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Spectacles à Paris

Jacques de Bascher 

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Théâtre de la Contrescarpe - Paris

De Gabriel MARC

" J'ai été le compagnon de Karl Lagerfeld et l'amant d'Yves Saint-Laurent... Mais de moi que reste-t-il ? "

1984, Jacques De Bascher, le prince des nuits parisiennes, apprend qu’il est positif au VIH. Paris lui tourne le dos, il se retrouve seul dans son appartement.

Il redécouvre ses enregistrements qu’il a faits tout au long de sa vie à l’aide de son magnétophone. Cet appartement, qui a connu de grandes soirées, devient un antre plein de souvenirs, de ses petites réussites mondaines à ses grandes défaites personnelles.

Durant cette soirée, Jacques de Bascher enregistre une dernière cassette pour son compagnon Karl Lagerfeld.

Jacques revit ses années Palace alcoolisées, ses rencontres secrètes avec Yves Saint-Laurent, sa passion tumultueuse avec Karl Lagerfeld et évoque tous ses projets avortés mais soigneusement conservés.

Aux côtés de Jacques de Bascher, le spectateur sera invité à revivre les décennies 70 et 80 dans tout ce qu’elles avaient de merveilleux et de décadent.

Une plongée dans l'intimité des deux plus grands génies de la mode.

 

À PARTIR DE 16 ANS

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Durée

 :  1h15

Première

 : 

Dernière

 : 

Distribution :

Gabriel MARC

Mise en scène :

Guila BRAOUDÉ

Décor :

Erwan RIO

Assistante à la mise en scène :

Cécile COVES

Création lumière :

Jérôme PEYREBRUNE

Chorégraphie :

Julien MERCIER

Infos et réservation :

Guichet :

Contrescarpe 5 rue Blainville 75005 Paris

Tél. location

 : 01 42 01 81 88
Salle ouverte
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Jusqu'au 20/08/22 à partir de

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La presse parle de Jacques de Bascher

Logo Marianne
Gabriel Marc incarne Jacques de Bascher avec autant de talent que de conviction...

La critique d'Eric Naulleau : Jacques de Bascher, chronique d'une "défête" Suprême dandy pour les uns, simple gigolo pour les autres, Jacques de Bascher, astre noir trop souvent résumé à ses deux plus célèbres amants, Karl Lagerfeld et Yves Saint-Laurent, revient grâce au... Lire plus

La critique d'Eric Naulleau : Jacques de Bascher, chronique d'une "défête"
Suprême dandy pour les uns, simple gigolo pour les autres, Jacques de Bascher, astre noir trop souvent résumé à ses deux plus célèbres amants, Karl Lagerfeld et Yves Saint-Laurent, revient grâce au seul-en-scène de Gabriel Marc.
Pour savoir à quoi ressemblait l’univers voilà quelque treize milliards d’années, on peut admirer les images fournies par le télescope James Webb. Pour savoir à quoi ressemblait Paris dans les années 1970 et 1980, du moins un certain Paris, celui des nuits sans fin de la jet-set, il suffit de se rendre au théâtre de la Contrescarpe pour voir la pièce Jacques de Bascher. Où une bonne heure durant, seul en scène, Gabriel Marc braque moins un télescope qu’un microscope sur l’astre noir de cette galaxie disparue, un homme trop souvent résumé à ses deux plus célèbres amants – Karl Lagerfeld et Yves Saint-Laurent.

Suprême dandy pour les uns, passer la journée à choisir ce qu’il porterait le soir lui paraissait une activité aussi valable qu’une autre. Simple gigolo pour les autres, il consacra l’essentiel de sa brève existence à chercher comment employer son intelligence et sa sensibilité artistique. En vain pour l’essentiel, la postérité ne retenant guère de son passage sur terre que l’organisation de la « Moratoire noire », soirée géante et décadente (deux invités s’y adonnèrent notamment au fist-fucking sur scène) donnée le 24 octobre 1977 à La Main bleue en l’honneur de Karl Lagerfeld.

