans, ainsi qu'à leurs accompagnants en raison des nombreux degrés de lecture proposés.

    Par le biais des personnages et des situations auxquelles ils sont confrontés, un vrai message passe.
    Nous allons donc beaucoup rire. Les trois comédiennes et comédien Carole Borderieux, Pauline Prévost et le très costaud Quentin Morillère sont excellents, à incarner tous les personnages, nains ou pas, de ce spectacle.
    Dans des costumes très réussis, visuellement très beaux, ils déclenchent souvent l'hilarité générale, pour mieux enfoncer le clou écologique.

    Les contrastes entre eux, les oppositions de caractère, de taille, de voix, tout ceci fait mouche. Augustes et clown blanc, le trio fonctionne à merveille ! Les trois camarades s'amusent beaucoup sur le plateau, c'est évident. De beaux moments de comédie émaillent cette heure de spectacle.

    Ils nous régalent également d'un RAP engagé :
    « Pas de plastique Dans l'Océan atlantique, pas de déchets, dans la Méditerranée ! » Yo man !
    Bien entendu, la résolution finale viendra donner une lueur d'espoir, concluant de bien belle façon le message pédagogique adressé mine de rien aux petits.

    Très subtilement, sans avoir l'air d'y toucher, on nous a parlé de l'hyper-capitalisme qui conduit au dérèglement climatique de notre planète.
     
    La méchante sorcière adoptera donc un comportement écologiquement très responsable. Je vous laisse évidemment découvrir cette hilarante conclusion. J'ai donc passé une excellente après-midi dans laquelle petits et grands, tous captivés, ne perdent pas une miette de ce qui se joue sur scène. On entendait les mouches voler, tout le monde riait de bon cœur aux bons endroits, une vraie complicité s'installant très vite entre le public et les comédiens.

    Je vous recommande chaudement ce spectacle qu'il serait d'ailleurs dommage de laisser aux seuls petits !

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    It Art Bag

    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Trouvailles scénaristiques, dialogues cocasses et inventivité tant de la scénographie que des costumes !

    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ? Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici de théâtre et non de cirque. Faire le clown en multipliant gags, chutes et guignoleries est une chose. Maintenir l’attention... Lire plus

    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille Pas ?
    Le théâtre pour enfant est un exercice si ce n’est périlleux, à tout le moins délicat. Je parle bien ici de théâtre et non de cirque. Faire le clown en multipliant gags, chutes et guignoleries est une chose. Maintenir l’attention du jeune public et distiller un message à sa portée mais porteur de sens en est une autre. Les plus grands auteurs d’une littérature parfois trop rapidement qualifiées d’enfantine étaient détenteurs de ce talent-là. De La Fontaine à Perrault en passant par Grimm, ils savaient tenir le lecteur en haleine et dire quelque chose de leur époque, du monde dans laquelle leurs personnages évoluaient. Leurs textes étaient empreints d’une dimension sociale et sociétale et c’est dans leurs pas que cette sympathique et joyeuse équipe pose ses pieds, avec humilité, drôlerie et fraîcheur.
    Proposer une énième adaptation d’un conte connu de tous eut été une entreprise louable mais… rebattue. Ici, l’auteur et les deux metteurs en scène mêlent subtilement plusieurs histoires où tout est partie en vrille. Plus rien ne fonctionne, le rêve a refermé ses paupières au grand dam des petits comme des plus grands. On ne s’ennuie pas une seule seconde à suivre les aventures de trois nains qui tentent désespérément de ranimer une Blanche Neige tombée dans le piège non pas d’une sorcière jalouse, mais comme nous tous, dans celui de la… surconsommation.
    L’écologie au cœur du récit, est abordée sans grandiloquence, pour mettre le spectateur devant ses responsabilités individuelles et collectives, tout particulièrement le jeune enfant à qui il est grand temps d’insuffler une pédagogie et une prise de conscience qui manquèrent cruellement aux générations qui l’ont précédé.
    On se surprend à rire à gorge déployée tant les trouvailles scénaristiques, les dialogues cocasses et l’inventivité tant de la scénographie que des costumes absolument hilarants, nous embarquent dans l’univers des contes où tout fout le camp. Mais peut-être n’est-il pas encore trop tard ? Les méchants pollueurs –qui sont eux mais que nous sommes aussi à notre échelle- auront-ils encore le temps d’inverser la flèche du temps pour sauver ce qui peut l’être ? La pièce ne répond bien entendu pas à la question mais présente le mérite incommensurable de la poser. La Fontaine s’en serait sans doute amusé tout comme il en aurait salué l’ambition, à n’en point douter, messeigneurs.
    Le pitch : La planète des contes s'est détraquée... et les héros n'arrivent plus à finir leurs histoires. Les nains mènent l'enquête... Au Pays des contes, les histoires vont bon train. Chacune se répète invariablement, pour le plus grand bonheur de ses jeunes lecteurs. Un jour, alors que les personnages vivent tranquillement leurs aventures, survient un drame : Blanche Neige ne se réveille pas... du tout ! L'histoire ne peut pas se terminer : ni prince charmant, ni joyeuse noce, ni " ils vécurent heureux et eurent beaucoup... ". L'un après l'autre, les contes s'arrêtent : la Petite Sirène ne remonte plus à la surface, la Fée Bleue reste coincée dans les nuages, Pinocchio est prisonnier de son corps en bois... Affolés par cette situation, les nains de Blanche Neige décident de résoudre au plus vite les problèmes qui détraquent leur belle planète. Avec l'aide des lecteurs, sauront-ils à mener à bien leur enquête, relever les défis, et libérer les héros ? Un indice : les solutions seraient d'ordre écologique...
    David Fargier – Vents d’Orage

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    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Une pièce de théâtre engagée, sensible et drôle pour tous !

    Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à Paris offre un voyage au pays des contes, celui de Pinocchio, de la Petite Sirène et de Blanche Neige. Mais c’est une tragédie:... Lire plus

    Une pièce de théâtre engagée: "Pourquoi Blanche Neige" ne se réveille pas
    La pièce jouée au Théatre de la Contrescarpe à Paris offre un voyage au pays des contes, celui de Pinocchio, de la Petite Sirène et de Blanche Neige. Mais c’est une tragédie: l’éco- système du pays est complètement bouleversé !  Trois nains sur sept de Blanche-Neige ne supportent plus cette situation et décident de résoudre les problèmes qui détraquent leur belle Planète. Questionnements, enquêtes, expériences en temps réel…


    
Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas, en résumé
    Les deux nains Éduquenat et Atessoué se préparent à partir au boulot. Éduquenat envoie Atessoué dire à Blanche Neige que c’est l’heure de recommencer l’histoire. 
    Il revient paniqué avec un mot signé du Prince : 
    “ Impossible de la réveiller malgré tous mes efforts ! Mes baisers ne fonctionnent pas, j’ai les lèvres gercées, je rentre au Château !” 
    Les deux frères réalisent aussi que la petite sirène n’est pas remontée à la surface, coincée sous une masse de choses étranges, et que Pinocchio attend la Fée bleue perdue dans des nuages très bizarres et nauséabonds. Au même moment arrive Ravi, leur frère, lui aussi affolé. Il a étonnamment grandi pendant la nuit et est devenu nain géant : ses habits sont carrément trop petit pour lui ! Quand ils réalisent qu’il a mangé le cageot de pommes de Blanche Neige, ils comprennent qu’il y a un problème avec celles-ci.  En interrogeant la sorcière, ils découvrent qu’elle a été démarchée il y a plusieurs mois par l’engrais TOUTESTFINI, et qu’elle arrose depuis ses pommiers avec. À la suite de cet aveu, les trois nains décident de mener l’enquête. Qui est ce TOUTESTFINI ? D’où vient-il ? Comment réparer le Pays des contes pour qu’ils continuent de nous être racontés ? 


    
Une pièce de théâtre sensible et drôle, pour tous
    A travers une actualisation « environnementale » des contes de Blanche-Neige, de La Petite Sirène et de Pinocchio, la compagnie ‘le vent se lève il faut vivre »   met en lumière les différents problèmes écologiques. Elle les rend accessibles aux enfants, sans les culpabiliser. Comme l’expliquent Emilie Letoffe et Amandine Rousseau, co-metteures en scène :« Les enfants n’y sont pour rien dans le monde actuel. Nous pensons que c’est l’amour pour la planète qui fait agir, et non un fatalisme contraint. » 
    Elles ajoutent que le message qu’elles souhaitent faire passer est le suivant: « nous appartenons à la Terre » et non « La Terre nous appartient ».

     

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    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Comédie tonique et engagée ! Efficace !

    Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (Ve). Blanche-Neige a mangé une pomme aux pesticides toxiques. La Petite sirène est... Lire plus

    Blanche-Neige, la Petite sirène et la Fée bleue luttent contre des pesticides, détritus et autre pluies acides. Un spectacle écolo actuellement à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (Ve).


    Blanche-Neige a mangé une pomme aux pesticides toxiques. La Petite sirène est bloquée au fond de l’océan par un magma de détritus en plastique. La Fée bleue se retrouve coincée sous les pluies acides. Décidément, rien ne va plus au pays des contes !


    Trois nains vont donc tenter de débloquer cette ignoble situation. Les petits spectateurs ne manquent pas, eux non plus, de venir en aide aux personnages en répondant à leurs questions. Les décors et surtout les costumes sont très réussis.

    Cette comédie tonique et engagée de la compagnie Le Vent se lève, qui aborde les thèmes du recyclage et de l’amour de la planète, ne manque ni d’humour, ni de musique. Pour preuve, ce petit rap qui fait mouche : « Pas de plastique/Dans l’océan Atlantique/Pas de déchets/dans la Méditerranée ». Efficace.

    Note de la rédaction : 4/5

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    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Une façon très intelligente, subtile et instructive de nous éveiller à l’écologie !

    Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas? Théâtre de la contrescarpe   Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi ! Rien ne va plus au Pays des contes ! Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un... Lire plus

    Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas? Théâtre de la contrescarpe

     

    Naincroyable mais vrai ! C'est Nainporte quoi !

    Rien ne va plus au Pays des contes !

    Tel est le constat que sont obligés de dresser Atésouhè, Eduquenate et Ravi, trois nains, dont un qui est géant. Si si... Arrivant sur le plateau de manière tout à fait naintempestive, ils vont constater un phénomène jusqu'alors nainpensable : Blanche-Neige ne peut plus se réveiller !

    Il faut donc enquêter !

    ”Pourquoi Blanche neige ne se réveille pas” est un très joli spectacle pour enfants, mis en scène par Amandine Rousseau et Emilie Letoffe, fait pour plaire également aux adultes. Il est très agréable de passer d’un conte à l’autre afin de mener l’enquête et de régler les problèmes écologiques du pays des contes.

    Une façon très intelligente, subtile et instructive de nous éveiller à l’écologie et l’arrivée de Sami est une très belle idée.

    Je ne savais pas que le plastique était un dérivé du pétrole (oups), par exemple.

    Cette proposition théâtrale est belle. Le rythme est soutenu et les comédiens ont une énergie folle.

    Le spectacle idéal pour une après-midi de vacances scolaires au théâtre de la contrescarpe. Nainpossible de manquer ça !

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    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Les messages sont posés avec humour et pédagogie dans ce joli conte !

    Tout comme l’offre théâtrale dans son ensemble, les propositions de spectacles pour enfant sont très nombreuses à Paris et en Ile-de-France. Toutefois, bien qu’ayant gardé une part d’âme de grande enfant, il est rare qu’ils éveillent ma curiosité. Cela a pourtant... Lire plus

    Tout comme l’offre théâtrale dans son ensemble, les propositions de spectacles pour enfant sont très nombreuses à Paris et en Ile-de-France. Toutefois, bien qu’ayant gardé une part d’âme de grande enfant, il est rare qu’ils éveillent ma curiosité. Cela a pourtant été le cas de « Pourquoi Blanche-Neige ne se réveille pas ? et autres contes recyclables », appréciant d’une manière générale que l’on s’amuse et que l’on prenne des libertés avec ces histoires qui ont bercé mon enfance (et sans doute la vôtre). J’avais ainsi dévoré avec délectation le livre « Politiquement correct : contes d’autrefois pour lecteurs d’aujourd’hui » il y a quelques années. Traitant d’une nouvelle forme de politiquement correct qu’est aujourd’hui devenue la question environnementale, cette pièce visant à sensibiliser petits et grands à l’écologie avec humour et malice m’a donné envie de (re)venir au Théâtre de la Contrescarpe.

    Dès l’extinction des lumières côté public, nous sommes plongés dans l’antre des nains de la plus célèbre mangeuse de pommes de l’univers des contes (bien avant la campagne politique d’un certain Jacques dans les années 1990), qui, malgré toute l’énergie déployée par le prince, semble ne pas vouloir se réveiller, tandis qu’un de ses 7 colocataires s’est transformé en géant. Rien ne va plus donc, et les nains (ou ex-nains) mènent l’enquête pour comprendre l’origine de ces fâcheux dysfonctionnements.

    Consultant le livre des contes (version 2.0), ils découvrent que d’autres contes sont victimes de l’horrible erreur 404 et sont ainsi bloqués sans espoir apparent de résolution. Ils vont donc retrousser leurs manches et partir en voyage pour comprendre ce qui se passe et trouver des solutions. Ils croiseront ainsi la sorcière et sa méthode pour accroître le rendement de ses champs de pommiers, la petite sirène coincée par un déferlement de plastique à l’entrée de sa grotte, la fée bleue, Bob l’éponge et autres personnages tous coincés dans un immense complot qui semble être l’œuvre d’un certain « Toutéfini ».

    Les 3 comédiens nous entraînent ainsi dans leurs aventures rocambolesques, sur la base d’un texte bien construit, écrit par Fanny Roche, faisant la part belle aux jeux de mots et aux références pour les petits et les grands. Caroline Borderieux est excellente sous le bonnet de lutin d’Eduquenat, canalisant ses compagnons tout en sachant les surprendre lorsqu’elle se lâche pour un rap des océans « incorayable », Amandine Rousseau nous fait bien rire en petite sirène reine « d’instacrabe » et Quentin Morillère en nain de la taille de Gulliver mais aussi en tante maléfique repentie ou chef d’atelier fourbe. Les messages incitant à consommer moins de plastique, de pesticides et de pétrole sont posés avec humour et pédagogie dans ce joli conte où tout est bien qui ne fait que commencer… puisque c’est aux spectateurs de continuer en adoptant les bons gestes.

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    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Une performance scénique et dynamique. Surtout, à ne pas manquer!

    Une enquête menée tambour battant par les nains de Blanche -Neige sur les méfaits de la pollution.
Un conte à la fois écologique et ludique où la participation du public ravira petits et grands.
Une performance scénique et dynamique. Surtout, à ne pas manquer! Léa... Lire plus

    Une enquête menée tambour battant par les nains de Blanche -Neige sur les méfaits de la pollution.
Un conte à la fois écologique et ludique où la participation du public ravira petits et grands.
Une performance scénique et dynamique. Surtout, à ne pas manquer!
    Léa Berroche rédactrice au magazine culture-évasions.fr

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    Pourquoi Blanche Neige ne se réveille pas ? La fantastique enquête écolo !

    Si la pièce est engagée, elle se veut surtout pédagogique.

    Nos meilleures sorties en famille pour les vacances de la Toussaint LA SÉLECTION DU FIGARO - Ateliers, spectacles et balades en plein air… Profitez des congés de la Toussaint pour vous divertir en famille. Malheur ! Empoisonnée par une pomme pleine de pesticides, Blanche-Neige ne se réveille pas…... Lire plus

    Nos meilleures sorties en famille pour les vacances de la Toussaint
    LA SÉLECTION DU FIGARO - Ateliers, spectacles et balades en plein air… Profitez des congés de la Toussaint pour vous divertir en famille.
    Malheur ! Empoisonnée par une pomme pleine de pesticides, Blanche-Neige ne se réveille pas… Atésouhé, Eduquenate et Ravi, trois des sept nains, ne sont pas au bout de leur peine. La Petite Sirène et la Fée bleue de Pinocchio sont rattrapées par la dure réalité des catastrophes écologiques. Si la pièce, montée par la compagnie Le Vent se lève, est engagée, elle se veut surtout pédagogique. Les nains enquêtent et trouvent des solutions pour rétablir l’ordre au Pays des Contes. Recyclage et amour de la planète en ligne de mire, les deux metteuses en scène, Émilie Letoffe et Amandine Rousseau, tentent de faire émerger des questionnements dans la tête des enfants. La première confie au journal Réforme : «Il faut rester léger. L’enfant n’y est pour rien dans ce réchauffement climatique. S’il pose des questions à ses parents, s’interroge sur sa consommation de plastique, c’est tant mieux !»

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    Des mots pour vous dire

    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Rémi Mazuel (...) rend hommage non sans humour.

    Il ne surgira pas de votre mémoire. Mais d’un passé glorieux. Cet illustre inconnu au bataillon des plus grands peintres de son époque (Sisley, Monet, Renoir, Bazille…) était pourtant l’objet de toutes les attentions de la société et le plus adulé quand d’autres... Lire plus

    Il ne surgira pas de votre mémoire. Mais d’un passé glorieux. Cet illustre inconnu au bataillon des plus grands peintres de son époque (Sisley, Monet, Renoir, Bazille…) était pourtant l’objet de toutes les attentions de la société et le plus adulé quand d’autres s’essayaient encore dans les ateliers de Gleyre. Peintre officiel, il décorera notamment plafonds et décors de théâtre, comme celui de la salle Richelieu de la Comédie-Française, ou celui de l’Opéra Garnier. Il sera salué par la presse et recevra la légion d’honneur.


    Alexis-Joseph Mazerolle – oui c’est son nom au Voisin incognitode Picasso, juste dans la galerie voisine – s’adonnait dans une exigence de travail à servir sa passion : sublimer le réel, rapprocher les gens du divin. Académique, il se voulait aussi libre.


    Alors, qu’est devenu Mazerolle ? Apollon le garderait-il jalousement près de lui, loin des hommes et de leurs réminiscences ? Et ses œuvres ?
    Rémi Mazuel retourne le sablier du temps, réécrit son histoire et nous invite sur une mise en scène de Marie-Caroline Morel à découvrir les traits de son visage, de son histoire, de sa fin controversée (suicide ou maladie ?).


    Dans une éloquence qui lui est familière (il a remporté le Concours d’Éloquence de l’association Forum Event à Bordeaux), Rémi Mazuel, dans la peau d’un gardien de musée, répare cette injustice et lui rend hommage non sans humour. De quoi passer une bonne soirée.

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Un spectacle drôle et touchant !

    Une pièce qui réhabilite Alexis-Joseph Mazerolle Tous les mercredis à 21h, au Théâtre de la Contrescarpe dans le 5e arrondissement de Paris, se tient une pièce différente des autres : Le Voisin de Picasso. Mise en scène par Marie-Caroline Morel, elle a été écrite par... Lire plus

    Une pièce qui réhabilite Alexis-Joseph Mazerolle
    Tous les mercredis à 21h, au Théâtre de la Contrescarpe dans le 5e arrondissement de Paris, se tient une pièce différente des autres : Le Voisin de Picasso. Mise en scène par Marie-Caroline Morel, elle a été écrite par son interprète, Rémi Mazuel. Ou l’histoire d’un jeune gardien de musée attristé que les visiteurs préfèrent la salle d’à côté consacrée à Picasso, tandis que lui surveille celle dédiée à Alexis-Joseph Mazerolle, pourtant un des peintres stars du 19e siècle. C’est en effet à lui que l’on doit, entre autres, la décoration de l’Opéra Garnier, de la Comédie-Française et de divers autres lieux partout en France et en Europe. Officier de la Légion d’Honneur, il est aujourd’hui (presque) totalement oublié, après avoir été célébré par ses contemporains. Et cette pièce a pour but de le réhabiliter auprès du plus grand nombre, tout en offrant une réflexion sur la célébrité et son côté éphémère, ainsi que sur la création.

    Bien évidemment, Mazerolle n’est pas le seul artiste reconnu de son vivant et qui a depuis été un peu effacé de l’histoire de l’art ou presque. Mais ici, Rémi Mazuel en a fait un spectacle drôle et touchant, permettant au peintre et aux autres, d’être remis en lumière, l’espace d’une heure. Un spectacle né d’une histoire toute personnelle pour l’auteur : un grand-père lui-même artiste-peintre et une grand-mère qui lui a fait découvrir Mazerolle, par le biais d’un catalogue d’exposition. Le comédien voit là l’occasion de raconter une histoire dont il a le secret et cherche à contacter les descendants de l’artiste : qu’à cela ne tienne, ils font partie de sa propre famille et il l’ignorait totalement : un des héritiers de Mazerolle est en effet l’époux de la cousine de son grand-père. De quoi avoir les informations nécessaires pour raconter la carrière étonnante d’un peintre qui mérite de retrouver l’éclat de sa palette.

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    L’idée est vraiment plaisante !

    DANS LES OUBLIETTES DE L’HISTOIRE « L’idée est vraiment plaisante : parler d’un peintre, contemporain de Renoir, Monet, Sisley et les autres, qui a eu plus rapidement que ses petits camarades une grande notoriété et qui est aujourd’hui totalement inconnu. L’élu, Alexis-Joseph... Lire plus

    DANS LES OUBLIETTES DE L’HISTOIRE
    « L’idée est vraiment plaisante : parler d’un peintre, contemporain de Renoir, Monet, Sisley et les autres, qui a eu plus rapidement que ses petits camarades une grande notoriété et qui est aujourd’hui totalement inconnu.
    L’élu, Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889), adulé très vite par ses professeurs, croulait sous les commandes. Il a laissé quelques traces comme brillant décorateur au Conservatoire de musique de Paris…
    Rémi Mazuel imagine donc un comédien au chômage - un « intermittent », comme on les appelle désormais -, devenu gardien de musée dans la salle Mazerolle, voisine de celle de Picasso. Il réhabilite comme il peut son héros devant des visiteurs étrangers qui n’y comprennent goutte et qui snobent le petit Mazerolle pour le grand Picasso.
    C’est assez amusant, surtout dans la première partie, Rémi Mazuel étant un comédien pince-sans-rire qui sait utiliser sa voix grave et sa bonne bouille de faux naïf. »
    Jean-Luc Jeener

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Ça vaut le coup !

    Un retour historique sur une étape méconnue de l’histoire de l’art avec la pièce Le voisin de Picasso au Théâtre de la Contrescarpe.   La pièce commence avec le personnage d’Antoine, un gardien de musée qui travaille au milieu d’une foule bruyante et disparate,... Lire plus

    Un retour historique sur une étape méconnue de l’histoire de l’art avec la pièce Le voisin de Picasso au Théâtre de la Contrescarpe.

     

    La pièce commence avec le personnage d’Antoine, un gardien de musée qui travaille au milieu d’une foule bruyante et disparate, grand admirateur du peintre académique Alexis-Joseph Mazerolle, ultra connu au XIXe siècle mais tombé depuis dans un oubli quasi général. Rémi Mazuel s’amuse à accumuler les rôles pour décrire une histoire remplie d’anecdotes très mal connues. Le spectacle commence comme le récit d’un personnage lunaire pour finir dans le drame, presque sans prévenir.

     

    Un peintre oublié et un personnage ambigu
    Mazerolle a vécu à l’époque de peintres rentrés dans la postérité, Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley, qui eux à l’époque luttaient pour une reconnaissance incertaine. Mazerolle lui n’a pas connu autant de difficultés, décorant de nombreux lieux de spectacles comme l’Opéra Garnier, la Comédie Française, le Conservatoire de musique de Paris, le Théâtre d’Angers et le théâtre de Baden Baden). Les multiples commandes reçues de l’état français et de prestataires privés ont fait sa prospérité et sa reconnaissance de son vivant, jusqu’à être élevé au grade d’officier de la Légion d’honneur. Le comédien enchaine les scénettes pour faire connaitre le contexte, l’ascension et la gloire de Mazerolle. Le personnage d’Antoine se transforme en contemporains de Mazerolle, les scènes s’enchainent, jusqu’à mélanger la vie du gardien à celle des autres intervenants. Le titre de la pièce vient de la proximité supposée entre deux salles d’un même musée, celle visitée par tous et consacrée à Picasso, et celle rapidement traversée consacrée à Mazerolle. Le récit tragicomique devient finalement vraiment dramatique quand le nœud de l’affaire est révélé avec un souffle coupé dans toute la salle. il faut voir la pièce pour en savoir plus, désolé, mais ça vaut le coup !

     

    Le voisin de Picasso est un voyage dans l’histoire artistique récente et l’esprit d’un homme troublé par son histoire personnelle. Le spectacle est à découvrir au Théâtre de la Contrescarpe.

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Éminemment sympathique !

    « Seul en scène, solide sur ses grandes jambes, éminemment sympathique, il s’adresse aux (nombreux) spectateurs avec une fausse bonhomie et un ton pince-sans-rire assez réjouissant. C’est dire qu’on sort place de la Contrescarpe, bourré des mêmes touristes plein d’envie, le... Lire plus

    « Seul en scène, solide sur ses grandes jambes, éminemment sympathique, il s’adresse aux (nombreux) spectateurs avec une fausse bonhomie et un ton pince-sans-rire assez réjouissant. C’est dire qu’on sort place de la Contrescarpe, bourré des mêmes touristes plein d’envie, le cœur léger et le sourire aux lèvres.»

    Jean-Luc JEENER

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Un beau travail, une interprétation brillante. Un spectacle étonnant !

    Antoine, est un comédien en rupture - provisoire - de contrats. Alors, pour vivre, il devient guide dans un musée. Tous les visiteurs demandent le chemin de la salle réservée aux œuvres de Picasso, et passent sans la voir devant celle consacrée à Alexis-Joseph MAZEROLLE (1826-1889).   Un... Lire plus

    Antoine, est un comédien en rupture - provisoire - de contrats.
    Alors, pour vivre, il devient guide dans un musée.
    Tous les visiteurs demandent le chemin de la salle réservée aux œuvres de Picasso, et passent sans la voir devant celle consacrée à Alexis-Joseph MAZEROLLE (1826-1889).
     
    Un peintre qui a eu beaucoup de succès et a décoré de sa peinture, nombre de bâtiments célèbres comme la Comédie Française ou le Palais Garnier.
     
    Il a été officier de la Légion d'Honneur, et son nom est tombé dans l'oubli, personne ne fait jamais référence à lui.
    Rémi MAZUEL, qui a écrit et joue ce spectacle, nous entraîne dans le parcours d'une bonne dizaine de personnages ayant fréquenté ce peintre, aujourd'hui totalement méconnu et oublié.
     
    Un voyage pictural, au long de cimaises oubliées de tous. Un beau travail, une interprétation brillante. Un spectacle étonnant !
     

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    Spectacle aussi profond que bien troussé.

    Un jeune gardien de la salle Alexis-Joseph Mazerolle, voisine de celle de Picasso se désespère que son protégé soit quasi invisible malgré ses efforts pour attirer l’attention d’un public indifférent à cette ancienne gloire académique. Lui-même acteur au chômage en... Lire plus

    Un jeune gardien de la salle Alexis-Joseph Mazerolle, voisine de celle de Picasso se désespère que son protégé soit quasi invisible malgré ses efforts pour attirer l’attention d’un public indifférent à cette ancienne gloire académique. Lui-même acteur au chômage en quête de gloire il s’interroge sur la fragilité de la reconnaissance du talent.

    Un héroïque gardien de (salle) mémoire
    Seul sur scène Rémi Mazuel ne ménage pas ses efforts et ses talents de pince-sans-rire décalé. Il incarne pas moins de quatre personnages – pour sortir de l’ombre Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889), l’ancienne gloire académique. Et le défi est de taille tant le peintre pompier star, contemporain et compagnon d’atelier de Claude Monet, Auguste Renoir, Alfred Sisley, est tombé dans l’oubli. Drôle, la plongée bourrée d’anecdotes piquantes et de silhouettes connues est très vivante « aux pays des sans-gloire, des inconnus au bataillon et des laissés pour compte qui n’en pensent pas moins » comme le dit l’auteur-interprète avec ce ton savoureux et engagé qu’il porte à incandescence grâce à la fluidité et aux astuces de la mise en scène par Marie-Caroline Morel.

    Un triomphe au goût du jour
    Rémi Mazuel déploie un talent de conteur pour réhabiliter le destin de A-J Mazerolle.
    Pour tenter de réhabiliter l’ancienne gloire pompier – aussi contemporain des frères Flandrin – l’héroïque gardien de salle fait revivre son irrésistible ascension institutionnelle ; le spectateur suit les conseils et les attentes du professeur prêchant les sujets historiques. Et participe à ses triomphes, alors que ses camarades impressionnistes sont marginalisés, notamment les commandes du plafond de la Comédie-Française ou de la décoration du Conservatoire de musique de Paris, de l’Opéra Garnier, du Théâtre d’Angers … Célébrité démultipliée par le soutien de son éditeur qui diffuse ses œuvres sous forme d’un procédé neuf à l’époque, la lithographie.

    Sortir ou rentrer dans l’ombre de l’histoire
    Las, les goûts changent, et la disparition de l’essentiel de ses hauts faits d’arme par le feu l’a quasi effacé de l’histoire de l’art (voir une fiche wikipédia expéditive) malgré une exposition à La Piscine de Roubaix en 2015. En trame, le récit très enlevé interroge les mécanismes éphémères pour tout artiste de la notoriété et de l’ombre . Il ménage un retournement final plus intime, plus dramatique aussi qui ne manquera pas de toucher le spectateur. « On sait que parfois « l’enfer c’est les autres », mais si le vrai cauchemar c’était « pas de regard du tout » ? » plaide Rémi Mazuel.
    Le spectateur lui a toutes les raisons de venir sans attendre porter un regard sur ce spectacle aussi profond que bien troussé.

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Performance d’acteur (...) comédien dont le travail mérite d’être salué.

    La photographie d’Alexis-Joseph Mazerolle par Nadar en 1883 est posée sur un chevalet au centre de la scène. Le noir se fait. Des bruits évoquent la folie alors qu’un faisceau de lumière blanche découvre un homme recroquevillé et secoué d’angoisse. Contemporain de Monet,... Lire plus

    La photographie d’Alexis-Joseph Mazerolle par Nadar en 1883 est posée sur un chevalet au centre de la scène. Le noir se fait. Des bruits évoquent la folie alors qu’un faisceau de lumière blanche découvre un homme recroquevillé et secoué d’angoisse.

    Contemporain de Monet, Renoir et Sisley, Mazerolle (1826-1889) appartient à la catégorie des peintres académiques. Son style correspondait aux goûts de son époque et il connut une belle notoriété. Il a en effet reçu de multiples commandes privées et publiques. Il a décoré de nombreux lieux de spectacle comme l’Opéra Garnier, le Conservatoire de musique de Paris, les théâtres d’Angers et de Baden Baden… et la Comédie Française, ce qui lui valut la Légion d’honneur.

    Le grand public ne le connait plus vraiment. Et pour cause puisqu’en 1900, un incendie détruisit les plafonds peints en 1877-1879. Il n’en subsiste que des gravures et esquisses. Rémi Mazuel s’est penché sur ce parcours qu’il estime injuste en écrivant son histoire pour le théâtre tout en rendant plus largement hommage aux artistes qui connaissent une éphémère gloire, parce que ce fut aussi le cas de son propre grand-père, devenu artiste-peintre après une carrière d’entrepreneur. Il a eu envie d’écrire sur ces deux mondes, l’art et l’entreprise, que l’on oppose trop souvent.

    Et ce qui est amusant c’est que c’est sa propre grand-mère qui lui avait donné le point de départ de sa pièce en lui offrant un jour un catalogue sur l ‘œuvre d’Alexis-Joseph Mazerolle. C’est bien plus tard qu’il apprit qu’un descendant de ce peintre était marié à la cousine de son grand-père. Cette découverte renforça sa motivation.

    Étant comédien, il a choisi d’interpréter tous les rôles. Par contre il ne voulait pas se priver d’un regard extérieur et il a eu raison. Il a donc préféré confier la mise en scène à Marie-Caroline Morel, qui comme lui a suivi le Cours Cochet-Delavène.

    Après le prologue, la pièce se poursuit autour de l’histoire d’Antoine, un comédien que son agent lâche brutalement faute de réussir à lui trouver des contrats. Comme il lui faut gagner sa vie, le jeune homme dépité devient gardien de musée, dans un lieu où le plus célèbre est Picasso. Si bien qu’on lui demande à longueur de temps où se trouvent ses tableaux.

    Rémi Mazuel renseigne sur tous les tons et gère des situations cocasses, surtout pendant les visites scolaires. Le comédien mime une incroyable bagarre le précipitant hors de scène avant que la pression ne retombe. Il réhabilite aussi l’artiste surdoué et tombé dans l’oubli en convoquant les personnalités marquantes de sa carrière dans la « salle Mazerolle », voisine de celle de Picasso. Il joue quatre personnages principaux et six lieux différents joués dans le décor épuré conçu par Alix Cohen.

    Sa passion n’est pas incompatible avec une certaine objectivité car soutenir un artiste c’est aussi lui dire ses quatre vérités quand il le faut.

    On peut aller au théâtre de la Contrescarpe voir Rémi Mazuel pour connaitre l’histoire de Mazerolle mais c’est tout de même la performance d’acteur que j’ai grandement appréciée. J’ai découvert un comédien dont le travail mérite d’être salué. C’est en toute logique qu’il s’est illustré dans l’improvisation et l’éloquence. Et sa carrière ne fait que commencer !

     

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    Rémi Mazuel, troublant de vérité...

    LE VOISIN DE PICASSO de et avec Rémi Mazuel. Mise en scène de Marie-Caroline Morel.  Il est difficile d'être celui qu'on ne voit pas, n'écoute pas, ne remarque même pas. A plus forte raison quand on voudrait être le comédien reconnu sur le devant de la scène, et non ce gardien de... Lire plus

    LE VOISIN DE PICASSO de et avec Rémi Mazuel. Mise en scène de Marie-Caroline Morel. 
    Il est difficile d'être celui qu'on ne voit pas, n'écoute pas, ne remarque même pas. A plus forte raison quand on voudrait être le comédien reconnu sur le devant de la scène, et non ce gardien de musée quasi transparent, à qui il échoit d'indiquer la direction vers Picasso, au détriment de ce portrait qu'il côtoie, celui d'un laissé-pour-compte qui eut cependant son heure de gloire, avant de sombrer aux oubliettes de la notoriété escamotée. Alexis-Joseph Mazerolle, élève de Charles Gleyre, condisciple de Sisley, Renoir, Monet, Bazille. Peintre honoré du temps où il peignait la coupole de la Comédie Française, décorait le foyer de l'Opéra, entre autres. Un beau palmarès sans suite.
    Mazerolle, c'est par son frère aîné Gabriel qu'Antoine a appris à le connaître au point d'en retracer toutes les facettes, devant les publics passagers qu'il tente d'y intéresser. En vain.
    Pour combler le vide de son existence, il brosse les diverses figures qui hantent son esprit tourmenté, endossant tour à tour la blouse du peintre ou le costume étriqué de sa fonction, jouant sur les dialogues tronqués avec les peintres un instant ressuscités ou les petits visiteurs scolaires dont il hérite momentanément, à son corps défendant. Tyran d'atelier, élèves indisciplinés. Une noria de personnages qu'on s'imagine sans les voir. 
    Peintre oublié, frère escamoté, comédien raté, gardien frustré. De lourds secrets pèsent sur cet être déchiré qui sombre lui aussi dans l'ombre définitive, celle de la démence.
    Rémi Mazuel, troublant de vérité, brosse de ce personnage un portrait en clair-obscur, amertume et désenchantement, entre tendresse et dérision, forçant le rire et la compassion face à l'injustice du talent et aux aléas de sa reconnaissance.
    L'espace scénique est alternativement habité par la réalité contemporaine ou suggéré par les évocations d'Antoine. A quelques siècles d'écart. Cette jonglerie protéiforme déstabilise sciemment le spectateur qui ne peut manquer de s'interroger : où s'instaure le vrai du récit ? où s'inaugure le délire mental ?
    C'est à la camisole de force d'ouvrir le spectacle et de le clore... 

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Comédien talentueux et inspiré (...) Spectacle diablement créatif

    Au Théâtre de la Contrescarpe Rémi Mazuel (texte et interprétation) ressuscite la figure singulière du peintre français Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889). Mis en scène par Marie-Caroline Morel Le voisin de Picasso nous propose un spectacle original et drôle scrutant tout à la fois... Lire plus

    Au Théâtre de la Contrescarpe Rémi Mazuel (texte et interprétation) ressuscite la figure singulière du peintre français Alexis-Joseph Mazerolle (1826-1889). Mis en scène par Marie-Caroline Morel Le voisin de Picasso nous propose un spectacle original et drôle scrutant tout à la fois la saveur même et la cruauté de la condition artistique.
    Malicieusement, Rémi Mazuel interprète le rôle d'un atypique gardien de musée enthousiaste et tourmenté, vivant dans l'obsession de Joseph Mazerolle, peintre pompier du XIXe siècle célèbre de son vivant puis retombé dans un anonymat complet. Pour bien comprendre l'histoire il faut préciser que ce gardien de musée est un comédien frustré et que la salle désertée où il exerce sa fonction est consacrée à l'artiste Mazerolle. Au cours du spectacle ce lieu symbolique est mis constamment sen parallèle avec la salle bondée voisine, consacrée aux œuvres de Picasso d'où ce titre énigmatique.

    La mise en scène dynamique de Marie-Caroline Morel et le jeu créatif et imprégné d'humour de Rémi Mazuel fait ressortir à la fois l'ambition solitaire et le courage chez ce gardien mais aussi sa vulnérabilité et son sentiment d'inachèvement artistique et existentiel. Outre qu'il présente un intéressant voyage dans la peinture, cet alerte et amusant spectacle solo nous plonge au coeur même des conceptions artistiques du XIXe siècle et de leurs antagonismes féroces. Il nous rappelle que l’art académique officiel régnait sans partage une bonne partie du XIXe siècle et que ses représentants étaient formés et récompensés de façon immuable par de grandes institutions étatiques et monotones telles que : école des beaux-arts, Académie, Salon. De façon naturelle et sur le mode enjoué de l'humour pince-sans-rire un brin british Mazuel se faufile élégamment dans une galerie de personnages habités et réalistes comme celui par exemple de Charles Gleyre, peintre suisse paternaliste, qui initie Mazerolle dans son atelier aux secrets de la peinture.

    De façon amusante et sur le mode rythmé de scènettes expressives Le voisin de Picasso nous raconte aussi l'histoire d'un amour frustré, celui d'un de ces innombrables intermittents des planches cherchant tout simplement la reconnaissance sociale. Par petites touches, ce texte fin et malicieux nous suggère également l'aspect névrotique résultant de l'identification poussée à l'extrême du gardien de musée à Mazerolle. De façon crédible Mazuel interprète un de ces tragiques anti-héros modernes, un de ces fervents et anonymes esthètes ou intellectuels devenus pédagogue par besoin existentiel comme dans ses tentatives quotidiennes dans le musée à faire découvrir auprès des classes scolaires l'oeuvre de Mazerolle, constamment éclipsée par celle de Picasso. Sur la scène l'on perçoit bien - et toute la progression narrative du spectacle nous oriente vers cette très vivante impression théâtrale - qu'il y a dans ce musée un fossé inséparable entre deux univers, celui de Mazerolle et de Picasso.
    C'est en quelque sorte l'éternel conflit entre les gueux et les puissants. Les gueux d'aujourd'hui, c'est justement Mazerolle, l'artiste flamboyant d'hier qu'aujourd'hui tout le monde a oublié et dont l'oeuvre, pour des raisons esthétiques mais aussi idéologiques, peut prêter à controverse. La fascination du comédien/gardien de musée pour Mazerolle nous interroge. Elle se profile presque anachronique, voire burlesque. Pour accompagner sa révolte intérieure de comédien que l'on devine fauché et touché par un traumatisme familial - il a un frère artiste peintre récemment suicidé - la logique même voudrait que le personnage principal jette son dévolu sur un artiste bien maudit comme Schiele, Modigliani, Soutine ou Van Gogh. L'aspect ironique de l'histoire réside dans ce choix surprenant du gardien de musée pour Mazerolle, ce symbole fort de l'art officiel pompier, comme purent l'être d'autres représentants comme Cabanel et Bouguereau, tous honnis par les impressionnistes et les artistes avant-gardistes.

    De façon amusante Mazuel nous rappelle dans son interprétation d'un Charles Gleyre hautain et traitant en larbin un certain Van Gogh (le revoilà !) le mépris des élites culturelles au XIXe siècle vis à vis de tout peintre aventureux. Pourtant, ces peintres dits péjorativement « pompiers » avaient une maîtrise technique très convaincante, voire savante, mais on leur reprochait surtout de peindre très bien des sujets creux et d’un intérêt insuffisant empruntés à l'histoire, à la mythologie et à la religion.

    Au final Le voisin de Picasso donne un éclairage surprenant sur cette ambiguïté même de la démarche de l'artiste, empêtré dans ses choix, ses doutes et ses espoirs. Dans Maîtres anciens (1988) l'écrivain et dramaturge autrichien Thomas Bernhard (1931-1989) avait déjà évoqué dans le huis-clos d'un musée toute l'ambivalence de la condition de l'artiste. Comédien talentueux et inspiré, Rémi Mazuel réussit l'exploit, dans un spectacle court mais diablement créatif, de nous faire réfléchir d'un point de vue humain sur les enjeux fondamentaux de l'art.

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    La presse en parle

    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    À voir pour découvrir un comédien de grand talent !

    "Le voisin de Picasso" : une performance d'acteur à la Contrescarpe ! Rémi Mazuel qui vient de l’improvisation théâtrale (festival du RING à Grenoble 2015 & 2016, Trophée des Arts à Barcelone 2016), occupe le plateau du théâtre dans un seul en scène très... Lire plus

    "Le voisin de Picasso" : une performance d'acteur à la Contrescarpe !
    Rémi Mazuel qui vient de l’improvisation théâtrale (festival du RING à Grenoble 2015 & 2016, Trophée des Arts à Barcelone 2016), occupe le plateau du théâtre dans un seul en scène très original...
    Ayant eu l'idée d'écrire sur Alexis Joseph Mazerolle, un peintre académique contemporain de Sisley, Monet et Renoir, aujourd'hui tombé dans l'oubli, il s'interroge sur les caprices de la notoriété en interprétant Antoine, un gardien de musée qui jalouse le succès de la salle Picasso...
    Le jeune acteur longiligne interprète avec talent tous les rôles, passant d'un registre à l'autre, seulement vêtu d'un costume trop petit pour lui sur un superbe gilet jaune d'or...
    Le ton badin du début se fait plus grave au fur et à mesure des épisodes de l'histoire de ce peintre préféré à l'époque aux impressionnistes, qui décora le plafond de la Comédie française et fut même élevé au grade d'officier de la légion d'honneur...
    Antoine s'associe en miroir au destin malheureux de Mazerolle pour nous raconter  son triste quotidien d'acteur sans engagement, lâché par son agent...
    A la fin de son monologue, habité par son rôle, Rémi Mazuel nous emmène aux confins de la folie...
    A voir pour découvrir un comédien de grand talent !

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    Le voisin de Picasso - De la peinture à la Comédie Française

    Interprétation à la fois drôle, touchante et poignante.

    « Rémi Mazuel livre une interprétation de ce seul en scène à la fois drôle, touchante et poignante.» « La mise en scène signée Marie-Caroline Morel et le décor épuré mettent en valeur le brillant jeu d’acteur et le texte de Rémi Mazuel. »

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    LA CHUTE de CAMUS

    Une œuvre majeure, sur le sujet majeur l’individualisme de l’homme moderne.

    Jean-Baptiste Clamence est un avocat français émigré au Pays bas, à Amsterdam. Il vit une vie parfaite, à tous niveau, jusqu’au jour où un bruit assourdissant brise cette perfection. Le bruit d’un corps s’abattant sans l’eau calme du fleuve, quelque minutes après... Lire plus

    Jean-Baptiste Clamence est un avocat français émigré au Pays bas, à Amsterdam. Il vit une vie parfaite, à tous niveau, jusqu’au jour où un bruit assourdissant brise cette perfection. Le bruit d’un corps s’abattant sans l’eau calme du fleuve, quelque minutes après qu’il soit passé sur le pont. Glacé par la stupéfaction de cette situation, il ne parvient pas à faire quoi que ce soit.
    Jean-Baptiste Clamence est un être à qui tout sourit. Le travail, la famille, les femmes. Il est formidable et tout le monde le lui rend.
    Le jour où il passe sur un pont traversant la Seine, et que la jeune femme qu’il avait aperçue alors, se jette dans le fleuve, tout son être est pétrifié. Il ne sait pas quoi faire. Il attend, il se questionne. Il se dit que quelqu’un va faire quelque chose, qu’il n’est pas seul. Mais personne n’agit. Et il poursuit sa route. 

    À ce moment-là, sa vie parfaite bascule. Sa culpabilité remonte à la surface. Sa vie est menée que par une chose : la crainte du jugement dernier. Il n’est plus si parfait que ça, il se sent épié par les autres (et on sait bien que l’Enfer c’est les autres …). Le regard des autres le traumatise. Il pense que tout le monde considère qu’il a laissé mourir cette femme, qu’il aurait pu la sauver. Mais est-ce vrai ? Personne ne peut l’affirmer. 
    Parlons de la mise en scène de Géraud Bénech. Il faut expliquer tout d’abord que Jean-Baptiste Clamence s’adresse à quelqu’un. Quelqu’un qu’il croise dans un bar. Mais que nous ne voyons pas. Dans un décor savamment épuré, chaque objet a sa signification. 
    Il passe de chez lui à la salle du bar en quelques mots. La scène est donc partagée entre les deux lieux. Mais le bar est-il réel ? Parle-t-il véritablement à quelqu’un ou est-ce finalement son jugement dernier qu’il matérialise ici ? 

    Précisément au milieu de ces deux espaces, un mannequin représentant cette femme, dans le fond mais qui prend la place la plus importante de la scène. 
    Le mannequin éclairé, qu’on voit tout au long de la pièce, qui nous regarde, nous rappelle la culpabilité de Clamence, qui pèsera toute sa vie sur lui. Cette femme avec qui il vit désormais, sans la connaitre. 
    Une œuvre majeure, sur le sujet majeur l’individualisme de l’homme moderne. L’homme moderne qui ne voit plus que son propre intérêt, sa propre vie, au point de passer son chemin sur la détresse de l’autre. 
Parce qu’en fait, qui n’a rien sur la conscience ? Même quelque chose dont on n’est pas responsable ? C’est toute cette question qu’aborde Camus dans cette œuvre. 

     

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    LA CHUTE de CAMUS

    Magnifique mise en scène ! Intense et sobre !

    La chute. Théâtre littéraire à la contrescarpe. Nouveau horaires Jean-Baptiste Clamence se confie à un inconnu, dans un bar douteux d’Amsterdam. Il se présente comme « juge-pénitent », étrange profession consistant à s’accuser soi-même afin de pouvoir... Lire plus

    La chute. Théâtre littéraire à la contrescarpe. Nouveau horaires
    Jean-Baptiste Clamence se confie à un inconnu, dans un bar douteux d’Amsterdam. Il se présente comme « juge-pénitent », étrange profession consistant à s’accuser soi-même afin de pouvoir devenir juge.
    Il se raconte : naguère avocat à Paris, il mena une brillante carrière. Respecté de tous et ayant une haute opinion de lui-même, il se considérait au-dessus du jugement du commun des mortels. En parfait accord avec lui-même, sa vie était une fête, et il était heureux.
    Jusqu’au soir où il passa sur un pont duquel il entendit une jeune fille se jeter. Il poursuivit son chemin, sans lui porter secours. Cette chute entraîna celle, morale, de Clamence et marqua le début de sa quête existentielle.
    Depuis 10 ans, Géraud Bénech, metteur en scène et Stanislas de la Tousche, comédien explore la littérature et l’emmène au théâtre.