Et pourtant, de la même manière que le baron Charlus dans A la recherche du temps perdu, le personnage subjugue par son insolence, par ses mots d’un esprit très français, par la lucidité sur son propre cas, par la distance amusée qu’il parvient à garder envers toutes les péripéties d’un quotidien agité – comme lorsque telle conquête de passage l’attache à son lit et, soudain devenu indifférent aux plaisirs anticipés, dérobe tous les objets de valeur avant de disparaître. D’un fait divers dans le même registre, Édouard Louis tirera quarante plus tard dans Histoire de la violence un récit douteux et lourdingue. L’anecdote crapuleuse, c’était mieux avant.

Fascination bien employée

Plutôt que de se lancer dans une biographie exhaustive (ce dont s’était fort bien acquittée Marie Ottavi dans Jacques de Bascher paru en 2017 aux éditions Séguier), le spectacle saisit une vie sur laquelle l’ombre ne cesse déjà de s’étendre. Dans son appartement d’un goût exquis, forcément exquis, l’ancien enfant terrible écoute les cassettes qu’il a enregistrées au fil du temps à la manière d’un journal intime. Si le dispositif rappelle La dernière bande de Beckett, c’est la dernière débandade qu’il faudrait évoquer. La défaite ou peut-être la défête en référence à son passé noceur.

En termes des plus brutaux, Pierre Bergé a sifflé la fin de la récréation au sujet d’Yves Saint-Laurent. Le quatuor amoureux a vécu. Pendu à son téléphone, Jacques de Bascher laisse des messages en forme de SOS à Karl Lagerfeld et Diane de Beauvau-Craon, autre personnalité extravagante, qu’il a autrefois manqué d’épouser – comme auprès de tant d’autres en cette décennie 1980, le sida vient de se faire annoncer. Qu’il s’agisse de jouer sa vie rapide ou sa mort lente, Gabriel Marc incarne Jacques de Bascher avec autant de talent que de conviction, celle que donne, du moins peut-on le supposer, une fascination bien employée envers son modèle.

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Gabriel Marc incarne magnifiquement cet artiste sans art...

Lettre à Karl Que reste-t-il d'un dandy après sa mort ? Un parfum, celui d'une époque mondaine évanescente. Parfois, une allure, aussi jalousée qu'admirée, qui s'estompe. Au seuil de sa vie, apprenant qu'il a le sida, Jacques de Bascher, l'ange vénéneux des années Palace, se... Lire plus

Lettre à Karl

Que reste-t-il d'un dandy après sa mort ? Un parfum, celui d'une époque mondaine évanescente. Parfois, une allure, aussi jalousée qu'admirée, qui s'estompe. Au seuil de sa vie, apprenant qu'il a le sida, Jacques de Bascher, l'ange vénéneux des années Palace, se livre à un entretien avec lui-même. Sur son magnétophone, il laisse en réalité une lettre d'amour à Karl Lagerfeld... 

Gabriel Marc incarne magnifiquement cet artiste sans art, amant secret d'Yves Saint Laurent, muse au masculin.
"Je vis comme une comme une vraie courtisane, on me déplace d'appartement en appartement", déclare l'aristocrate au verbe haut des nuits parisiennes qui a fait de la décadence "une forme de suicide dans la beauté, une beauté tragique".
R.M.

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Gabriel Marc excelle en Jacques de Bascher

Gabriel Marc excelle en Jacques de Bascher au théâtre By Gaspard Granaud Iconique et controversé, Jacques de Bascher – le dandy gay parisien connu pour ses relations avec Karl Lagerfeld et Yves Saint-Laurent – est en ce moment à l’honneur au théâtre à travers une pièce... Lire plus

Gabriel Marc excelle en Jacques de Bascher au théâtre
By Gaspard Granaud

Iconique et controversé, Jacques de Bascher – le dandy gay parisien connu pour ses relations avec Karl Lagerfeld et Yves Saint-Laurent – est en ce moment à l’honneur au théâtre à travers une pièce écrite et interprétée par le jeune comédien Gabriel Marc.