    Après le merveilleux Céline, Derniers entretiens joué au théâtre de la contrescarpe et au poche Montparnasse, Cette année est l’occasion de revisiter, de façon théâtrale, ce récit écrit par l’une des figures les plus marquantes de la pensée du XXe siècle.

    Loin des affrontements historiques et idéologiques des années 1950 (Guerre froide, décolonisation, forte influence du marxisme dans les courants de pensée en Europe), qui lui donnaient des allures de manifestes, cette étrange confession s’inscrit à présent dans un contexte plus émouvant et proche de nos sensibilités contemporaines, davantage tournées vers l’intime et le personnel.

    Un homme rompu à l’art de la parole, brillant avocat comme il se décrit... comédien comme il se prétend, va se mettre à nu dans un « jeu de la vérité » sans concessions.
    Un homme rompu à l’art de la parole, brillant avocat comme il se décrit... comédien comme il se prétend, va se mettre à nu dans un « jeu de la vérité » sans concession ?
    La mise en perspective théâtrale de ce texte s’appuie sur la stratégie d’écriture de Camus. Le spectateur, tout comme le lecteur, n’est pas pris à partie directement. La parole de Jean-Baptiste Clamence, portée par le comédien Stanislas de la Tousche, est adressée à cet interlocuteur invisible qu’il tente de convertir et d’entraîner dans sa chute salvatrice. Petit à petit, sans s’en apercevoir, alors que la confession avance, on se sent tous concernés, pris à partie et presque gênés de voir à quel point le mensonge, si souvent usité, peut faire des dégâts colossaux.

    Qui est ce personnage qui se désigne sous le nom de Jean-Baptiste Clamence. À qui s’adresse-t-il ?

    La magnifique mise en scène de Géraud Bénech, à la fois intense et sobre met la place du miroir en évidence et à chaque instant, le spectateur est confronté à plusieurs informations. Jeu d'acteur, bande sonore, projections. Le tout se mêle en un jeu d'illusions et ajoute encore, une folle intensité à cette introspection. Un texte, tout en ambigüité voulue par Camus et très bien retranscrit par Stanislas de la Tousche, à la mélopée très particulière.
    ” Ces nuits-là, ces matins plutôt car la chute se produit à l’aube, je sors, je vais, d’une démarche emportée, le long des canaux. Dans le ciel livide, les couches de plumes s’amincissent, les colombes remontent un peu. Une lueur rosée annonce, au ras des toits, un nouveau jour de ma création (...) Alors planant par la pensée sur tout ce continent qui m’est soumis sans le savoir, buvant le jour d’absinthe qui se lève, ivre enfin de mauvaises paroles, je suis heureux. Je suis heureux, vous dis-je, je vous interdis de ne pas croire que je suis heureux, je suis heureux à mourir ! ”

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    LA CHUTE de CAMUS

    Un spectacle profond, actuel voire intemporel.

    On se régale de ce texte qui a - sans doute - contribué à l'attribution du Prix Nobel de Littérature, qui a récompensé Albert CAMUS en 1957. Une jolie promenade dans l'univers existentiel du héros Clarence, marri de ne pas avoir sauvé une jeune fille se jetant d'un pont et de s'y noyer.... Lire plus

    On se régale de ce texte qui a - sans doute - contribué à l'attribution du Prix Nobel de Littérature, qui a récompensé Albert CAMUS en 1957.

    Une jolie promenade dans l'univers existentiel du héros Clarence, marri de ne pas avoir sauvé une jeune fille se jetant d'un pont et de s'y noyer.

    Un spectacle profond, actuel voire intemporel.

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    LA CHUTE de CAMUS

    Époustouflante adaptation de La Chute.

    Alors que cette année célèbre le triste anniversaire des soixante ans de la mort d’Albert Camus, l’un des plus grands intellectuels français, quel plus beau cadeau pouvaient lui faire Géraud Benech et Stanislas De La Touche avec cette époustouflante adaptation de La Chute, court roman aux... Lire plus

    Alors que cette année célèbre le triste anniversaire des soixante ans de la mort d’Albert Camus, l’un des plus grands intellectuels français, quel plus beau cadeau pouvaient lui faire Géraud Benech et Stanislas De La Touche avec cette époustouflante adaptation de La Chute, court roman aux allures de monologue intérieur.

    Résumé : La Chute c’est celle d’un homme, Jean-Baptiste Clamence. Alors qu’il s’enivre dans un bar d’Amsterdam, il va faire la rencontre d’un français à qui, sous couvert de servir de guide, va en réalité se dévoiler. S’il le fait au départ sous un jour des plus favorables, petit à petit, son autoportrait se fait de plus en plus aigre, cynique, mesquin et se termine par l’aveu d’une culpabilité qu’il tente de taire depuis des années.
    Critique : Sur sa machine à écrire, il tape frénétiquement, buvant avidement avec l’air de celui qui boit, mais qui n’a plus soif, sans prêter à attention à nous. Puis, alors que la salle se remplit peu à peu, il nous jette enfin un regard pour nous toiser de son regard inquisiteur, comme si nous étions entrés par effraction, sans lui demander son avis.

    Alors qu’il est seul sur scène, des bruits de fêtes se font entendre, le décor est planté Stanislas de la Touche devient Jean-Baptiste Clamence, héros camusien iconique, parfois considéré comme l’alter ego de l’auteur.
    Semblant errer sans but dans cette fête, il va faire la rencontre d’un Français qu’on ne verra jamais et dont on ne sait rien, avec qui il va se mettre à parler.
    Comme dans le texte de Camus, le choix est fait de laisser cet homme dans l’ombre, pour accentuer la solitude du héros qu’on pourrait qualifier sans difficulté de tragique, car c’est là que réside toute la violence du texte, dans la solitude de l’homme moderne, pour reprendre les mots de Camus.
    Rapidement Jean-Baptiste Clamence se présente à son nouvel ami sous un jour des plus plaisants, avec parfois une pointe de vantardise propre à celui qui cherche l’approbation de son auditoire. Pourtant, très vite, le monologue de Clamence prend une toute autre dimension et devient plus introspectif, plus intime. Petit à petit, la carapace se fissure et il se donne à voir tel qu’il est vraiment, n’hésitant pas à se décrire sous un jour plus cynique, mesquin, comme lorsqu’il avoue jubiler à l’idée de faire l’aumône ou lorsqu’il parle de ses conquêtes amoureuses et de sa façon de traiter les femmes.
    Si, dans le texte de Camus, l’intime est à ce point dévoilé, Géraud Bénech et Stanislas de la Touche, à travers leur mise en scène, ont fait le choix de l’accentuer, pour faire raisonner un peu plus en nous ce texte écrit il y a plus de soixante ans et dont la modernité reste toujours aussi saisissante.
    En effet, si l’intime est à ce point central dans l’adaptation à l’instar de l’œuvre originale, c’est qu’il est au cœur de l’évolution du personnage. Il ne fait aucun doute que Clamence était au départ l’homme qu’il décrit avec délectation, mais un événement tragique va venir bousculer ses certitudes et le transformer en cet être cynique qui se donne à voir.

    Le récit de Camus est parfois abrupt, tant le personnage semble passer d’un état à un autre, tel un corps porté par les flots. La prestation de Stanislas de la Touche parvient, avec beaucoup de justesse, à transposer le texte sur scène. L’acteur est constamment en équilibre pour conférer au propos ce qu’il faut de pathos et de cynisme, sans jamais exagérer le trait. Stanislas de la Touche donne vie sous nos yeux au héros camusien, avec une incroyable facilité.
    De plus, le choix de la mise en scène et du décor épuré accentuent cet effet de solitude et participent au sentiment de malaise que le spectateur ressent parfois à l’écoute des confidences du héros. Le spectateur assiste impuissant à la chute de cet homme, mais pas à celle de l’acteur qui, au contraire du héros, s’élève grâce à sa prestance.

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    LA CHUTE de CAMUS

    Un texte puissant, impeccablement servi !

    "La Chute" au Théâtre de la Contrescarpe : un texte puissant, impeccablement servi Quel bonheur de pouvoir retourner au Théâtre de la Contrescarpe où Baz'art a pu voir tant de beaux spectacles ces dernières années, comme Fausse note de Didier Caron ou Pas d'souci du... Lire plus

    "La Chute" au Théâtre de la Contrescarpe : un texte puissant, impeccablement servi

    Quel bonheur de pouvoir retourner au Théâtre de la Contrescarpe où Baz'art a pu voir tant de beaux spectacles ces dernières années, comme Fausse note de Didier Caron ou Pas d'souci du génial Philippe Fertray ! Un bonheur décuplé quand la pièce du Grand Retour s'avère aussi puissante que bien interprétée.

    Nous voici dans un bar miteux, quelque part en Hollande. Un homme, Jean-Baptiste Clamence (Stanislas de la Tousche) se tient debout, ou du moins, essaie, fortement ébranlé par un état d'ébriété qui va le pousser à la confidence.

    Pendant une heure, il raconte, s'épanche, se dévoile. Tantôt avec désespoir, tantôt avec colère. Parfois avec cynisme. Il nous parle d'une Chute, ou plutôt, de plusieurs. Celle d'une femme, un soir, dans la Seine : une femme qu'il n'a pas voulu secourir et dont le souvenir le hante. De celle qui a été la sienne, depuis le drame, aussi. Jadis homme du monde, brillant avocat, apprécié des femmes, Jean-Baptiste Clamence a connu la déchéance et se présente désormais comme comédien, ou "juge-pénitent" à qui veut bien l'entendre et accepte de l'écouter.

    Les mots puissants d'Albert Camus sont incroyablement incarnés par Stanislas De la Tousche, impeccable du début à la fin, quelles que soient les émotions traduites dans ce soliloque déversé comme un intarissable torrent.

    La mise en scène sobre et efficace de Géraud Bénech allie habiles effets de lumière et sonores qui nous projettent tantôt dans l'obscurité d'un bar bruyant, tantôt en pleine rue, au bord d'une eau glacée. Des images vidéo viennent s'ajouter à ces effets techniques, mettant l'homme face à lui-même, face au reflet de son égoïsme, de sa lâcheté, de sa culpabilité.

    Albert Camus a voulu nous offrir une peinture sans fards de l'homme occidental à travers cet homme qui a subi la Chute - ou l'a précipitée. C'est parfois troublant, souvent touchant, toujours puissant.

    "La Chute" est une pièce exigeante à voir, à soutenir, maintenant que, ô bonheur, nos théâtres ont rouvert leurs portes. Bravo !

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    LA CHUTE de CAMUS

    Superbe pièce interprétée à merveille par le talentueux comédien Stanislas de la Tousche !

    « C’est une superbe pièce que nous présente le metteur en scène Géraud Bénech interprétée à merveille par le talentueux comédien Stanislas de la Tousche. »

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    LA CHUTE de CAMUS

    La parole est portée de manière émérite avec une éloquence sensible par Stanislas de la Tousche !

    Monologue dramatique d'après l'œuvre éponyme de Albert Camus interprété par Stanislas de la Tousche dans une mise en scène de Géraud Bénech. "La Chute" dernier opus de l'écrivain et philosophe Albert Camus, s'articule autour de la chute, entendue comme le péché... Lire plus

    Monologue dramatique d'après l'œuvre éponyme de Albert Camus interprété par Stanislas de la Tousche dans une mise en scène de Géraud Bénech.

    "La Chute" dernier opus de l'écrivain et philosophe Albert Camus, s'articule autour de la chute, entendue comme le péché originel, et la thèse de la culpabilité consubstantielle à la nature humaine dans une variation athée de la morale judéo-chrétienne qu'il aborde dans le registre de la controverse philosophique.

    Albert Camus a précisé qu'il dressait "le portrait d'un petit prophète comme il y en a tant aujourd'hui. Ils n'annoncent rien du tout, et ne trouvent pas mieux à faire que d'accuser les autres en s'accusant eux-mêmes". Un homme singulier, et dont le nom Jean-Baptiste Clamence renvoie symboliquement au prophète biblique Jean le Baptiste clamant dans le désert, se révélant un vaniteux pratiquant une autosatisfaction sans limite quant à sa supériorité intellectuelle, délivre sa confession de p(r)êcheur pour qui "chaque homme témoigne du crime de tous les autres".

    Ce témoignage-confession sous forme dialogale de convention avec un interlocuteur muet est celui d'un homme obsédé par un acte, non sa commission mais son omission, qui ressort à la confrontation avec soi-même sur le mode du plaidoyer et/ou réquisitoire d'un homme révélant non seulement sa culpabilité mais sa duplicité.

    Travaillent régulièrement de concert, ainsi pour le superbe "Derniers entretiens" d'après l'oeuvre de Louis-Ferdinand Céline, le comédien Stanislas de la Tousche et le metteur en scène Géraud Bénech présentent une transposition scénique qui rend compte de la dualité consubstantielle du personnage, ainsi que ce dernier l'indique en évoquant "la fine crête qui sépare l'hyperacuité de la folie".

    L'ambiguité de la confrontation avec soi-même, à laquelle s'ajoute l'invocation, d'autant plus brillante qu'elle émane d'un ancien avocat, de la circonstance atténuante tenant à l'universalité du comportement humain se révèle, en l'espèce, on dans le bar orignel mais "in door" dans l'espace intime d'un cabinet de travail.

    La parole est portée de manière émérite avec une éloquence sensible par Stanislas de la Tousche qui navigue subtilement entre la vraie fausse humilité du repentant et le faux vrai cynisme du "pécheur".

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    LA CHUTE de CAMUS

    Camus porté en majesté !

    Une adaptation libre et nécessaire du texte d’Albert Camus La chute au Théâtre de la Contrescarpe Programmée tous les mercredis et les jeudis à 19h au théâtre de la Contrescarpe, la pièce imaginée par Albert Camus et publiée chez Gallimard en 1956 retrouve une nouvelle... Lire plus

    Une adaptation libre et nécessaire du texte d’Albert Camus La chute au Théâtre de la Contrescarpe

    Programmée tous les mercredis et les jeudis à 19h au théâtre de la Contrescarpe, la pièce imaginée par Albert Camus et publiée chez Gallimard en 1956 retrouve une nouvelle jeunesse avec l’excellent Stanislas de la Tousche dans le rôle de Jean-Baptiste Clamence avec la mise en scène inventive de Géraud Bénech. Quelques accessoires bien trouvés permettent d’insuffler un vrai rythme à un monologue qui remet en cause les certitudes sur une vie réussie. La pièce montre bien que le blanc est noir, que le noir est blanc, et rien n’est acquis à l’homme, ni sa force, ni sa faiblesse ni son cœur.

     

    Camus porté en majesté
    Ce qui est considéré comme le dernier grand récit d’Albert Camus est un véritable réquisitoire contre les fausses certitudes de l’homme moderne. Avec un art consommé du mot et du verbe, l’auteur nobelisé remet en cause la réussite professionnelle, la reconnaissance collective et les conquêtes amoureuses en soulignant bien la vanité constante des choses, les flagorneries jamais entendues et tout ce qui construit l’édifice du vaniteux du XXe siècle. Un quidam visiblement imbu de lui-même si on tient compte de sa prolifique et inarrêtable faconde s’adresse à un inconnu dans un bar miteux d’Amsterdam nommé Mexico City. Ce rade dérisoire est le dernier royaume d’un mondain parisien échoué là suite à une disgrâce personnelle. Après un torrent de fleurs jetées sur son oeuvre de grand homme et de bon samaritain, le masque tombe et la véritable personnalité, longtemps autant cachée qu’ignorée, refait surface. Jean-Baptiste Clamence avoue ses travers et se définit comme un juge pénitent qui s’accuse soi-même afin de pouvoir devenir juge des autres. Le comédien rivalise de procédés oratoires pour coller au texte de Camus tout en prenant des libertés surprenantes, comme ce moment charnière où le personnage entend un corps tomber dans l’eau sans savoir sauver cette personne à la dernière extrémité de sa vie. Le moment où tout bascule passe sur un magnéto qui fait défiler une bande qui accompagne le comédien tout du long du spectacle. Avec une canne à pêche, il signifie son désir de sauver autrui, avec une ballerine, il figure ses conquêtes féminines, un miroir symbolise un côté sombre où des personnages démoniaques apparaissent. Là où la fête occupait l’existence d’un homme imbu de lui-même, le spectacle de la déchéance personnelle le fait descendre de son piédestal et se rendre compte de l’égoïsme de sa condition. Le texte, la mise en scène et le comédien sont au diapason pour faire réfléchir les spectateurs sur la force intrinsèque d’un texte essentiel de la littérature française.

    Après de nombreuses présences à d’autres adaptations de ce texte de Camus, force est de constater que celle-ci est au-dessus du lot. Parfaitement interprété avec un texte déclamés au cordeau, La Chute redevient ce texte essentiel à lire et relire pour se donner une bonne dose de modestie et d’humilité. De quoi croire aux valeurs de justice et de responsabilité en mettant à distance les mirages de la société capitaliste, le bon moment pour revoir cette pièce tous les mercredis et jeudis soir de Juillet au Théâtre de la Contrescarpe à Paris !

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    LA CHUTE de CAMUS

    Une belle performance d’acteur !

    Un avocat très imbu de lui-même croise sur un pont une jeune fille prête à sauter à l’eau. Il continue son chemin, l’entend tomber, et ne se retourne pas. Sa vie dès lors prendra une tout autre tournure. Cette surprenante pièce, adaptée du roman éponyme d’Albert... Lire plus

    Un avocat très imbu de lui-même croise sur un pont une jeune fille prête à sauter à l’eau.
    Il continue son chemin, l’entend tomber, et ne se retourne pas.
    Sa vie dès lors prendra une tout autre tournure.
    Cette surprenante pièce, adaptée du roman éponyme d’Albert Camus, nous interroge sur notre égoïsme et la futilité de nos motivations.

    Stanislas de la Tousche, seul en scène, fait vivre intensément son personnage. Une belle performance d’acteur !

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    Théâtre au vent

    LA CHUTE de CAMUS

    L’homme qui parle nous émeut.

    Dans sa prière d’insérer de l’édition de la Chute (1956) Camus présente « L’homme qui parle » : Il a le cœur moderne, c’est-à-dire qu’il ne peut supporter d’être jugé… Fait-il son procès ou celui de son temps ?... Lire plus

    Dans sa prière d’insérer de l’édition de la Chute (1956) Camus présente « L’homme qui parle » : Il a le cœur moderne, c’est-à-dire qu’il ne peut supporter d’être jugé… Fait-il son procès ou celui de son temps ?
    Pour adapter ce roman-monologue sur une scène de théâtre, il faut rentrer dans le film du personnage, c’est-à-dire deviner ce qu’il voit, ce qu’il ressent tandis qu’il parle car aussi bien, il y a ce que disent les gestes, le corps et que les mots seuls ne peuvent exprimer.  C’est tout l’intérêt de cette représentation théâtrale de la chute. Incarné par Stanislas de la TOUSCHE, Jean-Baptiste Clamence devient un personnage sur scène au même titre qu’un personnage Shakespearien ou plus évident pour nous qu’un personnage de Dostoïevski, Stavroguine dans les Possédés ou le narrateur des Carnets du sous-sol décrit comme un individu maniaco-dépressif.
    Mais au fond, au-delà de sa description sociale – il s’agit d’un ancien avocat très prisé – qui se nomme Jean-Baptiste Clamence, il est un homme parmi les hommes qui est tout nu dès lors qu’il s’expose au jugement et au regard des autres. Le point de départ du cataclysme moral de cet individu est terrible. L’homme est obsédé par le souvenir d’une défaillance : il n’est pas venu au secours d’une jeune femme en train de se noyer. 
    L’origine de cette défaillance pourrait être interprétée de diverses façons. La plus simple est de penser qu’il n’a pas eu le courage. Manquer de courage c’est aussi être humain mais Jean-Baptiste Clamence déteste cette image que lui renvoie son comportement, il la déteste au point qu’il la foule à ses pieds et à travers reconnait celle de l’homme en général.
    Le réquisitoire contre la société de son temps est sous-tendu par la véhémence d’une douleur quasiment physique, l’homme a aussi bien mal dans son corps que dans son esprit.


    La mise en scène de Géraud BENECH fait penser à un rêve éveillé, un cauchemar qui a cela de pittoresque qu’il nous transporte dans un bouge, un bar d’Amsterdam où se retrouvent des êtres qui fuient la solitude. Et il y a cet instrument magique du miroir qui ne cesse de s’agiter, de vaciller, se consumer comme une flamme telle la vie de cet homme.
    Cette intrusion du fantastique donne de la chaleur au personnage, elle s’accorde à la fièvre qui l’habite si justement exprimée par Stanislas de la TOUSCHE.


    Le personnage hanté par le souvenir de sa propre lâcheté, nous ne le voyons pas en quête du bonheur ni même de son salut. Pour excessive que puisse paraître son introspection bordée de cynisme, elle agit comme un volet qui frappe contre le mur, elle l’appareille au monde.


    Le public se trouve dans la position de l’interlocuteur muet de Jean-Baptiste Clamence, certainement embarrassé, médusé par cette confession torrentielle.  Stanislas de la TOUSCHE ne donne même pas l’impression de jouer, il est cet homme qui se confesse, se livre corps et esprit pour regarder la nuit en face.  De chair et de sang, avec cet ego vacillant comme une mouche aveugle, en quête de lumière, l’homme qui parle nous émeut.

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    LA CHUTE de CAMUS

    À voir absolument !

    Un bar à matelots à Amsterdam. Une atmosphère enfumée, glauque, pleine de la cacophonie des beuveries qui s'entrechoquent. Jean-Baptiste Clamence, un habitué des lieux, y détone par son élégance décontractée, son sourire et sa faconde courtoise. Il se porte au secours d'un... Lire plus

    Un bar à matelots à Amsterdam. Une atmosphère enfumée, glauque, pleine de la cacophonie des beuveries qui s'entrechoquent. Jean-Baptiste Clamence, un habitué des lieux, y détone par son élégance décontractée, son sourire et sa faconde courtoise. Il se porte au secours d'un client en peine de boisson et noue une camaraderie de circonstance, qui va se muer en complicité touristique au long des quais, dans la senteur trouble des feuilles mortes.
    S'inaugure alors, comme une sorte d'exorcisme inefficace, la longue confession de Clamence, ressassée, sans cesse peaufinée. Celle des souvenirs décrits avec précision qui l'ont amené à son statut actuel, loin du Paris de ses succès professionnels et mondains d'antan. Tel fut le choc vital d'une mauvaise conscience jamais amendée, du cynisme amoureux, de la vanité qui explosent au détour d'un quai nocturne, d'une chute inexorablement amorcée.
    L'exil vers ces lieux sordides, quasi exotiques, autorise une résurrection morale, que désormais il partagera avec des inconnus de fortune, à qui il offre ainsi la possibilité de leur salut. Juge-pénitent, juge légitimé par sa propre pénitence, Clamence extrapole son expérience au dévoilement de la veulerie universellement partagée.

     

    Ce texte flamboyant, d'une originalité et d'une puissance inouïes, n'a pas pris une ride depuis 1956. Stanislas de la Tousche renforce davantage sa vitalité signifiante, faisant de chaque spectateur l'inconnu de passage qu'il interpelle sans lui laisser le temps de reprendre souffle, avant de le laisser s'en retourner vers son propre questionnement. Ébranlé, pas indemne.
    À voir absolument.

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    LA CHUTE de CAMUS

    C'est magistralement servi !

    La Chute au Théâtre de La Contrescarpe : Stanislas de la Tousche, impressionnant, sert le texte d’Albert Camus dans une mise en scène de Géraud Bénech, une mise en abyme qui laisse le spectateur fixer la limite entre la représentation et sa réflexion Sur la scène, un bureau, une... Lire plus

    La Chute au Théâtre de La Contrescarpe : Stanislas de la Tousche, impressionnant, sert le texte d’Albert Camus dans une mise en scène de Géraud Bénech, une mise en abyme qui laisse le spectateur fixer la limite entre la représentation et sa réflexion
    Sur la scène, un bureau, une machine à écrire, un magnétophone à bandes, un miroir. Pendant que le public trouve sa place, un homme entre sur scène, en marcel et bretelles, écoute la bande au casque, tape à la machine… Cette nuit là, en novembre, je regagnais la rive gauche et mon domicile par le Pont Royal…

    Cette nuit là, l’homme a vu une jeune femme tomber dans la Seine, il n’a pas réagi. Maintenant il est à Amsterdam, au Mexico City, un bar de marins. Il partage des genièvres avec un inconnu, il va lui raconter sa vie. La vie d’un avocat brillant à qui tout vient facilement, la réussite, l’argent, les femmes. Devant cet homme, il va prendre conscience de l’égoïsme, du vide de sa vie. Il a laissé un de ses camarades mourir sous ses yeux, il a manipulé les femmes, sans jamais s’intéresser à un autre que lui. Petit à petit, ce n’est plus de lui qu’il parle, mais de l’homme moderne, en tout cas dans sa version occidentale.

    Le spectateur est là, il voit cet homme mettre à nu sa conscience devant un inconnu, s’observer à travers un miroir, laisser s’effondrer les valeurs sur lesquelles il s’est construit.


    Le travail de Stanislas de la Tousche est impressionnant. Il sert le texte avec une profondeur qui force le respect, en se donnant le temps, dans les gestes, dans la voix, une voix sans urgence, qui sait allonger les syllabes, retrouver le ton du parisien bien éduqué des années 50. Avec lui, grâce à lui, je sentais petit à petit s’effondrer Jean-Baptiste Clamence, ses certitudes, ses barrières. Je voyais un homme qui ne s’est intéressé qu’à lui même franchir une borne, réaliser sa propre vacuité, cette vacuité à laquelle il ne peut plus échapper.

     

    La mise en scène de Géraud Bénech apporte une mise en abyme complémentaire, il y a sur scène un acteur, deux hommes, celui qui se livre et celui qui écrit, Clamence et Camus. Clamence est-il Camus, je suis sorti sans trancher, faut-il d’ailleurs choisir entre le niveau de la réflexion et celui de la représentation, le spectateur observe-t-il Camus qui observe Clamence, ou le spectateur est-il, comme Camus, comme Clamence, un homme moderne face à sa vacuité… chacun trouvera sa frontière.

     

    Une raison d’aller voir la pièce ? Parce que c’est Camus, et que c’est magistralement servi. Pour la beauté du texte. Parce que le propos est actuel, trop actuel. Parce que vous aimez le théâtre. Parce que Camus est à votre programme de Français ou de Philo. Parce qu’il vous arrive de réfléchir.

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    Mais du soleil que reste-t-il ? d'après Maurice GENEVOIX

    Servi par deux comédiens exceptionnels !

    « Servi par deux comédiens exceptionnels liés à la guerre de 14 par leur histoire familiale, le texte de Genevoix, dont on perçoit en chacun d’eux la résonance intime, est magnifié par la sobriété de la mise en scène, et les notes sublimes du Concerto en sol de Ravel,... Lire plus

    « Servi par deux comédiens exceptionnels liés à la guerre de 14 par leur histoire familiale, le texte de Genevoix, dont on perçoit en chacun d’eux la résonance intime, est magnifié par la sobriété de la mise en scène, et les notes sublimes du Concerto en sol de Ravel, engagé volontaire comme ambulancier à Verdun. »

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    Mais du soleil que reste-t-il ? d'après Maurice GENEVOIX

    Le spectateur applaudit avec force l’œuvre bouleversante et fidèle.

    Pour célébrer l’entrée de Maurice Genevoix au Panthéon en novembre 2020, le Théâtre de la Contrescarpe présente un spectacle inspiré de deux livres de l’académicien : Ceux de 14 - Les Eparges qui relate les quatre jours, en février 1915, de la bataille pour la... Lire plus

    Pour célébrer l’entrée de Maurice Genevoix au Panthéon en novembre 2020, le Théâtre de la Contrescarpe présente un spectacle inspiré de deux livres de l’académicien : Ceux de 14 - Les Eparges qui relate les quatre jours, en février 1915, de la bataille pour la crête des Eparges près de Verdun, et La mort de près écrit cinquante ans plus tard par un Genevoix âgé qui revient avec humanité et sagesse sur les épisodes tragiques de son expérience de soldat.
    La trame du spectacle Mais du soleil que reste-t-il ? réside en deux récits entrecroisés. Le texte, très dense, illustre parfaitement ce qui caractérise l’écrivain : réalisme, sens poétique, volonté de témoigner, souci de perpétuer et de maintenir vivant ce qu’il estime être mémorable.
    Géraud Bénech signe une mise en scène sobre, fidèle à l’esprit et à l’œuvre de Genevoix. Elle réunit deux acteurs pour un dialogue entre Maurice Genevoix jeune officier (Rémy Chevillard) et Genevoix écrivain âgé (Stanislas de la Tousche) qui revisitent les mêmes souvenirs.  Le spectateur ne peut rester insensible à ce qui se revit sur scène : la guerre et ses horreurs… Il partage le témoignage de l’auteur et applaudit avec force l’œuvre bouleversante et fidèle.
    Il est permis de penser que, de son Panthéon proche du Théâtre de la Contrescarpe, Maurice Genevoix serait fier de ce spectacle qui s’inscrit aussi dans une démarche mémorielle.

     

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    Mais du soleil que reste-t-il ? d'après Maurice GENEVOIX

    Un spectacle puissant dont on sort remué jusqu'à l'âme.

    Maurice Genevoix et sa Grande Guerre sur les planches Interview de Géraud Bénech Par Isabelle Schmitz   Le théâtre de la Contrescarpe présente jusqu'au 2 janvier 2022 Mais du soleil que reste-t-il ?, une pièce inspirée de l'œuvre de Maurice Genevoix sur la Grande Guerre.... Lire plus

    Maurice Genevoix et sa Grande Guerre sur les planches
    Interview de Géraud Bénech
    Par Isabelle Schmitz

     

    Le théâtre de la Contrescarpe présente jusqu'au 2 janvier 2022 Mais du soleil que reste-t-il ?, une pièce inspirée de l'œuvre de Maurice Genevoix sur la Grande Guerre. Théâtre de la Contrescarpe

     

    INTERVIEW - Habité par le sentiment d'une dette générale de la France envers ses poilus, Géraud Bénech a adapté sur scène deux œuvres du Goncourt 1925, Les Éparges et La mort de près. Il en sort un spectacle puissant, Mais du soleil, que reste-t-il, dont on sort remué jusqu'à l'âme.

    LE FIGARO. - Pourquoi avoir voulu montrer la Première Guerre au théâtre ?
    Géraud BÉNECH - La littérature et le théâtre en particulier ont toujours entretenu, et ce dès les origines, un rapport étroit avec le récit de la guerre, au croisement du tragique et de l'épique. Et la « Grande Guerre », comme on l'appelle, a été un climax tragique pour tous ceux qui en ont fait l'expérience. Il y a dans les écrits de Guerre de Maurice Genevoix une puissance épique et une profondeur tragique dont j'ai cherché la traduction théâtrale, en faisant attention de ne pas dénaturer pour autant la force de ce qui est avant tout un témoignage. Le jeune lieutenant est joué par Rémy Chevillard, qui porte ce récit à la manière d'un coryphée. Il est à la fois sa figure vivante et la voix de Ceux de 14, le fantôme d'une écriture. À ses côtés, Stanislas de la Tousche, incarne l'écrivain âgé qui en 1973 publie La mort de près et qui, à l'autre bout de la vie, revisite ses souvenirs de guerre et pose sur eux un regard plus apaisé.

    Pourquoi avoir choisi, dans ce monument aux mille pages qu'est Ceux de 14 , cet extrait du livre Les Éparges ?
    Ces pages se sont imposées d'emblée de par leur unité tragique. Au cœur des Éparges,se trouve le récit des journées du 17 au 21 Février, pendant lesquelles eurent lieu dans un périmètre restreint des combats d'une rare intensité. Le 17, Genevoix et son régiment reçoivent l'ordre de monter à la tranchée de Calonne, pour reprendre des positions allemandes sur la crête des Eparges. Il en revient miraculeusement vivant cinq jours plus tard avec quelques survivants. Unité de temps et de lieu. Cette tragédie commence de manière presque légère, on attend l'ordre de monter à la tranchée, le récit est très factuel puis se tend, rythmé par les minutes qui passent, les explosions de mines, le barrage d'artillerie, la charge d'infanterie, le tout vécu à hauteur d'homme. Très vite la mort survient, frappe au hasard, parfois juste à côté, décime, frôle Genevoix lui-même lorsqu'un obus explose entre ses jambes. Au cœur de ce récit, on trouve ce témoignage sublime d'humanité : un soldat moribond allongé sur le tas de ses camarades tués, sauve, par son seul regard, la vie de l'auteur en lui désignant avec une obstination désespérée le danger qui le menace. Cet épisode, évoqué à nouveau à cinquante ans de distance dans La mort de près, donne lieu à un récit poignant à deux voix.
    La mort de près vient en contrepoint à Ceux de 14 pour éclairer de façon plus distanciée et réflexive le témoignage pris sur le vif. C'est une sorte de commentaire apaisé et serein à ce « récit de la passion » que constitue ce cœur tragique de Ceux de 14, ces cinq jours de calvaire sur la crête des Eparges.

    Qu'apporte la confrontation du vieil écrivain face au jeune officier, que vous avez choisi de mettre en scène ?
    Il y a quelque chose d'impossible dans cette rencontre, que seul le théâtre permet. Les rares regards qu'ils échangent n'en sont que plus chargés d'intensité. Le vieil écrivain reconnaît le jeune homme qu'il a été, et revisite ses émotions, ses souffrances pour en tirer une leçon de sagesse. Grièvement blessé deux mois après les évènements racontés dans le spectacle, Maurice Genevoix, se vidant de son sang, atteint les portes de la mort. Dans La mort de près, il revient sur cette expérience de sa propre mort mais aussi de la mort des autres, ses camarades, ou de celle des animaux dans la guerre (le cheval blessé), dont il nous transmet toute la dignité, la grandeur et le mystère.
    À l'autre bout de la vie, il nous dit qu'il peut regarder en face le «moment du passage» avec une certaine sérénité, grâce à cette expérience douloureuse par laquelle il a acquis une sagesse prématurée et une acuité sur tout ce qui est de l'ordre de la vie et de la mort et qui sublimera tout ce qu'il écrira ensuite.

    En plus de votre travail de mise en scène sur différentes pièces, vous avez publié deux ouvrages consacrés à la Première Guerre Mondiale : que nous apprend cette guerre, à un siècle de distance ?
    J'ai idée d'une dette de mémoire, mais aussi d'une énigme relative à ma propre histoire familiale que je voulais explorer, le destin de mon grand-père. J'ai voulu comprendre ce que ressentaient ces hommes de vingt ou trente ans, quand j'ai atteint ce même âge, et cela me poursuit. Je me souviens d'un vieux combattant de 1914, un ami de ma famille, qui avait perdu un bras à Verdun, et qui arrivait chez nous lorsque j'étais enfant, avec son béret, comme sorti d'un autre temps. Ce n'est que plus tard que j'ai compris que ce vieillard avait vécu cela alors qu'il était jeune homme, que son appétit de vie, de séduction, d'action, tout ce que l'on désire à cet âge, avait été entravé. Ils voulaient mordre la vie, et ils ont mordu la boue. Cela m'a extrêmement ému, toute cette classe d'âge lancée dans la guerre.
    Cette mémoire n'est pas totalement apaisée, elle poursuit son travail et continue de résonner dans de nombreuses familles. Les recherches historiques actuelles sur la Grande Guerre nous parlent surtout de notre temps. Le centenaire s'est intéressé surtout à l'aspect victimaire du conflit, aux oubliés, au rôle des femmes, au destin des troupes indigènes, au sort des mutins et des fusillés, aux soldats vus comme des victimes non consentantes, un troupeau téléguidé, brutalisé, considéré comme de la chair à canon.
    Genevoix a écrit Ceux de 14 à une époque où le regard porté sur la défense du pays, de la patrie, la responsabilité assumée de ses propres actes en temps de guerre étaient tout autres. Il dit lui-même «je suis un guerrier » et assume sa position de combattant. Cela ne l'empêche en rien de poser un regard critique voire féroce sur l'absurdité de ce qu'il observe, sur les ordres aberrants qui menacent la vie des hommes. Mais il défend son pays avec la conviction intime qu'il fait son devoir.

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Cette adaptation se caractérise par son éclatante cohérence !

    “Une valise à la main, tout de blanc vêtu, l’homme avance lentement sur scène. Bientôt, les mots de Proust s’élèvent dans leur troublante et mystérieuse beauté. Réalisée à partir d’extraits plus ou moins connus de “À la recherche du temps perdu”, cette adaptation se caractérise par son... Lire plus

    “Une valise à la main, tout de blanc vêtu, l’homme avance lentement sur scène. Bientôt, les mots de Proust s’élèvent dans leur troublante et mystérieuse beauté. Réalisée à partir d’extraits plus ou moins connus de “À la recherche du temps perdu”, cette adaptation se caractérise par son éclatante cohérence. Une même évidence qui se retrouve dans la mise en scène où le moindre objet a sa justification, le moindre silence sa raison d’être. Une réussite parachevée par l’interprétation envoûtante de David Legras, qui nous emmène sur le chemin sinueux des souvenirs à la rencontre de la duchesse de Guermantes ou d’Albertine. Un plaisir rare au goût aussi savoureux que celui d’une petite madeleine.”

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    La présence scénique humanise tout en sobriété cette écriture géniale.

    Une gageure que de mettre sur les planches “À la recherche du temps perdu”. Virgil Tanase s’y essaie pourtant et parvient à nous faire entrer dans le monde de Marcel Proust par une petite porte tout en finesse. Des morceaux choisis, des phrases, des moments de texte qui évitent l’écueil des raccourcis. Sur scène,... Lire plus

    Une gageure que de mettre sur les planches “À la recherche du temps perdu”. Virgil Tanase s’y essaie pourtant et parvient à nous faire entrer dans le monde de Marcel Proust par une petite porte tout en finesse. Des morceaux choisis, des phrases, des moments de texte qui évitent l’écueil des raccourcis. Sur scène, quelques-unes des thématiques fortes du roman : la réminiscence et le souvenir chers à l’auteur, entre autre. Et David Legras, seul sur le plateau, nous fait partager intelligemment la phrase proustienne, dont la structure complexe se déroule avec jouissance, servie par la clarté de la diction et l’expressivité du comédien. La présence scénique humanise tout en sobriété cette écriture géniale. Sans l’appauvrir.
    L’on écoute comme une évidence ce soliloque oiseux, cette introspection qui, au sens propre, nous parle. Les quelques accessoires suggèrent l’incarnation des figures chéries. Ils rythment les moments du texte soutenant l’attention de l’auditoire, servant d’allégories à tous les personnages et notions présents fantomatiquement. En une heure et quart, le spectateur perçoit les plus minuscules détails qui peuplent la vie de l’enfant jusqu’à ceux qui obnubilent l’homme d’âge mûr. Une description de chambre, une évocation de femme ou une peinture de comparses vieillissants.
    Combray, Albertine, Swan, vous n’aurez qu’une hâte au terme du spectacle : les retrouver, (r)ouvrir l’un des tomes, au hasard et ressentir à nouveau ce que vous avez éprouvé à la lecture d’un Proust, jadis”

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Des tonalités cristallines pour une symphonie romanesque.

    Des tonalités cristallines pour une symphonie romanesque “À la recherche du temps perdu de Marcel Proust rivalise avec l’ambition des cathédrales et des symphonies. Virgil Tanase met en scène cette balade du souvenir aux couleurs sépia, trempées des rayons réfractés de la vie passée. Des occasions... Lire plus

    Des tonalités cristallines pour une symphonie romanesque
    “À la recherche du temps perdu de Marcel Proust rivalise avec l’ambition des cathédrales et des symphonies. Virgil Tanase met en scène cette balade du souvenir aux couleurs sépia, trempées des rayons réfractés de la vie passée. Des occasions d’éblouissements pour des intuitions que l’on croyait perdues, avec la sérénité et l’inquiétude contrôlée de David Legras, le flâneur dont les pensées et les mouvements mènent à des relais obligés du cycle proustien. L’écriture, produite dans une chambre tapissée de liège, ne saurait oublier toutes les alcôves protectrices de l’enfance, entre rideaux de mousseline à la blancheur d’aubépines chez les grands-parents à Combray, et l’odeur de renfermé que distillent des brindilles de bois sur le sol, un morceau de temps retrouvé: « Longtemps, je me suis couché de bonne heure… ». Surgit soudainement à la mémoire la disparition signifiante de la grand-mère, l’instant où le garçon prend conscience qu’il ne la reverra plus, tout en chaussant ses bottines.
    Miracle d’un crissement qui laisse affleurer les jours anciens
    Au rendez-vous, la fameuse madeleine, moment inattendu d’une félicité goutée à nouveau, à l’instant même où les «miettes du gâteau » imbibées de thé touchent le palais. Voilà l’envahissement d’un « plaisir délicieux » dont l’adulte ne peut saisir la cause, une simple offrande dominicale de la tante Léonie à l’enfant qu’il était. Quand au sentiment de l’amour, il s’impose à travers le portrait d’Albertine, l’adolescente si changeante rencontrée pendant la villégiature normande. Le spectacle donne la mesure des trésors poétiques de l”A la recherche du temps perdu” à l’aide d’images scéniques réinventées, non pas par le déséquilibre attendu des « deux dalles inégales du baptistère de Saint-Marc », mais grâce à une voiture enfantine du siècle dernier avec un guignol de poupées. Miracle d’un crissement de métal pleurant qui laisse affleurer les jours anciens.”

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Les réminiscences s’entremêlent et donnent la vie à ce très beau “À la recherche du temps perdu”

    “Il faut du cran pour se risquer à pénétrer dans le temple de Proust. Le parfum de ses réminiscences échappe à nombre de flacons… Alors, une heure et quart de recherche. Il s’agit de faire jaillir le passé dans le présent ; de réitérer une sensation pour lui faire dire ce qu’elle renferme de souvenirs. Le... Lire plus

    “Il faut du cran pour se risquer à pénétrer dans le temple de Proust. Le parfum de ses réminiscences échappe à nombre de flacons… Alors, une heure et quart de recherche. Il s’agit de faire jaillir le passé dans le présent ; de réitérer une sensation pour lui faire dire ce qu’elle renferme de souvenirs. Le désir de Proust – retrouver par les mots un plaisir évanoui – est atteint grâce à un processus mental minutieux, auquel le spectateur assiste, en même temps qu’il se délecte de la magie poétique des images. David Legras apparaît là comme un « voyant ». Il transmet cette « fièvre de la recherche » au pays de la mémoire, avec une flamme particulièrement captivante. Il voyage dans l’écriture de Proust, en nous la restituant fluide, voluptueuse et enivrante. Les moments choisis, dont fait partie le passage de la mythique madeleine «imbibée de thé», l’amour exaltée envers l’étrange, l’ambigüe Albertine, s’incarne dans les quelques accessoires présents sur la scène. Un phono, du vieil or, des fleurs, une poupée, un simple grincement : tout nous propulse dans cette galerie de miroirs, où les émotions enfouies se conjuguent et se reflètent encore une fois, au creux des phrases complexes et infiniment extatiques de Proust. Les réminiscences s’entremêlent et donnent la vie à ce très beau “A la recherche du temps perdu”, sous le pinceau d’un Virgil Tanase, au meilleur de sa forme.”

     

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    David Legras est fascinant, magistral !

    D’emblée c’est beau, blanc sur noir. Atmosphère, ombre et lumière… Des draps blancs recouvrant des meubles, et déjà prend vie une maison prometteuse d’histoires, dans laquelle pénètre lentement un homme très élégant, tout de blanc immaculé... Lire plus

    D’emblée c’est beau, blanc sur noir. Atmosphère, ombre et lumière… Des draps blancs recouvrant des meubles, et déjà prend vie une maison prometteuse d’histoires, dans laquelle pénètre lentement un homme très élégant, tout de blanc immaculé vêtu, entre deux âges. Ses mains s’emploient à interroger l’espace en le/se découvrant au fur et à mesure… Son regard hypnotique invite à une intimité étrangement pudique. Il raconte, partage des fragments de son passé. Avec une fébrilité maîtrisée, de sa voix modulable, il décortique les mots qui décortiquent les moments choisis, de manière à ce qu’ils paraissent tangibles pour/par tous les sens. L’éphémère devient universel, le banal se revêtit d’une importance capitale. L’homme qui parle au passé, par sa présence, est une évidence, apaisante et troublante à la fois. Il semble chercher sans réellement en avoir besoin, sauf peut-être pour se rassurer enfin de ne pas l’avoir perdu… tout ce temps.

    Seul en scène, David Legras est fascinant, magistral dans son art de jongler avec le rythme et les intonations, la précision, l’émotion. Il sert avec panache et justesse le magnifique texte proustien.

    Quant à la mise en scène, elle est surprenante, esthétique, épurée et inventive à la fois : Virgil Tanase l’a forgée à la hauteur de son talent et de son imagination. Et nul doute, ce grand Monsieur est un magicien espiègle qui aime transporter les spectateurs dans son univers particulier, où derrière le moindre détail scénique se cache un symbolisme inattendu. À vous/nous de trouver !

    Certains, comme Gide, aiment Proust. Les autres le (re)découvrent grâce à cette pièce qui lui rend si majestueusement hommage.

    Luana Kim

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Il y a en effet de quoi être impressionné par l’interprétation de David Legras !

    Réuni au sein de la petite salle du Théâtre de la Contrescarpe, le public, souvent épris de l’œuvre de l’auteur mis en scène, découvre avec surprise, parfois même avec interrogation, un spectacle captivant, toujours sur le fil. Notre avis : Proust est l’auteur qui,... Lire plus

    Réuni au sein de la petite salle du Théâtre de la Contrescarpe, le public, souvent épris de l’œuvre de l’auteur mis en scène, découvre avec surprise, parfois même avec interrogation, un spectacle captivant, toujours sur le fil.
    Notre avis : Proust est l’auteur qui, souvent, fait l’unanimité au sein des adeptes de littérature. Il est certain cependant que l’écriture de ce dernier peut dérouter, par son caractère fortement descriptif, introspectif, patient. Pour réussir à lire Proust, il faut du temps, il faut aussi avoir vécu. Sinon, la magie n’opère sûrement pas pleinement.
    On mesure alors le défi du comédien, David Legras, et de son metteur en scène, Virgil Tanase, pour rendre la Recherche accessible. Car c’est bien le texte de Proust que le spectateur écoute, attentivement, durant cette heure de réflexion. Réflexion sur l’oubli, sur le souvenir, sur l’être.
    Il y a en effet de quoi être impressionné par l’interprétation de David Legras, totalement habité par ce texte, par ses circonvolutions, par sa musicalité, qu’il nous transmet merveilleusement. Mais il fut étonnant, en tant que spectateur, de ressentir parfois l’envie de retrouver ces mots seul, à côté d’une lampe de chevet, de se les dire à soi, dans sa tête. Le texte de Proust a cette particularité qu’il ne se donne pas facilement. Et si le comédien réussit brillamment à adapter son phrasé à la complexité du propos, le désir de le faire sien est plus grand que celui de se le faire conter.
    Tout n’est qu’une question de goût finalement, car ce seul-en-scène aiguise toutes les subjectivités. Qui ne s’est pas en effet, un jour, repassé le film de sa vie en retrouvant sa chambre d’adolescent ? Son odeur, sa lumière, ses bibelots. Pour qui aime à se laisser aller à des pensées, sans pour autant s’y perdre, pour qui a le goût du questionnement, de la démesure et de l’absolu dans la quête de sens, cette pièce résonnera très certainement en lui.
    Mais il fut par la même amusant de ressentir davantage l’envie de se replonger dans les pages de Proust, plutôt que de se projeter dans l’imaginaire du comédien. La Recherche a cette magie, cette plénitude, qui fera d’elle le roman de chacun.
En tout cas, ce spectacle démontre que l’amour des artistes pour cette œuvre est bien palpable.

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Un bien beau moment à conseiller vivement...