Jacques de Bascher, qui restait une personnalité mystérieuse et avant tout connue des aficionados de la mode il y a encore une dizaine d’années, a été remis en lumière ces dernières années via deux longs-métrages (un de Jalil Lespert et un de Bertrand Bonello) dédiés à Yves Saint-Laurent. Il y apparaissait en amant vénéneux et un peu scandaleux, à l’irrésistible et destructeur parfum de décadence. Plusieurs ouvrages sont aussi sortis à son sujet.
Féru de mode et de cinéma, Gabriel Marc s’empare du personnage et y apporte son interprétation toute personnelle. Et le résultat est assurément intrigant et original. Porté par une mise en scène inspirée et cinématographique de Guila Braoudé assistée de Cécile Coves, l’ensemble est à la fois hybride et abouti. Hybride car l’auteur mêle pièce dramatique léchée (avec un joli sens du détail, un soin tout particulier accordé aux décors – signés Erwan Rio- et aux accessoires) et seul en scène souvent drôle, ironique, mordant. Gabriel Marc aime l’humour et le camp, il l’a prouvé à travers des vidéos sur les réseaux sociaux où il rejouait des scènes cultes de Sex and the City par exemple. Il apporte ici une fantaisie inattendue au personnage sombre de Jacques de Bascher. Mais il ne prend pas son sujet pour une blague : il le croque avec tendresse, jubile de ses extravagances et paradoxes, dessine les contours de sa vie de dandy aux allures de mirage.

Le spectacle nous plonge au cœur de l’année 1984. Jacques de Bascher est seul dans son appartement et vient d’apprendre qu’il est positif au test du VIH. Son petit monde s’écroule. Lui qui a articulé son existence autour des mondanités, ne veut plus sortir, s’isole chez lui. Pour un être aussi vif, insatiable et hédoniste, l’annonce du générique de fin est logiquement on ne peut plus insupportable. Pour Gabriel Marc c’est l’occasion de saisir la complexité du personnage, une vulnérabilité qui n’a pas souvent été évoquée. Dépassé, le dandy insouciant est obligé de composer avec le fait que son destin ne lui appartient plus désormais. Il se retrouve dans une position de faiblesse et on le voit courir après Karl Lagerfeld, tel un nécessiteux qui n’ose se l’admettre, ou se confier à demi-mots à son ex fiancée et amie Diane.
Qui dit mort annoncée dit remise en perspective de son existence. Le constat n’est pas franchement glorieux, Jacques de Bascher n’a pas crée grand chose, s’attache à quelques articles sur lui parus dans des magazines. Il est de ces personnalités devenues célèbres pour « avoir été » ou dans son cas particulier « avoir été avec ». On retient de lui le garçon ensorcelant, insolent, provocant, érudit, son goût pours les mondanités, la fête, le sexe, l’excès sous toutes ses formes. Une incarnation d’un certain hédonisme gay des années 1970 fauché en plein vol dans les eighties.
A l’évidence attiré par les projecteurs, Jacques de Bascher n’a pas réussi à laisser une trace via un véritable geste créatif. Malgré son regard avisé et ses réflexions aiguisées, il restera un personnage périphérique, « le compagnon de », « l’amant de ». Gabriel Marc trouve la bonne distance entre l’hommage et l’interprétation qu’il fait de cet homme qui a tout du personnage de cinéma. Sexy et dangereux, cet attachant serpent attise les passions et joue sur les émotions contraires. On peut le trouver attachant et insupportable, l’aimer ou le détester, le trouver fascinant ou d’une pathétique vacuité… et surtout c’est un peu tout ça à la fois et c’est ça qui le rend si magnétique.
Alors que la mort rode, Gabriel Marc nous emporte dans la nostalgie d’une époque. Celle où Jacques de Bascher naviguait entre clubs privés et prestigieux et backrooms glauques, hôtels 5 étoiles ou ères de cruising. Cela se fait à travers un dispositif ingénieux : il nous est raconté que Jacques de Bascher enregistrait anecdotes et souvenirs sur des cassettes audios. Le fil rouge est une ultime cassette enregistrée pour Karl Lagerfeld et tout le spectacle est l’occasion de rembobiner d’autres cassettes qui font ressurgir les éclats de la vie haute en couleurs de ce dandy narcissique. On se replonge dans les années Palace, on revit l’amour et la tendresse qui le lient à Karl Lagerfeld, la passion tumultueuse avec Yves Saint-Laurent.
S’il apparait cynique et superficiel, Jacques de Bascher semble turlupiné à l’aube de sa disparition par ce dont on se souviendra de lui. Il a beau essayer de s’en extirper, tout le ramène toujours au final aux deux hommes connus dont il a partagé l’intimité.

De ceux qui veulent sauver les apparences en permanence, on voit le personnage se débattre pour essayer de sauver la face même s’il sait que face au Sida c’est perdu d’avance. Cherchant à convaincre (et aussi à se convaincre) que ce qu’il a pu vivre était plus iconique que pathétique, « le garçon aux allures de prince aristocratique » apparait plusieurs fois au bord du précipice du désespoir ou de la folie. Gabriel Marc exulte en poussant le côté « diva » de son sujet et son écriture rappelle par moments Les larmes amères de Petra Von Kant de Fassbinder (pièce de théâtre et film).

Interprétation d’une époque culte et révolue entre anecdotes croustillantes, répliques cinglantes, émotion et dérision, cette pièce émeut, amuse et divertit avec brio. La comédie smart à voir absolument en ce moment.

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Gabriel Marc est tout entier dans la peau du personnage...

Au Théâtre de la Contrescarpe, Gabriel Marc nous propose un spectacle émouvant, faisant renaitre sous nos yeux la fulgurante trajectoire de Jacques de Bascher, le dandy, prince de tous les excès ayant régné sur le monde de la nuit dans les années 70 et 80. La mort de Karl Lagerfeld qui fut... Lire plus

Au Théâtre de la Contrescarpe, Gabriel Marc nous propose un spectacle émouvant, faisant renaitre sous nos yeux la fulgurante trajectoire de Jacques de Bascher, le dandy, prince de tous les excès ayant régné sur le monde de la nuit dans les années 70 et 80.

La mort de Karl Lagerfeld qui fut son compagnon et les deux biopics consacrés à Yves Saint Laurent dont il fut l’amant ont remis Jacques de Bascher sous les feux de la rampe. Bien avant cela, Gabriel Marc s’est pris de passion pour ce personnage hors du commun, dont la vie courte n’est connue que pour avoir partagé celle de gens célèbres. De fait, hormis quelques photos, il n’existe sur lui que des témoignages parcellaires. Né en 1951, avec un nom à particule, le jeune homme ne détient aucun talent particulier mais il est d’une beauté et d’un charme propres à lui ouvrir les plus belles portes. C’est ainsi qu’à vingt ans, il rencontre et s’attache pour la vie Karl Lagerfeld dont il sera le seul et unique amour. En bon aristocrate, Jacques de Bascher entend vivre comme il l’entend en rupture avec les conventions d’une société dans laquelle il évolue mais qui n’est pas vraiment la sienne. Comme s’il était encore un seigneur du XVIIe siècle, ne pas travailler et s’occuper de ses plaisirs reste sa ligne de conduite, d’autant que Karl s’occupe de l’intendance. Sa rencontre avec Saint Laurent qu’il rendra presque fou a failli menacer la bonne marche de la grande maison. Mais Pierre Bergé veillait et n’ira pas par quatre chemins pour interrompre cette liaison impossible.