    Virgil Tanase, romancier et dramaturge d’origine roumaine, est bien connu du public français. Installé sur notre territoire depuis 1977, il a réalisé depuis cette date nombre d’adaptations théâtrales d’inspirations très diverses. C‘est un court texte d’André... Lire plus

    Virgil Tanase, romancier et dramaturge d’origine roumaine, est bien connu du public français. Installé sur notre territoire depuis 1977, il a réalisé depuis cette date nombre d’adaptations théâtrales d’inspirations très diverses.
    C‘est un court texte d’André Gide sur l’œuvre de Marcel Proust qui déclencha en lui cette envie d’un nouveau spectacle.

    A partir d’extraits soigneusement choisis des divers tomes de « A la Recherche », Tanase analyse le subtil processus de souvenir inconscient indissociable, selon lui, de l’acte de création artistique.

    Dans les passages proposés on retrouve bien sûr les grands classiques, de l’église de Combray à la petite madeleine trempée dans le thé. Et puis d’autres, moins connus, qu’on vous laisse identifier.

    Des noms évocateurs surgissent du passé, celui de la Duchesse de Guermantes, ceux de Bergotte et de Saint Lou et aussi des prénoms qui nous sont familiers, Albertine et Gilberte, par exemple.

    C’est à David Legras qu’incombe la tâche délicate d’incarner le narrateur. Nous l’avions découvert dans une adaptation du « Petit Prince » de Saint-Exupéry au théâtre de la Pépinière il y a une dizaine d’années.

    Tout de blanc vêtu de la tête aux pieds, avec un élégant chapeau, il est l’incarnation parfaite du sublime Marcel. Pendant une heure un quart il nous susurre sur le ton de la confidence, parfois gourmand, amusé ou surpris, les phrases choisies par le metteur en scène. Le tempo est lent, régulier puis soudain accéléré, comme dans une sonate au piano.

    Quelques meubles, d’abord cachés par des draps blancs, constituent le premier décor. Un guéridon, une chaise et une commode, objets familiers anciens d’une maison de campagne que l’on ferme après l’été et que l’on retrouve à la saison suivante.

    D’autres accessoires font petit à petit leur apparition sur la scène de manière originale, tels une poussette grinçante ou un chapeau d’Albertine. La parole de l’acteur est quelquefois relayée par un gramophone qui délivre le texte derrière un délicieux grésillement.

    Un bien beau moment à conseiller vivement à tous ceux qui aiment être bercés par la magie des mots et la réminiscence des souvenirs qu’on croyait perdus à jamais.

    «Proust est quelqu’un dont le regard est infiniment plus subtil et attentif que le nôtre, et qui nous prête ce regard tout le temps que nous le lisons. Et comme les choses qu’il regarde sont les plus naturelles du monde, il nous semble sans cesse, en le lisant, que c’est en nous qu’il nous permet de voir ; par lui tout le confus de notre être sort du chaos, prend conscience et « nous nous imaginons » avoir éprouvés nous-mêmes ce détail, nous le reconnaissons, l’adoptons, et c’est notre passé que ce foisonnement vient enrichir » disait André́ Gide.

    Alex Kiev

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    Des mots pour vous dire

    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    David Legras sert avec justesse et une sacrée mémoire ces très beaux textes.

    Trois grands draps blancs recouvrent le mobilier.
Sous une lumière tamisée qui rend immaculé et rutilant son costume trois-pièces, David Legras surgit du passé, une valise noire à la main que l’on devine pleine de souvenirs. Le regard accrocheur, il balaie la salle, retire doucement... Lire plus

    Trois grands draps blancs recouvrent le mobilier.
Sous une lumière tamisée qui rend immaculé et rutilant son costume trois-pièces, David Legras surgit du passé, une valise noire à la main que l’on devine pleine de souvenirs.

    Le regard accrocheur, il balaie la salle, retire doucement redingote et chapeau, et par la bouche de Proust nous transporte au temps jadis, dans la mémoire de l’écrivain.

    Là resurgissent son amour pour Albertine, la maison de Combray, la mort de sa grand-mère, sa fascination pour la duchesse de Guermantes, sa sensation extatique pour la fameuse madeleine trempée dans une tasse de thé servie par sa tante Léonie. Mais aussi, dans une introspection profonde, toutes les petites émotions de son enfance qui restituées au présent – et sous l’analyse nécessaire de l’art, chère à Proust – les rendent immortelles.

    Immortelles aussi les métaphores poétiques de cette œuvre colossale constituée de sept tomes et qui résonnent par extraits choisis dans la salle de La Contrescarpe.

    Le grésillement d’un phonographe, le crissement d’un landeau qui se déplace comme par magie sur scène, une coiffeuse et un vieux lampadaire rappellent le XIXe siècle.
    Écharpe et pot de fleurs donnent vie aux états d’âme de Marcel entre les mains de David Legras qui, sert avec justesse et une sacrée mémoire ces très beaux textes.

    Carole Rampal

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Belle et saisissante plongée dans une écriture !

    Critiques / Théâtre A la recherche du temps perdu de Marcel Proust par Gilles Costaz Le tournoiement de la mémoire Proust au théâtre. C’est une transposition bien périlleuse que quelques aventuriers tentent de faire régulièrement. En général, le parti pris... Lire plus

    Critiques / Théâtre
    A la recherche du temps perdu de Marcel Proust
    par Gilles Costaz
    Le tournoiement de la mémoire

    Proust au théâtre. C’est une transposition bien périlleuse que quelques aventuriers tentent de faire régulièrement. En général, le parti pris n’est pas celui de la grande reconstitution d’une société mondaine, comme le cinéma a pu le faire à plusieurs reprises, mais celui de la miniature où l’évocation passe d’abord par la diction du texte et par la mise en place d’une atmosphère. Le spectacle réglé par Virgil Tanase – grand écrivain qui n’a jamais rompu avec son goût du théâtre et de la mise en scène – se place dans cette continuité. C’est un moment à une voix, à un acteur. Le décor est 1900, rétro, nostalgique. Mais les éléments – un miroir, un fauteuil, un gramophone (qui fonctionne) – se détachent de l’obscurité. Ils semblent à peine posés, comme cette écharpe blanche que l’acteur va suspendre en entrant en scène. 
    Tout est centré sur le souvenir. Le choix de textes comprend bien entendu le passage sur l’émotion déclenchée par la mastication d’une madeleine mais, dans un montage subtil qui tourne comme une valse, fait se succéder d’autres pages hantées par la mémoire, l’attente du baiser quotidien de la mère et bien d’autres… C’est un calme et pourtant brûlant tournoiement.
    David Gras est tout de blanc vêtu. L’acteur traduit ainsi un homme de la bonne société, soucieux de son élégance, mais pris dans la mélancolie, par sa quête lancinante du « temps perdu ». Il ne reste pas dans l’immobilité – comme on joue généralement Proust -, il a les gestes d’une personne qui veut s’expliquer et même convaincre, d’une façon un peu désespérée. La voix est tendre, mais ferme. Les émotions sont là mais non libérées, non transparentes. Nouées au contraire. C’est une courte, belle et saisissante plongée dans une écriture, un temps et une âme heureuse de sa nostalgie.

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Une remarquable prestation qui sort judicieusement des sentiers battus.

    Seul en scène d'après l'oeuve éponyme de Marcel Proust interprété par David Legras dans une mise en scène de Virgil Tanase. De la lecture ("Ecouter Marcel Proust") à la variation warlijowskienne ("Les Français") en passant par la causerie théâtralisée ("Proust en... Lire plus

    Seul en scène d'après l'oeuve éponyme de Marcel Proust interprété par David Legras dans une mise en scène de Virgil Tanase.
    De la lecture ("Ecouter Marcel Proust") à la variation warlijowskienne ("Les Français") en passant par la causerie théâtralisée ("Proust en clair), "A la recherche du temps perdu" de Marcel Proust, oeuvre-monde, à la fois monument littéraire, mausolée d'une société disparue et réflexion sur le temps, est régulièrement portée sur scène.
    Indiquant dans sa note d'intention l'envie de prolonger son plaisir de la lecture de cette oeuvre et le faire partager au public, et avec la complicité efficace de Virgile Tanase à la mise en scène, le comédien David Legra a développé une partition à la forme singulière à plus d'un titre.
    En effet, pour théâtraliser cette machine à remonter le temps et à créer, par le processus de la mémoire, un présent éternel à partir d'un passé enfui matérialisé dans une oeuvre d'art, il a composé un puzzle subtil d'extraits, brefs ou longs, recomposés qui n'évoquent que de manière presque incidente certains épisodes inscrits dans l'inconscient collectif tels, entre autres, la fameuse madeleine de Tante Léonie et le coucher à Combray.
    Ensuite, il s'est affranchi de la déférence rigide dévolue aux chefs-d'oeuvre et à une prose mythique dont l'oralisation dans le cadre de la théâtralisation implique l'interprétation par l'acteur usant de toute la technique vocale du comédien pour, en l'espèce, traduire en rythmes les multiples ponctuations qui maintiennent l'écriture proustienne. une écriture funambule, et soutenir, comme en musique, son expressivité.
    Ainsi, en adresse au public, du grave au facétieux, en jouant les mots à l'envi et osant la fantaisie, voire l'humour avec de malicieux clins d'oeil et d'inattendus inserts, David Legras endosse le personnage du narrateur autofictionnel dans sa quête du temps retrouvé.
    Celui d'un voyageur dandy de blanc vêtu apparaissant, au sens premier du terme, tel un fantôme, dans un pièce aux meubles houssés du voile de l'oubli qui se révèle sinon familière du moins suggestive d'un lieu ressortant à un espace mental pour un voyage auquel il convie le spectateur.
    Et il dispense une remarquable prestation qui, n'en déplaise aux pseudo-puristes proustiens, sort judicieusement des sentiers battus.

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    David Legras nous entraine dans la beauté du texte et sublime ces phrases...

    Dans un enchaînement judicieux de passages choisis, David Legras nous invite à une promenade dans l’œuvre de Marcel Proust.  En sa compagnie, nous partons pour un voyage littéraire, A la recherche du temps perdu. À travers le fil conducteur du souvenir, thème central de... Lire plus

    Dans un enchaînement judicieux de passages choisis, David Legras nous invite à une promenade dans l’œuvre de Marcel Proust. 
    En sa compagnie, nous partons pour un voyage littéraire, A la recherche du temps perdu.

    À travers le fil conducteur du souvenir, thème central de l’œuvre, David Legras nous guide et nous aide à suivre le narrateur en regardant non pas avec les yeux mais avec la mémoire.

    L’enchaînement et les coupes choisies vont à l’essentiel de la Recherche et réussissent à extraire la plus pure essence du texte.
    Les chambres dans lesquelles s’est endormi le narrateur, la madeleine de tante Léonie, les yeux fiévreux d’Albertine ou le malaise de Bergotte, chacun des passages de l’œuvre trouve ici naturellement sa place.

    La diction et la gestuelle permettent de dépasser la simple lecture pour retrouver le plaisir d’une théâtralité qui crée un véritable échange avec le public. 
    La mise en scène évoque toute la particularité de l’écriture de Proust centrée sur le détail.
    Les meubles drapés de tissus trônent sur la scène tels des fantômes du passé. David Legras, élégant, vêtu d’un costume banc d’époque est entouré de ces objets d’un autre temps qu’il découvre et à qui il redonne vie.
    L’adaptation éclaire tous les détails qui naissent de l’imagination fertile du narrateur, cette force narrative qui fait que les objets prennent vie et deviennent une figure amicale et réconfortante. 

    Proust est sans cesse à la recherche d’une sensation éprouvée. David Legras et Virgil Tanase saisissent toute l’importance de cet anachronisme, ce décalage émotionnel entre les faits et leur ressenti.
    La vivacité du souvenir nait d’une émotion, une émotion qui renait à travers ces extraits choisis qui s’entrelacent et s’articulent avec une cohérence qui éclaire l’œuvre de Marcel Proust.

    David Legras nous entraine dans la beauté du texte et sublime ces phrases complexes chargées d’émotion et de poésie. Théâtre et littérature s’harmonisent et bercent nos retrouvailles avec la délicatesse de l’écriture proustienne.

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Chaque description se goûte comme une madeleine...

    Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil... Lire plus

    Longtemps, je me suis couché de bonne heure. Parfois, à peine ma bougie éteinte, mes yeux se fermaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’endors. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le sommeil m’éveillait… Marcel Proust, A la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, Première partie Combray.
    Jamais les premières phrases de la Recherche, ses phrases de Marcel Proust n’auront paru si juste, lui l’insomniaque de Balbec, de Combray. Revenu aujourd’hui, en ces temps de couvre-feu imposé dans certaines villes de France depuis samedi 17 octobre 2020, à 0h, qu’en aurait-il pensé de ce temps maintenant suspendu ? Lui, l’insomniaque du boulevard Haussmann et de la rue Hamelin. Lui, dont le père, le professeur Adrien Proust fut chargé, en 1869, d’une mission officielle en Russie & en Perse en vue d’obtenir un cordon sanitaire pour protéger l’Europe du choléra ! Comment son père aurait-il “combattu” la pandémie mondiale de la Covid-19 ?

    Vêtu de blanc, comme revenant d’une station balnéaire, mallette-gramophone à la main, Marcel Proust (1871 – 1922) entre dans ce lieu. Est-ce son appartement ? Les meubles sont recouverts de draps blancs, comme si le propriétaire était de nouveau là, après plusieurs semaines d’absence. Un retour vers le présent. Il lui suffira de les ôter pour qu’apparaissent une table, un lampadaire, une coiffeuse suspendue, une voiture d’enfant avec sa poupée, une chaise. Les souvenirs peuvent resurgir, le temps aussi. La Recherche va renaître en heure quinze. Au lieu de 64 jours de lecture, à raison de deux heures par jour si l’on en croit le site Proustonomic soit 128 heures (1).

    Á partir de ce qui semble être la chambre de Combray du narrateur, d’où tout partit un soir, David Legras nous entraîne dans le resurgissement de l’enfance, d’Albertine, de noms de personnes rencontrées, du fatal petit pan de mur jaune… Des extraits de la mystérieuse beauté des phrases de Marcel dites d’une façon lente, très lente, dans des instants où chaque description se goûte comme une madeleine. Avec délectation pour ce choix d’extraits intemporels choisis par Virgil Tanase.

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    picto De la cour au jardin

    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Un bien beau moment de théâtre et de littérature, que cette heure et quart-là !

    Allez chauffe, Marcel ! Marcel, il arrive côté jardin, dans un somptueux costume blanc cassé très début XXème siècle, grand manteau, trois-pièces assorti, feutre sur le chef et chaussures bicolores. Dans sa main droite, une petite valise verte. Comme une première impression de... Lire plus

    Allez chauffe, Marcel !

    Marcel, il arrive côté jardin, dans un somptueux costume blanc cassé très début XXème siècle, grand manteau, trois-pièces assorti, feutre sur le chef et chaussures bicolores.
    Dans sa main droite, une petite valise verte.
    Comme une première impression de remonter le temps.

    Le temps…

    Ce temps qui semble s’être arrêté dans cette chambre dont les meubles ont été recouverts de draps, afin de les protéger de la poussière de l’oubli.

    Ce temps proustien que le metteur en scène Virgil Tanase et le comédien David Legras ont eu l’excellente idée voici quelques années déjà (le spectacle fut créé à Avignon en 2002), l’excellente idée de nous faire retrouver.

    Les deux hommes ont donc décidé de nous proposer cette immersion dans la colossale œuvre de Proust, en sélectionnant d’une part des extraits qu’ils jugeaient essentiels, et en « passant au gueuloir » ces morceaux choisis. Une gageure totalement réussie.

    Passer Proust à l’oralité ? Pas seulement.
    Non content de mettre en voix le texte, il s’agit véritablement ici de “mettre en corps” tout ce que nous écrit et nous dit l’auteur, de rendre non seulement audible, mais également visible ce qui fait la spécificité de la langue de Proust.
    Nous voici donc dans la chambre de Marcel.
    Avec l’auteur et le comédien, nous allons nous souvenir. Nous allons nous approprier les mots, la mémoire, les images qui nous seront dits et montrés afin d’obtenir ces morceaux de « temps à l’état pur ».

    David Legras va les dire ces mots, ces images mémorielles. Il va les jouer.
    Et de quelle façon !

    Il commence de façon assez lente, comme étonné de se retrouver dans cette chambre.
    Grâce à sa diction précise, grâce aux mots qui semblent s’envoler, grâce à la gestuelle de son personnage de dandy, nous sommes vraiment plongés dans l’univers du grand Marcel.

    La présence scénique de David Legras permet de rendre « palpable » le texte ô combien passionnant.

    Nous ressentons ces souvenirs d’enfance et de jeunesse, nous voyons, nous avons le goût de la célèbre madeleine, nous voici face à la duchesse de Guermantes, à côté d’Albertine (quelle bonne idée que ce grand foulard couleur chair…), ou de Mme Swann, nous nous étonnons de la gravure du Prince Eugène, nous apercevons même Bénodet…

    Le souvenir, la mémoire sont également mis en scène grâce au contenu de la petite valise verte qui se révèlera être beaucoup plus qu’une petite valise verte.

    Le monde de l’enfance est symbolisé notamment par un petit landau, un jouet, dans lequel se trouve une poupée de chiffon.

    Avec ce montage d’extraits plus ou moins connus, Virgil Tanase et David Legras nous rappellent et nous démontrent le caractère paradoxalement intemporel de l’œuvre de Proust.
    Grâce à eux, Proust nous parle vraiment. Au sens propre comme au figuré.

    Comme plusieurs familles hier soir, si vous voulez faire découvrir l’œuvre à des adolescents, emmenez-les donc au théâtre de la Contrescarpe.

    Quant à moi, je n’avais qu’une envie en sortant de la salle : ouvrir les différents volumes de la Recherche afin de retrouver ce que j’avais vu et entendu.

    Un bien beau moment de théâtre et de littérature, que cette heure et quart-là !

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    David Legras, voyageant dans l’écriture de l’auteur, nous les restitue de façon remarquable.

    Le goût particulièrement agréable des petites madeleines trempées dans du thé chez sa grand-tante Zélie à Coudray fait surgir chez Marcel Proust, une explosion de souvenirs. David Legras, voyageant dans l’écriture de l’auteur, nous les restitue de façon remarquable.... Lire plus

    Le goût particulièrement agréable des petites madeleines trempées dans du thé chez sa grand-tante Zélie à Coudray fait surgir chez Marcel Proust, une explosion de souvenirs.

    David Legras, voyageant dans l’écriture de l’auteur, nous les restitue de façon remarquable.
    Il évoque, tout d’abord ,le souvenir de la chambre où il séjournait, au décor d’autrefois avec ses rideaux de mousseline et la lumière qui pénétrait par la fenêtre à travers les branches d’un aubépine.
    Il pense ensuite à la disparition successive de sa grand-mère, de son père et de sa mère.
    Une nuit de 1908, il a la révélation que grâce à l’écriture la mort de ces êtres chers ne les a pas tout à fait atteints.
    Ensuite, le souvenir de son ami Abertine, lui rappelle que l’amour n’est pas comme l’écoulement de l’eau d’un long fleuve tranquille. Toute passion mène à l’échec.
    Il n’existe pas d’amour heureux, car aimer revient à éprouver de la jalousie.
    Le tableau du duc de Guermande lui rappelle qu’en politique la vérité n’existe pas, et, que les nationalismes mènent à la guerre…
    Marcel Proust n’a pas de bons rapports avec la médecine mais les bienfaits apportés par l’évocation de tout ces souvenirs en fait un médecin de l’âme.

    David Legras, très élégant, voyage dans l’univers de Proust et nous le restitue sous la forme de confidences.
    Le public est captivé, et pense que Marcel Proust est à la recherche des paradis perdus car ce sont les vrais paradis !

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Une pièce tout en élégance et sensualité qui s’écoute autant qu’elle se voit.

    Quand Virgil Tanasse s’intéresse à Marcel Proust, cela donne un spectacle d’une beauté et d’une élégance rares. « À la recherche du temps perdu » est une rêverie poétique et mélancolique sur le temps, les souvenirs et l’art. Le passage sur la... Lire plus

    Quand Virgil Tanasse s’intéresse à Marcel Proust, cela donne un spectacle d’une beauté et d’une élégance rares. « À la recherche du temps perdu » est une rêverie poétique et mélancolique sur le temps, les souvenirs et l’art.

    Le passage sur la Madeleine est un moment d’une beauté époustouflante, mais la magie opère, particulièrement, quand le thème de la création artistique est abordé.

    Qu’est-ce qu’une œuvre d’art sinon cette façon de contraindre l’émotion à se plier aux règles de l’esprit ?

    Le lien se resserre, alors entre l’œuvre magistrale de Proust et cet objet théâtral.
    Théâtre littéraire, promenade de la pensée, parcours poétique, ce seul en scène est totalement inclassable et le poser, le temps d’un instant au Théâtre de la Contrescarpe, dans le quartier de La Sorbonne, est une très bonne idée.

    Tout de blanc vêtu, le comédien David Legras nous fait une démonstration malicieuse de la pensée avec un texte dense et difficile et un travail sur le rythme, remarquable.

    Que ce soit par son corps ou sa voix, les ruptures sont très belles. Parfois très immobile ou se déplaçant comme un chat, il nuance subtilement le ton et passe par un phrasé très posé à des envolés beaucoup plus aériennes.

    « À la recherche du temps perdu » est une pièce tout en élégance et sensualité qui s’écoute autant qu’elle se voit. La beauté des mots associée à la mise en scène et la scénographie donne une sensation très particulière proche du rêve éveillé.

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    Théâtre au vent

    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Interprété avec ferveur par l’excellent comédien David LEGRAS, l’expérience vaut le détour.

    « Enivrez-vous. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise nos épaules et nous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve ». Comment ne pas songer à cette exhortation inspirée de Baudelaire (le spleen de... Lire plus

    « Enivrez-vous. Tout est là : c’est l’unique question. Pour ne pas sentir l’horrible fardeau du Temps qui brise nos épaules et nous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve ». Comment ne pas songer à cette exhortation inspirée de Baudelaire (le spleen de Paris) après avoir assisté au spectacle A la recherche du temps perdu de Marcel Proust, mis en scène par Virgil TANASE et interprété avec ferveur par l’excellent comédien David LEGRAS.

    Il semblerait que les deux artistes se soient mus en abeilles penchées sur quelques phrases proustiennes, quelques branches de fleurs, quelques grappes pour en extraire le suc et le meilleur, de nature à nous étourdir et satisfaire notre soif de curiosités. 
    Élégant comme un dandy, vêtu d’un long manteau blanc, le comédien distille, enveloppe, la pensée proustienne d’une voix qui accentue son apparente préciosité mais soulève ses profondeurs. 
    Proust n’aurait pour seuls guides que ses sens pour se retrouver. C’est un artiste qui revient toujours sur son motif. Grâce à lui, nous nous tâtons, nous nous pinçons pour éprouver cette malléabilité de l’environnement dans laquelle nous baignons corps et esprit confusément.
    Si Proust peut donner l’impression de parler une langue étrangère, cela signifie-t-il que nous ayons perdu notre faculté d’émerveillement ? Nous ne sommes pas musiciens du silence, après tout, nous n’avons pas l’oreille absolue et nos sens ne sont pas si aiguisés !
    Il y a des réjouissances à portée de main, à portée de notre respiration, nous enseigne Proust, à portée de notre sensibilité. 

    N’est-elle point actuelle cette réflexion « L’oubli dont on commence à sentir la force parce qu’il détruit en cours le passé ».

     

    Aujourd’hui dans le 5ème arrondissement de Paris, celui où se trouve le théâtre de la Contrescarpe, la librairie GIBERT Jeune, Place Saint Michel qui datait des années 30 vient de disparaitre au grand dam de tous ses amoureux qui ne cachent pas leur tristesse. Une page de plus est tournée mais comment se résigner à cet argument à savoir que nous sommes entrés dans l’ère de l‘image et du numérique.

     

    Nous ne pouvons pas empêcher les pages de se tourner mais nous pouvons continuer à cultiver notre miel, celui de tous nos sens, toujours solidaires de Don Quichotte et ses moulins à vent !

     

    Dans ce joli théâtre de la Contrescarpe, véritable petite ruche théâtrale, le spectacle A la recherche du temps perdu, nous invite à rencontrer Proust, un écrivain qui nous propulse hors du temps, n’est-il pas l’auteur de cette phrase : un fauteuil magique me fera voyager à toute vitesse dans le temps et dans l’espace. Était-il visionnaire ? 
    Si le passé rentre dans l’invisible, cela signifie-t-il qu’il se soit effacé ? Que penserez-vous de ces meubles recouverts de housses comme des fantômes ambulants, de ce bizarre gramophone, de cette étrange poussette 1900 qui grince et avance sur la scène aussi hésitante ou timide que peut l’être une chose du passé, vivante, dans notre présent ? A qui attribuerez-vous les pensées que ces objets vous inspireront sinon à vous-mêmes ? 

    L’expérience vaut le détour. Quand le passé fait bruire notre actualité ! 

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Jubilatoire. L’évidence gourmande et sensuelle d’une prose. Cette invitation séduit...

    La quintessence, très subjective signée par le metteur en scène Virgil Tanase, de La Recherche du temps perdu est scandée par la diction gourmande et la présence physique très maitrisées de David Legras. Cette invitation séduit autant ceux que la fresque mémorielle de plus de 3000... Lire plus

    La quintessence, très subjective signée par le metteur en scène Virgil Tanase, de La Recherche du temps perdu est scandée par la diction gourmande et la présence physique très maitrisées de David Legras. Cette invitation séduit autant ceux que la fresque mémorielle de plus de 3000 pages rebute, que ceux qui se targuent de la relire régulièrement. Elle réussit à transmettre l’essentiel, la force de l’art, revendiquée comme par la pratique unique « de contraindre l’émotion à se plier aux règles de l’esprit ». Jubilatoire.

     

    L’évidence gourmande et sensuelle d’une prose
    La diction et la présence physique de David Legras portent avec gourmandise cette Recherche.

    N’ayez pas peur ! Le défi est immense, presque vertigineux. Il est largement relevé. Pour tout public. Avec une très grande économie de moyens – pour mieux concentrer le spectateur sur la fascinante prose proustienne – l’adaptation et le mise en scène de Virgil Tanase l’entraine dans le pli du verbe – grâce au jeu de David Legras – bien au-delà des questions esthétiques et cognitives qu’elle embrasse. « Longtemps, je me suis couché de bonne heure », le fameux incipit de À la recherche du temps perdu fait du rituel du coucher – cette douloureuse séparation qui prive le narrateur de sa mère le temps du sommeil – la dynamique créative d’une œuvre toute entière et un formidable attrait du théâtre où l’acteur nous entraine.

    En moins de 75 minutes, toute la densité d’une prose unique – et son évidence sensuelle – jaillit en matière organique et mémorielle au fil des extraits habilement sertis et joués avec une gourmandise communicatrice ; épisodes et figures (Albertine, Combray, tante Léonie, …) les plus connus sont égrenés sans artifice. Les littéraires retrouvent leurs marques mémorielles de ce roman sans intrigue. Les autres y plongent bien guidés dans les mystères de l’esprit (via la mémoire) et de l’art (via un travail en action sélective). « Mon œuvre sera la création de la mémoire involontaire. » Loin de toute théorie, le spectacle nous entraine dans ce process de recherche de la vérité compliqué des sensations.

     

    Éviter l’artifice du digest
    L’économie de moyens de la mise en scène de Virgil Tanase favorise à partir de quelques objets les réminiscences chères au travail proustien.

    Miracle d’un crissement d’un landau enfantin pour réveiller un souvenir, prose flottante pour associer les réminiscences, tout est signifiant dans la mise en scène, même si certains recours à des enregistrements font baisser le rythme merveilleusement incarné par l’acteur dandy. Habilement, Virgil Tanase évite cependant de tomber dans la tentation de l’(auto)biographie pour tirer par l’oreille le spectateur dans leur cœur génétique de la Recherche, et de le plonger dans la réalité éphémère de la mémoire. Ce puzzle de phrases – sans autre enjeu que son déroulement – constitue une merveilleuse introduction à l’ambition de Proust ; la perception de la réalité s’enrichit quand la conscience laisse la place aux lâchers prises mémoriels déclenchés par une émotion qu’il ne s’agit de ne pas perdre : “Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais, à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi.”. Cette capacité volontaire de remémoration involontaire devient au sens plein, le travail de l’art.

     

    Une heure et quart d’introspection
    David Legras ne ménage pas ni de sa présence, ni les effets de comédie pour permettre au spectateur de lâcher prise sur Proust.

    Dans un effet immersif et en miroir, le spectateur se laisse entrainer par la cohérence du récit. Pour le faire vivre, pour faire partager la jouissance des phrases, et nous tenir en haleine dans cette quête mémorielle de plaisir évanoui, visant à libérer tous les freins de la conscience. La pièce et son acteur nous invitent dans cette relativité du temps proustien, dans un espace du théâtre qui n’est jamais tout à fait le passé ni tout à fait le présent, mais qui participe aux deux. Le verbe nous touche, parce que ce travail d’écriture devient par la grâce de l’acteur une musique vivante, ensorcelante .
    Nous ne résistons pas à citer Proust dans le dernier tome de son œuvre, Le Temps retrouvé : « La grandeur de l’art véritable, c’est de retrouver, de ressaisir, de nous faire connaître cette réalité loin de laquelle nous vivons, cette réalité que nous risquerions fort de mourir sans avoir connue, et qui est tout simplement notre vie. La vraie vie, la vie enfin découverte et éclaircie, la seule vie par conséquent réellement vécue, c’est la littérature . »

     

    En ouvrant d’une manière aussi généreuse le paradoxe fertile du verbe et du conte, cette invitation à la Recherche s’impose comme une action d’intérêt général. et singulière.

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    À la recherche du temps perdu de Marcel Proust

    Une interaction envoûtante...

    Créée il y a presque vingt ans au Festival d’Avignon (2002), À La Recherche du Temps Perdu conçue par Virgil Tanase, romancier et dramaturge entre autres, est toujours à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (>). C’est un spectacle intime tiré de l’œuvre... Lire plus

    Créée il y a presque vingt ans au Festival d’Avignon (2002), À La Recherche du Temps Perdu conçue par Virgil Tanase, romancier et dramaturge entre autres, est toujours à l’affiche au théâtre de la Contrescarpe (>). C’est un spectacle intime tiré de l’œuvre fleuve de Proust, un seul-en-scène fait comme sur mesure pour David Legras qui interprète avec élégance le personnage de narrateur Marcel.
    L’œuvre de Proust ne cesse de fasciner autant ses nombreux lecteurs que ses admirateurs inconditionnels amenés jusqu’à vouloir la faire vivre sur scène. S’il est inimaginable de la représenter dans sa totalité, chaque parti pris dramatique n’en propose pas moins une approche singulière qui exprime un rapport personnel à son immense richesse littéraire. Une transposition purement narrative de l’histoire paraîtrait réductrice, d’autant que cette histoire est révélatrice des processus de remémoration et par-là de la construction d’une temporalité subjective propre à chaque individu.
    La conception de l’intrigue par Virgil Tanase s’inscrit précisément dans cette perspective du travail de la mémoire sur le souvenir : mettre en évidence ce travail théorisé par Proust dans des passages de La Recherche en s’appuyant sur un certain nombre de réminiscences épiques évoquées par Marcel dans son récit.
          L’effet produit est doublement proustien : le narrateur-personnage réactive des souvenirs de lecture non seulement à travers les extraits empruntés à l’œuvre, mais aussi grâce aux accessoires utilisés sur scène : le travail de remémoration provoqué par le spectacle remodèle dans le même temps ces mêmes souvenirs en les recontextualisant dans une pratique scénique tout aussi évanescente que la lecture et en suscitant de nouvelles émotions dans une intimité étroite de chaque spectateur avec lui-même. Les émotions ainsi renouvelées affectent celui-ci dans son rapport sensible à l’œuvre de Proust en allant parfois jusqu’à remuer subrepticement les sensations et sentiments de son propre vécu  conceptualisés dans le récit porté par David Legras.
    « Un spectacle où les images du souvenir, « arbitraires », pour reprendre le mot de Marcel Proust, se réunissent selon la logique d’un puzzle merveilleux. Elles composent une atmosphère et s’emploient à expliciter une démarche, celle qui consiste à obtenir, par le mécanisme de la mémoire, un peu de “temps à l’état pur” ».
    Virgil Tanase, Note d’intention
     
          Le discours sur les processus de remémoration se mêlent comme par accident à des épisodes épiques tirés de La Recherche, à commencer par le séjour de Combray chez la grand-mère en passant par Paris, Balbec ou Venise. Ce faisant, le Marcel de David Legras évoque plusieurs personnages significatifs dont on espère entendre parler : la mère, la tante Léonie, Gilberte ou Albertine, la duchesse de Guermantes et son époux Bazin, Robert de Saint-Loup, Bergotte, mais aussi et surtout la grand-mère dont la disparation sensible est relatée dans Sodome et Gomorrhe. Les mouvements lents, parfois hésitants, de David Legras, ses regards tournés comme dans le vide, sa voix posée, sa posture songeuse d’un voyageur dans le temps, nous transposent dans leur intimité romanesque avec un profond sentiment de nostalgie.
    Une scénographie sobre, contrairement à l’abondance inépuisable des images fleuries et de menus détails fournis par l’œuvre de Proust dans l’élaboration conceptuelle de son univers romanesque, est amplement mise au service du parcours retenu de Marcel. David Legras pénètre, au lever du rideau, dans une pièce plongée dans la pénombre, les meubles recouverts de tissus blancs pour être protégés contre l’usure du temps. C’est ainsi qu’il introduit le spectateur dans la fameuse chambre du début du Côté de chez Swann où Marcel se met à parler de ses insomnies, chambre que décrit en l’occurrence le Marcel de David Legras avec une voix feutrée avant d’en dévoiler les décors qui lui rappellent certains moments de son passé. Cette trouvaille repose sur une démarche symbolique fondée aussi bien sur la métaphore du temps sur fond d’un récit rétrospectif que sur celle des fouilles dans les replis de la mémoire ranimée par la présence de certains objets à la manière de la célèbre madeleine : un bouquet de fleurs, un téléphone à cadran, un miroir ou un phonographe, tous ces objets sont porteurs d’un passé révolu qui ne cesse d’irradier nostalgiquement le présent de Marcel.
    Un bagage à la main comme pour mettre l’accent sur son pèlerinage dans le temps et dans l’œuvre de Proust, David Legras paraît sur scène en habits blancs confectionnés avec une élégance d’antan, en harmonie avec nos représentations suaves de la Belle-Époque sublimée dans des images empreintes d’une joliesse raffinée. Tel un dandy sorti du salon de la duchesse de Guermantes, il condense dans son apparence éblouissante tous ces clichés gracieux sur le beau monde exposés dans Le Côté de Guermantes. Son costume contraste ainsi délicatement avec la sobriété expressive de la scénographie tout en s’inscrivant dans l’époque que celle-ci symbolique à travers le mobilier et les accessoires choisis. Il construit par-là une image scénique très forte en concurrence avec notre propre représentation mentale du personnage-narrateur parvenu à l’âge mûr, celui de la naissance de l’écrivain du Temps retrouvé, identifiable à l’auteur lui-même. La finesse avec laquelle David Legras revêt le costume de Marcel suscite cependant l’adhésion complète d’un spectateur séduit par sa prestance distinguée.
          À La Recherche du Temps Perdu montée par Virgil Tanase se joue ainsi par intermittence depuis vingt ans avec le même succès qu’à sa création et ce, dans l’intimité chaleureuse de la salle du théâtre de la Contrescarpe. Cette chaleur naît en l’occurrence dans le frottement produit par une interaction envoûtante entre une mise en scène raffinée et une attente savoureusement satisfaite.

     

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    L’ensemble est acidulé, gai, un vrai bonbon.

    Les Sœurs Tatin à La Contrescarpe : librement inspirée des Trois Soeurs, sous prétexte de conter l’histoire de la tarte éponyme, u n beau spectacle avec un zeste de comédie musicale, dont on sort avec le moral au zénith et l’envie de vivre chevillée au corps. Sur la... Lire plus

    Les Sœurs Tatin à La Contrescarpe : librement inspirée des Trois Soeurs, sous prétexte de conter l’histoire de la tarte éponyme, un beau spectacle avec un zeste de comédie musicale, dont on sort avec le moral au zénith et l’envie de vivre chevillée au corps.

    Sur la scène, un carrelage en damier, un rocking chair, une cuisinière en fonte, de ces modèles massifs qu’on utilisait pour nourrir une collectivité. Voilà une vieille femme qui entre en chancelant, s’assied. Quand on n’a pas une vraie vie, on vit de mirages. C’est Stéphanie Tatin, qui pleure sa soeur Caroline, elle est morte il y a un an. Elle pleure sa sœur, et la fait revivre, à travers ses souvenirs, pour nous.

    Avec elles, on revit des moments de leur existence, leurs discussions, leurs amours. Avec elles, on s’interroge sur le sens de la vie, sur les raisons pour lesquelles on court après un amour qui nous fera souffrir, sur l’importance de travailler. On croise leurs amoureux. On ratiocine sur la différence entre souvenir, réminiscence et souvenir. On les voit rêver de Paris, et rester à Lamotte-Beuvron. Cuisiner une tarte pour les concitoyens qu’elles hébergent après un incendie.

    Mais surtout on les voit vivre, rire, pleurer, chanter, danser. Parce que si la vie est lourde, il faut vivre, vivre à fond, avant que le temps où les choses s’éclairent ne s’approche.
    Après Anna Karénine et Je m’appelle Erick Satie comme tout le monde, Laetitia Gonzalbes s’est (très librement) inspiré des Trois Sœurs de Tchekhov pour créer un spectacle acidulé où le plaisir de vivre prend le pas sur le reste. On y trouve la profondeur de l’âme russe et la légèreté de Demy (un peu de Parapluies, un zeste de cake).

    J’ai savouré la pièce, comme on savoure son aliment doudou. Les Sœurs Tatin est une pièce qui fait du bien, qui remonte le moral. Je bougonnerais bien contre les séquences filmées qui cassent le rythme, même là il y a de l’amitié, du plaisir partagé. L’ensemble est acidulé, gai, un vrai bonbon.
    J’ai retrouvé avec plaisir Anaïs Yazit, découvert la voix de Roxane Le Texier, apprécié leur plaisir à chanter et danser ensemble les séquences qui emmènent la pièce vers la comédie musicale.
    Les Sœurs Tatin se jouent à 19h00, elles vous permettront de passer ensuite une excellente soirée, vous aurez le moral au zénith et l’envie de vivre chevillée au corps.
    Et l’histoire de la tarte Tatin ? allez voir la pièce 

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Deux comédiennes éblouissantes ! Une soirée légère, tendre et qui fleure bon la romance d'une époque.

    En prenant date pour voir cette pièce, je n'avais pas fait attention que c'était aujourd'hui la première représentation.   Je ne me suis déterminé qu'en découvrant que c'était un nouveau spectacle de Laetitia GONZALBES, dont j'ai applaudi tant d'affiches talentueuses.   La... Lire plus

    En prenant date pour voir cette pièce, je n'avais pas fait attention que c'était aujourd'hui la première représentation.
     
    Je ne me suis déterminé qu'en découvrant que c'était un nouveau spectacle de Laetitia GONZALBES, dont j'ai applaudi tant d'affiches talentueuses.
     
    La "vraie" histoire des sœurs Tatin, très éloignée de celle qui a fait leur légende.
     
    Laetitia GONZALBES leur a donné vie en adaptant "Les Trois Sœurs" de Tchekhov.
     
    C'est une façon de bio-pic imaginaire, qui se transforme en comédie musicale et même en film.
     
    Je regrette de ne pouvoir citer ceux que l'on voit dans les intermèdes vidéo.
    Il y a notamment, un comédien à retenir qui nous raconte la mort d'un homme après avoir mangé 40 crêpes... "Peut-être 50, je ne me souviens plus."
     
    J'aurais aimé pouvoir citer son nom, comme celui des autres.
     
    En voyant un four sur scène, j'ai été déçu qu'il ne soit pas utilisé pour faire une tarte pendant le spectacle.
     
    J'ai vu ça une fois au Théâtre des Mathurins, et je me souviens encore du parfum de cette tarte aux pommes répandue dans le théâtre...
     
    Deux comédiennes éblouissantes qui jouent et chantent.
      
    C'est donc toute l'histoire de cette "tarte", dont Octave VAUDABLE, propriétaire de Maxim's, donnera une renommée internationale.
     
    Une soirée légère, tendre et qui fleure bon la romance d'une époque.
     

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Joli spectacle ! Une excellente mise en scène !

    C’est la rentrée, et avec elle, arrivent les bonnes surprises théâtrales. C’est le cas des Sœurs Tatin, la dernière pièce de Laetitia Gonzalbes, autrice et metteur en scène de ce joli spectacle, joué jusqu’au 31 novembre au Théâtre de la Contrescarpe. ... Lire plus

    C’est la rentrée, et avec elle, arrivent les bonnes surprises théâtrales. C’est le cas des Sœurs Tatin, la dernière pièce de Laetitia Gonzalbes, autrice et metteur en scène de ce joli spectacle, joué jusqu’au 31 novembre au Théâtre de la Contrescarpe. 
    Dans une ambiance de comédie musicale (forte influence non dissimulée de Jacques Demy et de ses Demoiselles de Rochefort), nous faisons la connaissance de Stéphanie Tatin, 74 ans. Nous sommes en 1912. Assise dans son rocking chair, elle se laisse aller à repenser à ses souvenirs de jeunesse, l’Hôtel familial où elle travaillait, les clients qu’elle y croisait… et sa sœur, Caroline, partie l’année précédente… 

     

    Dans une excellente mise en scène, Laetitia Gonzalbes (Anna Karénine, Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde) nous plonge successivement dans le présent nostalgique de Stéphanie, dans son enfance et sa jeunesse alors qu’elle se chamaillait avec sa sœur, sans oublier le jour où elles ont créé la tarte Tatin, qui est présente dans bon nombre de restaurants ! On passe facilement du rire aux larmes de voir la séparation déchirante de ces deux sœurs qui s’aiment tellement.


    Entre gravité et légèreté, la création de ce divin dessert est un prétexte parfait pour nous permettre de faire connaissance avec ces deux sœurs qui, même un siècle plus tard, ravissent toujours nos papilles ! 

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Une réussite ! Le public est conquis par le talent et la fougue des deux comédiennes !

    En 1912, Stéphanie Tatin nous entraîne dans ses souvenirs, un univers fait de joies, de peines et d’illusions. Stéphanie et sa sœur Caroline n’avaient qu’un seul but: quitter l’hôtel familial de province, où elles avaient pourtant acquit une certaine renommée avec la... Lire plus

    En 1912, Stéphanie Tatin nous entraîne dans ses souvenirs, un univers fait de joies, de peines et d’illusions. Stéphanie et sa sœur Caroline n’avaient qu’un seul but: quitter l’hôtel familial de province, où elles avaient pourtant acquit une certaine renommée avec la création de leur fameuse tarte, pour connaître enfin la vraie célébrité, à Paris.

    Une pièce narrée à travers les mots des « Trois sœurs » de Tchekhov, qui permettent de marier la nostalgie du temps passé à la gaité de ces jeunes femmes dans une charmante pièce, ponctuée de chansons façon Jacques Demy (les parapluies de Cherbourg) dont « Le temps des cerises » !

     

    Le public est conquis par le talent et la fougue des deux comédiennes, Roxane Le Texier et Anais Yazit. Les sœurs Tatin est une pièce écrite par Laetitia Gonzalbes, qui mêle subtilement légèreté, gaîté et grâce, à la gravité du récit d’Anton Tchekhov.
    Une réussite !

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Interprétation émérite !

    Comédie librement inspirée d'une œuvre d'Anton Tchekhov, adaptation et mise en scène de Laetitia Gonzalbes, avec Roxane Le Texier et et Anaïs Yazit. Les variations contemporaines des "Trois sœurs" du dramaturge russe Anton Tchekhov, sont nombreuses mais aucune n'a retenu l'approche de Laetitia Gonzalbes... Lire plus

    Comédie librement inspirée d'une œuvre d'Anton Tchekhov, adaptation et mise en scène de Laetitia Gonzalbes, avec Roxane Le Texier et et Anaïs Yazit.


    Les variations contemporaines des "Trois sœurs" du dramaturge russe Anton Tchekhov, sont nombreuses mais aucune n'a retenu l'approche de Laetitia Gonzalbes qui s'est déjà illustrée avec "Anna Karénine", une adaptation libre du roman de Léon Tolstoï, et la fantaisie biographique "Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde".

    En effet, elle procède au télescopage de cet opus emblématique avec la vie fictionnalisée des sœurs Tatin créditées de la "paternité" de la fameuse tarte portant leur patronyme, pour créer une comédie douce-amère placée sous le signe de la réputée mélancolie slave avec une affiche à la fraîcheur surannée d'une couverture de livre de recettes vintage et, à l'avenant le décor ordonné autour d'un fourneau faïencé et d'un fauteuil à bascule.

    Et ce avec une partition en forme de duo et en mode flash-back, l'exorde de la pièce de Tchekhov, le premier anniversaire de la mort du père des trois sœurs étant transposée à la mort de l'une des sœurs qui, au soir de sa vie, se remémore leur vie partagée dans l'hôtel solognot hérité de leurs parents et comme, pour leurs homologues générationnelles russes, leur départ rêvé mais avorté pour la capitale.

    Laetitia Gonzalbes a opté pour une mise en scène allègre, instillée de quelques intermèdes avec des chansons ressortant à la nostalgie d'un autre siècle et d'inserts cinétiques de scènes de groupe filmées par Mathilde Sereys, qui n'exclut pas les scènes d'émotion dans une efficace composition de légèreté et de gravité.

    Pour dispenser, à l'aune d'une grande tendresse sororale, les petites rivalités, inévitables chamailleries et les méditations philosophiques sur l'éphémérité et le sens de la vie, entre l'aînée frivole et dissipée et la cadette sérieuse et travailleuse qui ambitionne de devenir une cuisinière réputée, la distribution s'avère judicieuse.

     

    Et l'interprétation émérite avec respectivement, Roxane Le Texier, gracieuse et pétillante, et Anaïs Yazit, mutine et pétulante, toutes deux officiant avec talent dans une roborative synergie.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un délicieux moment !

    En 2019, ne mesurant pas alors réellement à quel point la liberté de sortir était extraordinaire, a fortiori celle de sortir au théâtre, j’avais fait la découverte d’une version aussi surprenante qu’enthousiasmante d’Anna Karenine au Théâtre de la Contrescarpe.... Lire plus

    En 2019, ne mesurant pas alors réellement à quel point la liberté de sortir était extraordinaire, a fortiori celle de sortir au théâtre, j’avais fait la découverte d’une version aussi surprenante qu’enthousiasmante d’Anna Karenine au Théâtre de la Contrescarpe. Une pièce presque prémonitoire qui présentait sous un jour nouveau cette femme confinée s’éprenant d’un – enfin ici d’une – autre que son époux légitime. Laetitia Gonzalbes, qui avait réussi le tour de force de faire ressortir la quintessence de l’œuvre en y mêlant du Maupassant et des poèmes de Jean Fournée, s’est cette fois fixé un défi aussi, voire encore plus fou : raconter l’histoire des deux sœurs Tatin en utilisant les mots des trois sœurs de Tchekhov.

    Confirmant son talent d’écriture et d’adaptation, elle nous entraîne de nouveau dans une histoire d’enfermement et de souhait d’ailleurs : celle de Stéphanie Tatin, qui, au crépuscule de ses jours, relit sa vie et surtout se souvient avec émotion de Caroline, sa petite sœur bien-aimée, qui, malgré les tensions, a toujours été présente à ses côtés pour l’aider à tenir l’hôtel-restaurant hérité par l’aînée de leurs parents. De son fauteuil où elle repose solitaire en sentant la mort approcher, elle fait revivre ces scènes de complicité, de chamailleries, de partage, de joies et d’épreuves qui ont marqué leurs existences.