Gabriel Marc a choisi les épisodes marquants de cette vie débridée. Il fait débuter son récit en 1984, quand Bascher apprend sa séropositivité. Il sait que ses jours sont comptés. Désemparé, il cherche du réconfort auprès de son amie, Diane de Beauvau-Craon la princesse aussi déjantée que lui. Il appelle sans cesse Lagerfeld pour qui il enregistre les détails de sa vie sur des cassettes, en guise de testament amoureux. Durant un peu plus d’une heure, nous allons faire des aller-retour dans les moments marquant cette vie fracassée, passée à s’habiller avec le plus grand raffinement, à lancer des piques assassines à tous ceux qui ne sont pas à la hauteur autour de lui et surtout à s’envoyer en l’air en toutes occasions. En cela, Jacques de Bascher fut loin d’être unique. Pourtant, si la nuit parisienne regorgeait de personnages jouisseurs et vénéneux, elle n’en connut qu’un seul, vénéré sa vie durant par Karl Lagerfed.

La mise en scène de Guila Braoudé permet de recréer l’univers impitoyable dans lequel il évolua tout en rendant le texte parfaitement vivant, comme si Jacques de Bascher avait consenti à nous inviter chez lui. Comment ne pas y croire quand Gabriel Marc est tout entier dans la peau du personnage, avec sa désinvolture, ses peurs, ses addictions ? Rien ne lui échappe. Le comédien qui aime éperdument son personnage en a compris toutes les facettes, tous les mystères. Chacun de ses mots, de ses gestes et de ses attitudes nous disent qui était finalement Jacques de Bascher : l’enfant improbable de Visconti et de Pasolini ! Un enfant infernal, épicurien jusqu’à l’autodestruction, malheureux à en mourir d’être privé du génie de ceux qui l’ont entouré mais qui parvint à faire de sa vie un roman. Un roman que Gabriel Marc nous fait découvrir et partager avec une générosité sans pareille.

Philippe Escalier

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INTERVIEW de Gabriel MARC par CASTING.fr pour vous parler de JACQUES DE BASCHER

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Gabriel MARC, se glisse habilement dans la peau de ce personnage fantasque.

Un texte de Gabriel MARC, qui en est l'interprète. Il peaufine ce spectacle depuis 2019, le titre initial était "Jacques l'Amant Terrible". La première fois où j'ai rencontré Jacques de Bascher, c'était dans un dîner où il était le Chevalier Servant de Diane de Beauvau-Craon, dont... Lire plus

Un texte de Gabriel MARC, qui en est l'interprète. Il peaufine ce spectacle depuis 2019, le titre initial était "Jacques l'Amant Terrible".

La première fois où j'ai rencontré Jacques de Bascher, c'était dans un dîner où il était le Chevalier Servant de Diane de Beauvau-Craon, dont il semblait follement épris. Une erreur de parcours ? C'était un habitué du "Nuage" animé alors par Gérald Nanty. Il dînera souvent au "Sept", créé par Fabrice Emaer, avec Karl Lagerfeld, qu'il entraînera ensuite dans les autres établissements de la rue Ste Anne, comme "Le Colony" ou le "Bronx" imaginés par Alain-Philippe Malagnac, qui avait eu le flair de débaucher l'excellent Gérald Nanty, pour diriger les deux établissements.

Dans ce Seul en Scène, Jacques de Bascher enregistre une cassette où il fait mille confidences à son amant, Karl Lagerfeld. Ce sera son chant du cygne, avant de disparaître en 1989, victime du sida.

Gabriel MARC, se glisse habilement dans la peau de ce personnage fantasque.
Une très belle Mise en Scène de: Guila BRAOUDÉ

Lumières: Jérôme PEYREBRUNE
Chorégraphie: Julie MERCIER
Décor: Erwan RIO

Un spectacle à ne pas mettre entre toutes les oreilles, il est déconseillé aux -16 ans. Il est fidèle aux mœurs du monde homosexuel des années 70.

Une affiche originale que vous propose le Théâtre de La Contrescarpe.

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La presse en parle
Autant de talent que de passion. Pièce tellement singulière… et excellente !