     

    Mêlant théâtre et cinéma, grâce au talent de Mathilde Sereys et d’excellents comédiens ayant prêté leur enthousiasme et leur talent aux séquences filmées, ce récit de vie et de sororité oscille avec la grâce d’un skieur chevronné sur les pistes entre profondeur et légèreté. Anaïs Yazit incarne une Caroline à la fois candide et pleine d’espoir, rêvant d’amour et de devenir cheffe à la capitale, mais aussi pragmatique et serviable. Et Roxane Le Texier campe une Stéphanie séductrice faussement détachée et indépendante, faisant au mieux pour tenir l’hôtel au jour le jour.

     

    Retraçant l’histoire familiale, témoignant de la vie à Lamotte-Beuvron à la fin du 19ème siècle, parlant du cœur des femmes, et un peu aussi de celui des hommes, les mots de Tchekhov résonnent par leur justesse et leur atemporalité. Les deux comédiennes, dont on perçoit la complicité, les portent avec conviction et enthousiasme, et nous font voyager tant au fil de leur histoire qu’en interprétant des chansons d’antan de leur voix mélodieuse et de leur sourire espiègle. Un délicieux moment, qui permet bien évidemment de découvrir l’histoire de la célèbre tarte aux pommes et donne envie de la déguster aussi sûrement que l’on savoure le spectacle.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un très joli moment d'émotion, de rires et de tendresse.

    LES SŒURS TATIN, UNE VIE À LA TCHEKHOV, d'après Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov. Adaptation et mise en scène Laetitia Gonzalbes. Avec Roxane Le Texier et Anaïs Yazit.  LA Tarte ! Doit-elle son retournement à une maladresse ? Le mystère va en être enfin... Lire plus

    LES SŒURS TATIN, UNE VIE À LA TCHEKHOV, d'après Les Trois Sœurs d'Anton Tchekhov. Adaptation et mise en scène Laetitia Gonzalbes. Avec Roxane Le Texier et Anaïs Yazit. 
    LA Tarte ! Doit-elle son retournement à une maladresse ? Le mystère va en être enfin dévoilé...
    Caroline, la cadette des demoiselles Tatin, a rendu son tablier la première, et Stéphanie, son aînée, n'a plus que ses souvenirs pour convoquer le fantôme d'une existence enfuie. Au seuil de sa vieillesse, dans son fauteuil, elle évoque la nostalgie de leur vie commune, après le décès de leurs parents qui les a laissées en charge de l'hôtel de Lamotte-Beuvron, qu'elles ont tant rêvé de quitter pour transporter enfin à Paris leurs talents gourmands. Mais la vie en décide autrement. Caroline la primesautière virevolte d'amours passagères en maternités douloureuses. Comme si elle était à peine effleurée par les drames. Faute de succès amoureux, Stéphanie jalouse la séduction de sa sœur, exacerbe ses frustrations, tout en concoctant les délices de sa tarte, entre autres. En filigrane interviennent les épisodes, parfois tragiques, de la vie alentour.
    La noria de ces souvenirs s'assortit de chansons de l'époque que les deux sœurs entonnent en duo, tout en dansant joyeusement auprès des fourneaux. Tandis que sur l'écran de fond de scène se jouent en vidéo les moments rieurs ou contrastés qu'elles partagent avec les fidèles clients.
    L'ombre de Tchekhov plane sur les monologues et les dialogues, on y reconnaît les accents de ses héroïnes, la nostalgie douce-amère des non-dits, des inachèvements, des frustrations remâchées. Le temps inexorable, les rêves mort-nés, les amours inavouées.
    Le jeu des deux comédiennes est subtil, délicat et diversifié. Les voix sont claires, les corps souplement à l'unisson. 
    Un très joli moment d'émotion, de rires et de tendresse.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    J'avais envie, 1 : de manger une Tatin, ça s'est sûr et 2 : de relire tout Tchekhov !

    Lors de l'émission du 26/09 de Laurent Mariotte "La table du dimanche" , Emmanuel Rubin a recommandé le spectacle : - Emmanuel Rubin "À voir, une pièce de théâtre, au Théâtre de la Contrescarpe, c'est dans le 5ème, ça s'appelle" Les Sœurs Tatin" et ça raconte... Lire plus

    Lors de l'émission du 26/09 de Laurent Mariotte "La table du dimanche" , Emmanuel Rubin a recommandé le spectacle :

    - Emmanuel Rubin "À voir, une pièce de théâtre, au Théâtre de la Contrescarpe, c'est dans le 5ème, ça s'appelle" Les Sœurs Tatin" et ça raconte l'histoire des sœurs Tatin, qui vous savez, ont créé la fameuse tarte en se plantant royalement et surtout la pièce est assez géniale parce qu'elle est écrite à la manière de Tchekhov, à la manière des Trois Sœurs de Tchekhov, eh bien je vous jure qu'en sortant de là, j'avais envie, 1 : de manger une Tatin, ça s'est sûr et 2 : de relire tout Tchekhov !
    - Amélie Nothomb " Mais C'est trop génial !"
    - Laurent Mariotte "Eh bien voilà ce sont des nourritures terrestres et spirituelles !"

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Tchekhov en Sologne !

    TCHEKHOV EN SOLOGNE L’histoire des créatrices de la tarte Tatin, racontée à la façon de Tchekhov Elles sont deux et non trois, les sœur Tatin, Stéphanie, dite Fanny, et Caroline. En 1912, l’aînée, âgée de 74 ans, se souvient : de sa vie dans l’hôtel... Lire plus

    TCHEKHOV EN SOLOGNE
    L’histoire des créatrices de la tarte Tatin, racontée à la façon de Tchekhov
    Elles sont deux et non trois, les sœur Tatin, Stéphanie, dite Fanny, et Caroline. En 1912, l’aînée, âgée de 74 ans, se souvient : de sa vie dans l’hôtel familial à Lamotte-Beuvron, face à la gare ouverte en 1847, de Caroline, « la petite impératrice de Sologne », si différente et complémentaire d’elle, de leurs discussions philosophiques entre le feu de cheminée et les fourneaux, de leurs histoires d’amour réelles et imaginaires, de leur rêve d’ouvrir à Paris un restaurant de renommée mondiale… Caroline est morte tout juste un an avant et la lecture  – anachronique car la pièce n’a pas encore été traduite… – de Tchekhov donne envie à Fanny de retrouver leur complicité ancienne.
    La vie d’une petite ville de province, les habitués et leurs commérages, le retour d’un militaire, l’incendie qui frappa le voisinage, les tablées de chasseurs solognots, la condition féminine au XIXe siècle. Si leur renommée resta locale jusqu’à la mort de Stéphanie, le 14 juillet 1917, c’est le gastronome Curnonsky qui assura leur gloire posthume en présentant à Paris « la tarte des demoiselles Tatin » en 1926.

    Lætitia Gonzalbes a fait le pari de raconter leur vie ordinaire et leur destin extraordinaire avec des mots empruntés à la pièce de Tchekhov, qui résonne bien avec l’ennui provincial et les rêves de jeunes femmes ambitieuses. Des intermèdes chantés, Le Temps des Cerises ou La Rue de Lappe, donnent de la légèreté à une réflexion douce-amère sur le temps qui passe.
    Huguette Meunier

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un moment suspendu teinté d'une douce mélancolie...

    Anton Tchekhov conte dans Les trois sœurs l'ennui, le temps qui défile dans une ville de province où l'avenir est déjà tout écrit et où il ne se passe rien. Les seules distractions de Macha, Olga et Irina sont les allées et venues des officiers du régiment qui passent dans... Lire plus

    Anton Tchekhov conte dans Les trois sœurs l'ennui, le temps qui défile dans une ville de province où l'avenir est déjà tout écrit et où il ne se passe rien.
    Les seules distractions de Macha, Olga et Irina sont les allées et venues des officiers du régiment qui passent dans leur vie n'apportant que des plaisirs éphémères.

    À travers les confessions de la grande sœur Tatin, désormais âgée et seule, Lætitia Gonzalbes raconte l’histoire du succès de la célèbre tarte aux pommes tout en adaptant la pièce de Tchekhov.
    Au détour de ses souvenirs, assise près du feu de la cheminée qui crépite, Fanny se remémore le temps de sa jeunesse quand, avec sa sœur Caroline, elle tenait le petit Hôtel Tatin à Lamotte-Beuvron.

    Comme Macha, Olga et Irina, Fanny et Caroline rêvent de la vie trépidante de la capitale, fuir leur campagne et échapper à la monotonie du temps immuable.
    Comment vivre, comment trouver sa place quand on est une jeune fille de province de Russie où d'ailleurs...

    Lætitia Gonzalbes intègre des séquences filmées par Mathilde Sereys avec un véritable sens de la caméra, ces intermèdes mettent en perspective Fanny et Caroline dans leur quotidien. Tournées dans le véritable hôtel-restaurant des sœurs Tatin, les séquences ajoutent au charme des costumes de Claire Avias, à la musique de David Enfrein et Tim Aknine et au décor, le tout formant une parfaite harmonie.
    Complices, Roxane Le Texier et Anaïs Yazit oscillent entre mélancolie et légèreté avec une émotion à fleur de peau. Sur les airs de Fréhel, elles chantent, virevoltent, parlent d'amour et d'avenir.
     
    Malicieusement, Lætitia Gonzalbes mêle la profondeur intemporelle du texte de Tchekhov à la fraîcheur des sœurs Tatin qui s'efforcent de trouver un sens à leur destinée. 
    Un moment suspendu teinté d'une douce mélancolie où les larmes et les rires racontent la vie.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Rédaction du texte d’après Tchekhov remarquable (...) Jeu de grande qualité.

    Thème • La pièce est une transposition des Trois sœurs de Tchekov à la vie des deux sœurs Tatin. • Les thèmes, les personnages, les phrases sont entremêlés. Les deux sœurs Tatin, Stéphanie et Caroline, ont perdu leurs parents et rêvent de quitter... Lire plus

    Thème
    • La pièce est une transposition des Trois sœurs de Tchekov à la vie des deux sœurs Tatin.
    • Les thèmes, les personnages, les phrases sont entremêlés. Les deux sœurs Tatin, Stéphanie et Caroline, ont perdu leurs parents et rêvent de quitter l’auberge qu’ils leur ont laissée pour s’installer à Paris et y mener une autre vie. Tantôt Stéphanie est seule après la mort de sa sœur, tantôt elles sont jeunes toutes les deux : elles travaillent, elles font des tartes, elles accueillent les clients, elles philosophent, et la vie passe ainsi, lentement, au milieu des souvenirs, des danses et des chansons. La fameuse tarte Tatin constitue une sorte de sommet qui les projette vers l’avenir.

     

    Points forts
    1)     Ce qui frappe en premier, c’est l’originalité de la démarche. Le texte est appuyé sur celui de Tchekhov, les sœurs Tatin sont deux et non trois comme chez le dramaturge russe, mais comme elles, elles rêvent d’aller à Paris, au lieu de Moscou, elles parlent, elles voient le temps qui passe lentement, elles réfléchissent sur l’amour, la vie et la mort.
    2)     La rédaction du texte d’après Tchekov est remarquable et le jeu des actrices de grande qualité.
    3)     La pièce entremêle du texte, des chansons de l’époque (Le temps des cerises, Plaisir d’amour…), des danses et des videos qui montrent les clients de l’auberge.
    4)     Le temps est marqué symboliquement par Stéphanie dans un grand fauteuil couverte d’un grand châle blanc quand elle a 74 ans, et par les deux sœurs jeunes en robes blanches et jupons de couleur.
    5)     La pièce est pleine de gaieté et en même temps de tristesse, ce qui correspond bien à l’atmosphère des pièces russes de cette époque.
    6)     L’utilisation de la vidéo permet de coller davantage au texte de Tchekhov en introduisant plus de personnages.

    Encore un mot...
    C’est un plaisir de l’esprit qui permet, la première surprise passée, de se mettre au rythme de la campagne russe ou de la province française.

    Une phrase
    « Quand on n’a pas de vraie vie, on vit de mirages. C’est mieux que rien. » [Phrase de Tchekhov dans Oncle Vania, que prononce Stéphanie en l’ouverture de la pièce moderne].
    L'auteur
    • Laetitia Gonzalbes a créé et mis en scène cette pièce d’après  Les Trois Sœurs de Tchekhov.
    • À la fois actrice, metteur en scène, danseuse, modèle, on lui doit une adaptation d’Anna Karénine de Léon Tolstoï et Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    "Gourmand ou non, une pièce à voir sans modération !"

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un spectacle brillant, au texte captivant et à la mise en vie réussie.

    C’est un mets gourmet et goûteux aux allures de friandise gourmande et délicate que ce spectacle aux saveurs mélancoliques mais aux parfums joyeux relatant des bribes de vie des demoiselles Tatin, les illustres inventeuses de la fameuse tarte aux pommes solognote. « En 1912, Stéphanie Tatin, 74 ans,... Lire plus

    C’est un mets gourmet et goûteux aux allures de friandise gourmande et délicate que ce spectacle aux saveurs mélancoliques mais aux parfums joyeux relatant des bribes de vie des demoiselles Tatin, les illustres inventeuses de la fameuse tarte aux pommes solognote.
    « En 1912, Stéphanie Tatin, 74 ans, se souvient : de sa vie dans l’hôtel familial, de sa sœur Caroline et de leurs discussions philosophiques dans la cuisine, de leurs histoires d’amour… et de la création de la fameuse Tarte Tatin. »
    Le texte de Laetitia Gonzalbes est particulièrement soigné. Rédigé à partir de celui des « Trois sœurs » de Anton Tchekhov, il nous transporte dans la biographie romancée de Stéphanie et Caroline Tatin, entre scènes jouées, dansées, chantées et filmées. Il y a de la malice dans cette énonciation dramatique mêlée à l’espièglerie de l’espérance toujours vive, contant les aléas d’un vie ballotée entre heurts et bonheurs. C’est très bien vu et joliment bien fait.
    L’univers languissant de la quête inlassable et inassouvie d’un ailleurs meilleur des « Trois sœurs » de Tchekhov semble être contrebalancé par celui que l’on imagine emprunté aux « Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy, pétillant de l’insouciance et de la légèreté d’une jeunesse impatiente.
    Les conversations futiles, absurdes parfois, folles presque, piquées d’interrogations sur l’existence, l’affection et l’amour, l’oubli et l’ennui, côtoient des moments plus frivoles et désinvoltes par des chants et des danses qui parsèment le récit théâtral. Un voyage dans la gaité nostalgique de deux vies heureuses empêchées. La tristesse du renoncement chemine avec la joie des moments de plénitude réussie.
    La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est riche et variée, colorée et sensible. Les éclats de scène jaillissant d’allégresse se conjuguent adroitement aux moments resserrés autour des émotions plus intimes et profondes. Le théâtre de mademoiselle Gonzalbes se révèle de spectacle en spectacle de plus en plus recherché, soigné et plaisant.
    Nous nous laissons prendre avec plaisir par les jeux de Roxane Le Texier et Anaïs Yazit, remarquables de profondeur et d’enthousiasme. Elles nous embarquent dans leur sororité sincère et loyale, avec un brio d’interprétation réjouissant et détonant.
    Nous n’oublions pas les autres comédiens, tous excellents, que nous voyons évoluer dans les scènes filmées au restaurant Tatin, parmi lesquels le toujours sémillant Elliot Jenicot, que nous retrouvons avec un vif plaisir, qui compose un savoureux « fou » à la Tchéboutykine de Tchekhov.
    Une interprétation de belle classe que cette distribution conduite avec brio par deux superbes « sœurs Tatin », les merveilleuses Roxane Le Texier et Anaïs Yazit aux talents multiples de comédiennes, chanteuses et danseuses.
    Un spectacle brillant, au texte captivant et à la mise en vie réussie. Un spectacle que je conseille vivement.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un spectacle extraordinaire ! Elles servent avec bravoure une vie à la Tchekhov.

    Marek OCENAS pour THÉÂTRES & CO vous parle de "LES SŒURS TATIN • UNE VIE À LA TCHEKHOV" La pièce Les Sœurs Tatin, une vie à la Tchekhov, jouée au Théâtre de la Contrescarpe (>), est une nouvelle création de Laetitia Gonzalbes, jeune auteure et metteuse... Lire plus

    Marek OCENAS pour THÉÂTRES & CO vous parle de "LES SŒURS TATIN • UNE VIE À LA TCHEKHOV"

    La pièce Les Sœurs Tatin, une vie à la Tchekhov, jouée au Théâtre de la Contrescarpe (>), est une nouvelle création de Laetitia Gonzalbes, jeune auteure et metteuse en scène, qui s’empare librement d’un célèbre texte de Tchekhov dans une démarche intertextuelle explicite. Le spectacle ainsi empreint de réminiscences des Trois Sœurs porte sur scène la vie de deux sœurs, hôtelières à Lamotte-Beuvron en Sologne, créatrices de la fameuse tarte à laquelle elles prêtent leur nom.

    Anton Tchekhov ne cesse d’intriguer les auteurs et les metteurs en scène à travers son œuvre dramatique qui renferme, tout en l’annonçant, la dramaturgie moderne développée au cours du XXe siècle. Ce ne sont pas seulement les thèmes abordés qui continuent à nous affecter au plus profond de notre sensibilité humaine, c’est aussi une écriture dramatique novatrice qui leur confère une résonance singulière en rupture avec les techniques de la rhétorique classique. Les Trois Sœurs et La Cerisaie, les deux dernières pièces qu’il a données, comptent de ce point de vue parmi les plus achevées et sans doute aussi parmi les plus jouées. Si la seconde montre, sur un ton de dérision, l’incapacité des hommes à dépasser de vieux acquis sociaux et à se construire dans le présent en accord avec les tendances de l’époque moderne, la première représente plusieurs vies brisées à cause d’un criard manque de volonté à prendre des décisions radicales. Olga, Irina et Macha ne retourneront jamais à Moscou, elles chercheront un réconfort dans le travail pour essayer de sortir de la léthargie existentielle à laquelle elles semblent (s’être) vouées. Comme les trois sœurs de Tchekhov, Stéphanie et Caroline Tatin rêvent, elles aussi, d’une autre vie qu’elles ne mènent à Lamotte-Beuvron : partir et s’installer à Paris, mais aussi rencontrer un grand amour. Les sorts des unes et des autres se croisent dans le même désir d’accéder à une plénitude existentielle comme dans l’impression d’avoir échoué.

    Plusieurs similitudes observées par Laetitia Gonzalbes entre l’histoire des trois sœurs de Tchekhov et celle des deux sœurs Tatin l’ont sans doute amenée à les rapprocher dans une libre réécriture pour rendre certes hommage au dramaturge russe, mais aussi pour souligner la valeur universelle de leur destin. En plus des références explicites au texte source, la pièce de Laetitia Gonzalbes représente une sorte de mise en abîme narrative conçue à la faveur d’un récit rétrospectif : le spectateur retrouve, au lever du rideau, Stéphanie Tatin, en un âge avancé, Les Trois Sœurs à la main dont elle dit d’emblée qu’elle les aime relire parce que la pièce lui rappelle sa propre vie vécue aux côtés de sa sœur Caroline décédée depuis un certain temps. Murée dans une solitude de vieille dame, elle commence alors le récit de leur vie commune à l’hôtel de Lamotte-Beuvron hérité de leurs parents morts de façon prématurée comme ceux des trois sœurs. C’est par le biais de la citation initiale de la pièce de Tchekhov que la jeune auteure instaure sans ambages une situation intertextuelle susceptible de conduire le spectateur à la relecture des Trois Sœurs à l’aune de la destinée bouleversante de Stéphanie et Caroline Tatin, incarnées en l’occurrence par Roxane Le Texier et Anaïs Yazit dans une mise en scène éclectique. L’action ne cesse par la suite de jouer subtilement sur des réminiscences de la pièce de Tchekhov tout en se traçant un nouveau chemin pour faire accéder les deux sœurs à leur propre existence théâtrale.
    L’espace scénique mêle finement plusieurs lieux, à commencer par la chambre où vient s’installer Stéphanie pour évoquer la disparition de sa sœur et sa solitude : elle s’assoit à grand peine, la voix tremblante, dans un grand fauteuil en bois placé sur le devant de la scène côté jardin tout en se demandant pourquoi se souvenir, introduisant ainsi dans l’action un des leitmotivs empruntés aux Trois Sœurs de Tchekhov. C’est à ce moment-là qu’apparaît Caroline comme dans un rêve pour la conduire à faire une plongée dans leur jeunesse commune passée à l’hôtel de Lamotte-Beuvron. La scène semble aménagée de façon à favoriser les processus de remémoration et à représenter par-là ce qui aurait fait l’objet d’un récit de vie. Un grand four en acier est placé côté cour, de manière symbolique, non seulement pour faire un clin d’œil à l’activité professionnelle qui a rendu les deux sœurs célèbres, mais aussi pour situer rapidement l’action dans une époque historique. Cette historicité est dans le même temps soutenue par les costumes : les deux comédiennes portent en effet des robes blanches à volant, serrées par des ceintures larges, rouge pour Stéphanie et jaune pour Caroline. Ces éléments symboliques rappellent d’emblée au spectateur la province française du début du XXe siècle. Mais l’action scénique s’appuie également sur des chansons et des projections qui le transposent littéralement, non sans une certaine nostalgie pittoresque, dans une époque révolue. Les chansons, chantées avec émotion par Roxane Le Texier et Anaïs Yazit et accompagnées par des numéros rondement chorégraphiés, illustrent le sort des deux sœurs tout en introduisant une certaine légèreté pour juguler une mélancolie trop appuyée : Le chagrin d’amour, Le temps des cerises comme les trois autres, elles rythment toutes l’action scénique dans la même perspective de remémoration. À cet égard, quelques projections, tournées à Lamotte-Beuvron même, viennent enrichir le récit de vie des deux sœurs en montrant des scènes clés qui évoquent fortement certains épisodes des Trois sœurs et qui créent par-là une nouvelle forme de citation fondée sur des séquences filmées dans un autre cadre spatio-temporel, qu’il s’agisse du major amoureux venu de Paris (Verchinine), de la ceinture verte (Natacha) ou de l’incendie (acte III). Tout concourt ainsi à saisir le destin de Stéphanie et Caroline Tatin à travers une réécriture originale de Tchekhov portée sur scène dans une mise en scène douée d’une profondeur existentielle, dès lors que les deux sœurs se mettent, non sans une ironie résolument tchekhovienne, à « philosopher » sur la vie dans deux ou trois cents ans ou sur son sens immédiat par rapport à leur vécu.

    Les comédiennes individualisent avec conviction les deux sœurs Tatin conçues par Leatitia Gonzalbes pour son spectacle en leur donnant une profondeur humaine modelée selon leurs modèles littéraires. Si elles sont deux, elles ne ressemblent donc pas, comme c’était déjà le cas des trois sœurs de Tchekhov : l’une est plus rêveuse et plus coquette, tandis que l’autre se laisse plus facilement aller à la mélancolie et à la « philosophie ». Roxane Le Texier donne vie à la première, Stéphanie Tatin, alors qu’Anaïs Yazit prête son corps à la seconde, Caroline Tatin. Les deux jeunes comédiennes, parfaitement synchronisées, se complètent merveilleusement en formant un duo inséparable à l’image des deux sœurs qu’elles incarnent avec aisance. Cette complicité sororale soulignée à maints égards dans les propos des deux personnages est mise en valeur par le jeu complice des deux comédiennes. Celles-ci nous montrent tout au long de la représentation qu’elles savent varier les tons pour évoquer les différents états d’âme de leurs personnages pleins de rêves de jeunesse mais aussi de mélancolie : elles créent ainsi un spectacle équilibré qui ne laisse s’installer de façon durable ni la joie ni le chagrin. Elles nous persuadent que même sans jamais partir pour Paris, les deux sœurs Tatin ont réussi à donner un sens à leur existence retirée au fin de la province grâce à la foi dans le travail que celles-ci semblent considérer comme le meilleur remède contre l’abandon de soi : à les en croire au regard de leur propension à « philosopher », « L’homme doit croire en quelque chose ».

    Laetitia Gonzalbes, en se plongeant dans une relecture des Trois Sœurs de Tchekhov, a donc réussi à concevoir un spectacle extraordinaire, présenté dans l’intimité de la salle exiguë du théâtre de la Contrescarpe : l’effet produit par la complicité sororale que Roxane Le Texier et Anaïs Yazit parviennent à nouer avec les spectateurs pour les intéresser au sort des sœurs Tatin est absolument fabuleux ! Elles servent avec bravoure une vie à la Tchekhov.

     

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un joli moment où la fraîcheur parvient néanmoins à se faire la place belle.

    Quand on dit « Tatin » on pense plus à la fameuse tarte qu’aux deux soeurs qui l’ont fait connaître. Et c’est pourtant leur histoire qui a inspiré Lætitia Gonzalbes. Après les succès d’Anna Karénine et de Je m’appelle Erik Satie... Lire plus

    Quand on dit « Tatin » on pense plus à la fameuse tarte qu’aux deux soeurs qui l’ont fait connaître.
    Et c’est pourtant leur histoire qui a inspiré Lætitia Gonzalbes.
    Après les succès d’Anna Karénine et de Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde, la jeune femme nous livre une nouvelle création.
    Le Pitch : Nous sommes en 1912. Stéphanie Tatin, 74 ans, se souvient… de sa vie dans l’hôtel familial, de sa sœur Caroline et de leurs discussions philosophiques dans la cuisine, de leurs histoires d’amour… et de la création de la fameuse Tarte Tatin.
    Leur histoire nous est contée à travers les mots des Trois sœurs d’Anton Tchekhov.
    Au lieu de rêver de Moscou, c’est Paris qui obsède les deux soeurs. Si seulement elles pouvaient y aller! Et surtout se retrouver chez Maxim’s !
    Mais en attendant, au lieu de Maxim’s c’est dans l’Hotel Tatin de Lamotte Beuvron légué par leurs parents qu’elles évoluent. Un relais gastronomique que nous retrouvons grâce à quelques scènes du film réalisé par Mathilde SEREYS (tourné dans l’Hôtel-restaurant qui existe toujours aujourd’hui à Lamotte-Beuvron).
    Leurs dialogues philosophiques contrastent avec la banalité du quotidien. Et ce quotidien, insipide, ce ne sont certainement pas les propos répétitifs de l’idiot du village (figure probablement inspirée de celle de Féraponte) qui l’illumineront.
    La gravité du texte inspiré de Tchekhov contraste avec la légèreté des épisodes dansés à la Jacques Demy qui semblent être de petites fenêtres joyeuses venant rompre la monotonie du quotidien des soeurs Tatin. Et qui confèrent à la pièce de faux airs de comédie musicale…

    Tout comme chez Tchekhov, les soeurs Tatin accueillent régulièrement des officiers venus se restaurer à l’Hotel Tatin. Mais s’ils amènent avec eux l’espoir de quitter Lamotte-Beuvron (et qui plus est au bras d’un bel officier), cet espoir disparaît à chaque fois aussi vite qu’il est venu.

    Autre originalité qui a son charme : quelques scènes du film réalisé par Mathilde SEREYS, tourné dans l’Hôtel-restaurant qui existe toujours aujourd’hui à Lamotte-Beuvron. Un joli moyen de s’immerger dans la réalité du quotidien des soeurs Tatin évoluant dans ce relais gastronomique réputé à l’époque.

    Les comédiennes
    Roxane LE TEXIER et Anaïs YAZIT endossent parfaitement le rôle de ces deux jeunes provinciales dont les préoccupations tournent autour des relations amoureuses pour la plus délurée et de l’ambition d’une vie parisienne pour l’autre.
    Une mention spéciale à l’interprétation extraordinaire de Roxane Le Texier dans le rôle de Stéphanie Tatin – devenue vieille – qui se replonge dans ses souvenirs …
    Quant à Anais Yazit que j’avais déjà pu applaudir dans la pièce « Je m’appelle Eric Satie, comme tout le monde! » elle interprète le rôle de « la soeur raisonnable et néanmoins très émotive » avec brio.
    Un grand merci à Lætitia Gonzalbes de nous avoir permis de découvrir l’histoire des célèbres créatrices de la tarte Tatin, racontée avec les mots de Tchekhov !
    En conclusion : allez-y, vous passerez un joli moment en assistant à cette pièce où la fraîcheur parvient néanmoins à se faire la place belle.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Réjouissant, Émouvant, Pétillant !

    Réjouissant, Émouvant, Pétillant Après avoir adapté librement « Anna Karénine » de Tchekhov,  nous avoir offert une biographie  enjouée et délicieuse de « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde », Laeticia Gonzalbes s’inspire « Des... Lire plus

    Réjouissant, Émouvant, Pétillant
    Après avoir adapté librement « Anna Karénine » de Tchekhov,  nous avoir offert une biographie  enjouée et délicieuse de « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde », Laeticia Gonzalbes s’inspire « Des trois sœurs » de Tchekhov pour nous conter l’histoire des sœurs Tatin célèbres pour leur fameuse tarte dont nous raffolons tous.
    Les deux sœurs Tatin, Caroline et Stéphanie vivent à la campagne, à 2 km de Paris et rêvent de la vie parisienne, de devenir célèbres, de vivre une vraie vie comme « Les trois sœurs » rêvant de Moscou.
    S’inspirant de Tchekhov, le texte est minutieusement écrit, c’est un vrai régal.

    Il y a un an, Stéphanie a perdu sa sœur Caroline.
    Blottit confortablement dans son fauteuil, enveloppée d’un châle, elle lit « Les trois sœurs ».
    Cela aiguise ses souvenirs, elle va nous les conter à travers divers flash- back. Stéphanie et Caroline vêtues de jolies toilettes blanches, apparaitront jeunes, joyeuses ou chagrines.
    Nous sommes entre 1894 à 1906 Stéphanie et Caroline s’occupent de l’hôtel dont elles ont hérité au décès de leurs parents. Stéphanie sert la clientèle et Caroline est au fourneau.
    Le temps s’écoule lentement dans cette province éloignée, elles se perdent dans des discussions philosophiques, parlent d’amour, de travail, de désolation mais toutes deux ont une grande envie. Vivre à Paris..
    Un jour par mégarde, Caroline crée une nouvelle recette, La tarte Tatin…..
    La mise en scène de Laetitia Gonzalbes est vivante et dynamique, entre causeries intimes et profondes sur la vie et sur le monde, Stéphanie et Caroline dansent avec élégance et chantent avec émotions les rengaines de leur temps (Le temps des Cerises, Plaisir d’amour…).

    L’ambiance et la clientèle de l’hôtel transparaissent à travers des vidéos projetées en fond de scène.
    Ambre Rochard et Anaïs Yazit sont pétillantes et jouent avec justesse et talent.
    Agréable et joli moment de théâtre.

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    LES SŒURS TATIN, une vie à la Tchekhov

    Un très joli spectacle...

    Vous connaissez forcément la tarte Tatin. Mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière? Au Théâtre de la Contrescarpe, on va vous dévoiler l’aventure appétissante où des femmes sont au cœur de cette curiosité culinaire. Laetitia Gonzalbes s’est de nouveau... Lire plus

    Vous connaissez forcément la tarte Tatin. Mais connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière? Au Théâtre de la Contrescarpe, on va vous dévoiler l’aventure appétissante où des femmes sont au cœur de cette curiosité culinaire.

    Laetitia Gonzalbes s’est de nouveau lancé un défi audacieux. Il faut dire qu’après « Anna Karénine » et « Je m’appelle Erik Satie comme tout le monde» , on a envie de la suivre partout où elle ira. Cette fois-ci elle combine sa passion pour Tchekhov avec une invention des plus gourmandes : la tarte Tatin. Deux éléments qui peuvent paraître très opposés et pourtant, les mots vont les rassembler. Un lien est pourtant bien présent car ce sont des histoires de femmes ainsi les « Trois sœurs » vont fusionner avec les deux sœurs Tatin. Progressivement, on va être aux côtés de ces personnalités hors du commun qui tentent de survivre dans un monde injuste, discriminatoire et misogyne. L’espoir reste un domaine qu’il faut éviter d’aborder car derrière se cache un désespoir qu’il sera difficile de combattre. Une critique sociale et sociétale qui reste valable pendant une période bien trop longue. « Quand on n’a pas de vraie vie, on vit de mirages. C’est mieux que rien. »

    Au commande de ce spectacle, une équipe qui a su mettre sa passion et son enthousiasme au service d’une création. Tout d’abord, Ambre Rochard et Anaïs Yazit qui incarnent les sœurs Tatin. Comme c’est bien expliqué, elles n’ont pas créé la tarte Tatin dans leur hôtel. Elles l’ont popularisée grâce à leur gentillesse et leur savoir faire. Les comédiennes se donnent corps et âme sur ce plateau de théâtre. Qu’importe l’époque où elles sont immergées, elles gardent un sourire contagieux et partagent ce plaisir de jouer. Avec une grande précision, elles se déplacent partout et gardent cette énergie aussi bien dans les chansons d’époque (Le temps des cerises, Plaisir d’amour…) que la préparation d’un dessert devenu connu. On se laisse emporter par cette exaltation qui rend honneur à la notion de spectacle vivant. La mise en scène est finement réalisée. D’une part grâce aux scènes filmées de Mathilde Sereys ingénieusement intégrées. Puis la séparation des différents espaces pour mieux se repérer dans le temps. Et enfin, grâce aux costumes de Claire Avias très bien pensés que cela soit au niveau des chaussures ou de la ceinture qui souligne la taille. Sans omettre la partie musicale de David Enfrein et Tim Aknine très importante qui contribue à créer une ambiance joyeuse et mélancolique à la fois. Une équipe unie avec un seul objectif : émerveiller le spectateur tout en lui donnant faim avec réflexivité.

    Un très joli spectacle où la rêverie rencontre la réalité bien plus difficile et sombre.

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    Philippe FERTRAY « En mode souci »

    L’antidote idéal en cette rentrée ! Un auto-portrait d’un con finement jouissif.

    SOURIEZ, EN MODE SOUCI On ne va pas se mentir, la parenthèse estivale nous a changé les idées, mais en cette rentrée, on se sent tous un peu déprimé. On est tous “En mode souci”. Une dose de Philippe Fertray, et vous retrouverez le sourire.  On ne va pas se mentir, on va... Lire plus

    SOURIEZ, EN MODE SOUCI

    On ne va pas se mentir, la parenthèse estivale nous a changé les idées, mais en cette rentrée, on se sent tous un peu déprimé. On est tous “En mode souci”. Une dose de Philippe Fertray, et vous retrouverez le sourire. 

    On ne va pas se mentir, on va s’en taper des one-man show sur le confinement. L’idée même de retourner au théâtre pour se reconfiner, et débuter une thérapie collective, nous fatigue déjà. On a envie d’avancer, de retrouver cette vie d’avant, sans pangolin et vaccin.

    On ne va pas se mentir, sans dire un mot, Philippe Fertray nous fait craindre le pire en arrivant sur scène. Tout l’archétype du mec paumé, antivax, donneur de leçon nous saute au visage. C’est tellement grossier, qu’à la première réplique, le cliché vole en éclats. Tel un effet boomerang de nos propres angoisses personnelles, celui d’avoir été cet homme pendant le confinement. Le piège est refermé, on va enfin pouvoir se marrer.

    Dr Fertray ou l’antidote en mode souci
    Putain de Covid. On ne va pas se mentir, on avait envie de se retrouver. De “Shakespearer” ensemble pour se sentir à nouveau essentiel. Parler jusqu’à en perdre la raison et demander des comptes à Xi Jinping. Construire un monde d’après transhumaniste à l’écologie numérique. Parce que cette pandémie a tous fait de nous des experts.

    On va arrêter de se mentir, c’est mal barré. Et Philippe Fertray s’en moque pour notre plus grand plaisir.

    “En mode sans souci” est l’antidote idéal en cette rentrée, pour s’auto-vacciner contre la morosité ambiante. Une respiration délirante après des mois en apnée. Un monologue à plusieurs personnalités en réponse à ce silence pesant que nous avons tous traversé.

    Un auto-portrait d’un con finement jouissif.

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    Philippe FERTRAY « En mode souci »

    Des soirées comme ça, on en redemande !!!

    Cela fait très jolie lurette que je n'avais pas entendu une salle rire, avec autant de bonheur.   Et foin du rire du bout des lèvres par convenance, là c'est guttural avec des ovations à chaque fois qu'il reprend son souffle.   Philippe Fertray est un obsédé textuel, il faut en convenir.... Lire plus

    Cela fait très jolie lurette que je n'avais pas entendu une salle rire, avec autant de bonheur.
     
    Et foin du rire du bout des lèvres par convenance, là c'est guttural avec des ovations à chaque fois qu'il reprend son souffle.
     
    Philippe Fertray est un obsédé textuel, il faut en convenir.
     
    Quel dommage que le Prix Raymond Devos ne soit plus, j'aurais monté une pétition pour lui.
     
    Des soirées comme ça, on en redemande !!!


    Auteur et Interprète, Philippe FERTRAY est aussi le Metteur en Scène de ce spectacle où l'on peut admirer une garde-robe de bel atour...
     
    J'ai repoussé une pièce prévue de longue date, pour ne pas manquer la soirée de présentation de la Saison du Théâtre de La Contrescarpe, le 5 octobre prochain, dont il sera, une nouvelle fois, le Maître de Cérémonie.
     

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    Philippe FERTRAY « En mode souci »

    Un spectacle où le rire est intelligent, à savourer d’urgence.

    En mode Souci à La Contrescarpe : Philippe Fertray, clown poète, ludion, trublion revient avec ses mots inventés mettre notre époque face à ses travers et à ses contradictions. Un spectacle où le rire est intelligent, à savourer d’urgence. Sur la scène, un amas... Lire plus

    En mode Souci à La Contrescarpe : Philippe Fertray, clown poète, ludion, trublion revient avec ses mots inventés mettre notre époque face à ses travers et à ses contradictions. Un spectacle où le rire est intelligent, à savourer d’urgence.

    Sur la scène, un amas d’objets hétéroclites esquisse la silhouette d’un bonhomme. On y aperçoit une table, deux chaises, quatre vestes, un sac de courses, une paire de chaussures, une planche à repasser. Et des fleurs, emblématiques de Philippe Fertray. D’ailleurs le voilà, en short et tongs, qui déplie un matelas de plage, jouant de ce son particulier qu’émettent tous les pieds qui se décollent d’une surface plastique. Quelques mouvements. « Ben oui, je prends soin de moi ».

    C’est parti pour 90 minutes de rire. Attention, pas du rire de tout, pas du rire graveleux, ni du rire jaune, ni du rire intellectuel non plus. Du rire intelligent autant que poétique, qui fait autant travailler nos neurones que nos zygomatiques. Comme Marc Favreau (Sol) en son temps, il invente des mots qui mettent son époque face à ses travers et ses contradictions. Des mots qui lui permettent d’être politiquement incorrect sans tomber dans la caricature facile.

    Le spectacle s’ouvre sur une évocation magique de la grippette chinoise. On va croiser un coach, une coiffeuse, un intellectuel de l’art contemporain, un démonstrateur de masque invisible, écrire une lettre à Xin Ji Pin. La salle rit d’un bout à l’autre, d’un rire franc, d’un rire décalé des quelques instants qu’il faut à ses neurones pour rabouter le sens du mot qui vient de surgir. Si vous avez vu Pas de Souci ou En Mode Projet, ses précédents spectacles, vous apprécierez d’en retrouver comme de vieux amis les meilleurs moments revisités. Vous savourerez le texte plein d’émotion qui clôt le spectacle.

    Philippe Fertray est un ludion, un trublion, le Fou de notre époque, il invente des mots pour mettre notre époque face à ses travers et à ses contradictions. C’est un homme éminemment sympathique et généreux. Deux ans de crise pendant lesquels il a regardé le monde en télévisuel lui ont inspiré de nombreux textes, j’attends déjà son prochain spectacle. Comme son T-shirt l’affirme, il donne tout… mais il ne lâche rien, pour la plus grande joie d’une salle enthousiaste et comblée.

    J’étais accompagné de Baroudeur, plié en deux du début à la fin du spectacle. Son avis : « c’est un spectacle comique où un homme raconte des histoires sur le monde où on vit. J’ai trouvé ça super bien, adapté à tous les âges. Les gens dans la salle riaient tout le temps, mais pas tous aux mêmes choses. » Et de P’tit Bonhomme, qui a un coup de cœur pour le débat télévisé et l’artiste contemporain.

    Laissez-vous aller, (re)prenez une dose de Fertraythérapie, ça ne fait que du bien.

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    Philippe FERTRAY « En mode souci »

    Très belle performance de Philippe Fertray ! Il sait nous tenir en haleine, et nous faire rire !

    Courez au théâtre de la Contrescarpe ! Vous allez assister à un spectacle revigorant ! Des personnages vont se succéder pour illustrer les crises que nous avons traversées cet été : crise sanitaire bien sûr mais pas que, tout y passe, crise religieuse, crise économique, crise... Lire plus

    Courez au théâtre de la Contrescarpe ! Vous allez assister à un spectacle revigorant !

    Des personnages vont se succéder pour illustrer les crises que nous avons traversées cet été : crise sanitaire bien sûr mais pas que, tout y passe, crise religieuse, crise économique, crise identitaire et j’en passe…On doit ce spectacle à Philippe Fertray, auteur, metteur en scène et interprète qui, seul en scène, fait défiler une galerie de portraits invraisemblables et hauts en couleurs.
    Bref, on passe plus d’une heure de franche rigolade, et ça fait du bien !
    Léa Berroche rédactrice au magazine Arts culture évasions

     

    Très belle performance de Philippe Fertray seul en scène durant 1h15.
 Il sait nous tenir en haleine, et nous faire rire, en dépeignant de façon burlesque toute sorte de situation issue de vécu quotidien, notamment pendant la crise sanitaire et face à toutes sortes de problèmes contemporains.
    Philippe sait parfaitement associer le public à son jeu.
 Il se met à merveille dans la peau de plusieurs personnages.
    Christian Dumoulin rédacteur au magazine Arts culture évasions.

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    J'AI SAUVÉ LA FRANCE ! L'INCROYABLE DESTIN DE CHARLES VII

    Mise en scène, rythmée et dynamique, particulièrement réussie. Jeu talentueux !

    La pièce est inspirée de l’histoire de Charles VII, que l’on pourrait sous titrer « Riches années et sombres heures d’un Roi » nous découvrons la guerre de cent ans et ses aléas, quasi en live car racontés par le Roi lui-même. 
De Jeanne d’Arc, la pucelle... Lire plus

    La pièce est inspirée de l’histoire de Charles VII, que l’on pourrait sous titrer « Riches années et sombres heures d’un Roi » nous découvrons la guerre de cent ans et ses aléas, quasi en live car racontés par le Roi lui-même. 
De Jeanne d’Arc, la pucelle d’Orléans, à qui il doit son sacre de Roi de France, en passant par Jacques Cœur, l’homme le plus riche de son époque qui deviendra le grand Argentier de la Couronne, jusqu’à la toute jeune très belle Agnès Sorel qui portera le titre officiel, créé pour elle, de Favorite du Roi, on découvre ici un parcours peu connu de Charles VII.


    La mise en scène, rythmée et dynamique, est particulièrement réussie. Les acteurs, par leur jeu talentueux où peut percer l’humour, enchantent les spectateurs pendant les 75 minutes du spectacle. 
Encore un sympathique divertissement offert par le Théâtre de la Contrescarpe !

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    L'Évasion des Sens

    J'AI SAUVÉ LA FRANCE ! L'INCROYABLE DESTIN DE CHARLES VII

    5 acteurs dynamiques et jouant admirablement !

    Au Théâtre de la Contrescarpe, "J’ai sauvé la France" est une bonne pièce pour les amateurs d’histoire et de secrets. Dimanche dernier, direction le 5 ème arrondissement où un petit théâtre en sous-sol et plein comme un œuf accueille les amateurs de spectacles. 5... Lire plus

    Au Théâtre de la Contrescarpe, "J’ai sauvé la France" est une bonne pièce pour les amateurs d’histoire et de secrets.

    Dimanche dernier, direction le 5 ème arrondissement où un petit théâtre en sous-sol et plein comme un œuf accueille les amateurs de spectacles.

    5 acteurs dynamiques et jouant admirablement pour orchestrer, raconter la vie, l’histoire du roi Charles VII.
    Ce roi-là a été, est mis à mal dans la mémoire et la conscience des Français. Alors la pièce met en scène ce monarque malgré lui ; il est mû par une volonté de reconstruire l’autorité royale alors que cette dernière a été anéantie par les échecs successifs de ses aïeux pendant la guerre de Cent Ans. Charles VII fut-il un tyran, un héros ? That is the question, aurait dit un auteur mémorable !
    Pour relater cette période historique, la sobriété de la mise en scène est plaisante et les dialogues bien rythmés en une écriture soignée.
    Vous aimez l’Histoire ; courez voir la pièce !

     

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    Lhistoire

    J'AI SAUVÉ LA FRANCE ! L'INCROYABLE DESTIN DE CHARLES VII

    Pièce aux accents étonnamment modernes et fort bien interprétée.

    La solitude de Charles VII Au soir de sa vie, le roi de France évoque son règne marqué par la guerre de Cent Ans. La pièce s’ouvre le 22 juillet 1461 au château de Mehun-sur-Yèvre, lorsque Charles VII s’apprête à avaler le « médicament »... Lire plus

    La solitude de Charles VII
    Au soir de sa vie, le roi de France évoque son règne marqué par la guerre de Cent Ans.
    La pièce s’ouvre le 22 juillet 1461 au château de Mehun-sur-Yèvre, lorsque Charles VII s’apprête à avaler le « médicament » envoyé par son fils, le futur Louis XI. A l’émissaire déchiré entre le père et le fils, le vieux souverain raconte les faits saillants de son long règne de 40 ans. Sa fuite à 15 ans à peine pour échapper à Jean sans Peur, la nuit du 29 mai 1418, grâce au prévôt Tanneguy du Chastel, et son installation à Bourges. L’« infamie » du traité de Troyes en 1420 par lequel son propre père, Charles VI dit le Fol, consacrant l'union perpétuelle des couronnes de France et d'Angleterre, le destitue au profit d'Henri V, l'éclatant vainqueur d'Azincourt. Les guerres intestines qui ravagent le pays. L’irruption de Jeanne d’Arc à Chinon, la victoire à Orléans et le sacre à Reims en 1429. Et peu à peu l’affermissement d’un pouvoir politique, militaire, économique. La fin de la guerre qui opposait Armagnacs et Bourguignons, celle de la guerre de Cent Ans sont largement à mettre à son crédit, comme la réorganisation de l’armée, l’affaiblissement des grands féodaux, ou encore la Pragmatique Sanction qui clarifie les rapports avec l’Église.
    Autour de Charles gravitent quelques personnalités clés : Yolande d’Aragon, mère de Marie d’Anjou épousée alors qu’ils n’avaient pas 10 ans, femme forte et redoutable tacticienne politique ; Tanneguy, fidèle entre les fidèles, qui se résigne à son éviction ; Jeanne, abandonnée aux Anglais et au bûcher en 1431 ; Jacques Cœur, grand argentier lui aussi sacrifié, condamné pour concussion et ruiné ; Agnès Sorel, la Dame de Beauté morte en couches au grand chagrin du roi. « Un roi n’a pas d’amis » répète Charles le Victorieux, « au cœur vêtu de noir », au soir de sa vie. Au-delà d’un destin quasi shakespearien clairement mis en perspective, c’est, en effet, la grande question de la solitude du pouvoir qui est posée dans cette pièce aux accents étonnamment modernes et fort bien interprétée.
    Huguette Meunier

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      Avant ou après nos spectacles, la jolie cave à vins du restaurant la Truffière vous accueille !

      Située juste à côté du Théâtre de la Contrescarpe, au 3 rue Blainville, la directrice du lieu, Florence Saragoni vous y conseillera pour la dégustation des vins de qualité ! 

      L'ABC du vin by la Truffière propose des verres de vins à partir de 5€ et des bouteilles à partir de 10€ (avec une carte comprenant plus de 4200 références de vins différents) que vous pourrez accompagner de sardines, de planches de charcuteries et/ou fromages et de plats raffinés...

      Jours et horaires d'ouverture : du mardi au samedi de 18h à minuit.

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