Vendredi dernier, nous avons eu le plaisir d’assister à la Générale de Presse de JACQUES DE BASCHER au Théâtre de la Contrescarpe. La pièce a été conçue par Gabriel Marc qui interprète magistralement le rôle de Jacques De Bascher, dandy – à la... Lire plus

Vendredi dernier, nous avons eu le plaisir d’assister à la Générale de Presse de JACQUES DE BASCHER au Théâtre de la Contrescarpe.

La pièce a été conçue par Gabriel Marc qui interprète magistralement le rôle de Jacques De Bascher, dandy – à la réputation sulfureuse – des années 70/80.

 

Le Pitch :

1984, Jacques De Bascher, le prince des nuits parisiennes, apprend qu’il est positif au VIH. Paris lui tourne le dos, il se retrouve seul dans son appartement.

Il redécouvre ses enregistrements qu’il a faits tout au long de sa vie à l’aide de son magnétophone. Cet appartement, qui a connu de grandes soirées, devient un antre plein de souvenirs, de ses petites réussites mondaines à ses grandes défaites personnelles.

Durant cette soirée, Jacques de Bascher enregistre une dernière cassette pour son compagnon Karl Lagerfeld.

Notre avis : Une pièce à ne pas manquer !

Que ce soit pour l’immersion dans ces années 70/80 où régnaient plaisir et insouciance jusqu’à l’arrivée de cette épouvantable épidémie.

Ou pour le décor d’Erwan Rio qui campe dans les moindres détails l’appartement de Jacques De Bascher

Ou encore pour la mise en scène de Guila Braoudé qui ne laisse à aucun moment place à l’ennui

mais allez-y surtout …

pour le jeu de scène de Gabriel Marc, comédien/auteur de la pièce qui se fond dans la peau de Jacques De Bascher avec autant de talent que de passion.

 

Ses réponses – qui m’ont beaucoup plu – sont autant d’éléments qui permettent de comprendre pourquoi cette pièce est tellement singulière… et excellente !

 

RENCONTRE AVEC GABRIEL MARC, AUTEUR ET INTERPRÈTE DE JACQUES DE BASCHER

Z.P : Comment vous est venue cette idée de vouloir incarner Jacques de Bascher alors que c’est une époque que – étant donné que vous êtes très jeune – vous n’avez pas pu connaître ?

G.M : J’ai commencé ma scolarité en études supérieures par deux écoles de mode (L’atelier Chardon Savard puis la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne), j’ai toujours été un amoureux du travail de Monsieur Saint-Laurent j’ai donc lu beaucoup de choses à son sujet.

À cette époque, peu de choses sont dites sur Jacques de Bascher, ou alors quelques articles le traitant de Gigolo ou du diable de Paris. Je ne comprenais pas pourquoi tant de haine à son sujet j’ai donc écrit quelques phrases, quelques idées mais vu le peu d’informations que j’avais je n’ai pas pu aller bien loin. Les films sur Yves Saint-Laurent sont sortis, puis des biographies sur Jacques et j’ai trouvé ce personnage encore plus fascinant.

J’ai surtout eu envie de lui donner la parole et d’avoir son point de vue.

Il est mort très jeune et le tout paris en a fait une cible d’un système ou d’une caste et je trouvais cela insupportable. J’ai donc créé une sorte de divagation personnelle autour de ce personnage. 

Quant à l’époque j’ai toujours été fasciné par le 20eme siècle mais dans mes références ça allait principalement des années 20 aux années 60, je trouvais les 70’s et les 80’s un peu vulgaires, mais en m’intéressant à Jacques j’ai appris à aimer cette décennie et surtout le vent de nouveauté et de liberté qu’elle avait, cette époque a été un tournant pour le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Après c’est un petit milieu que je décris, celui de la mode donc un milieu privilégié alors on est loin des crises de l’époque.

Z.P : Vous campez à merveille le dandy élégantissime… Êtes-vous, dans la « vraie vie» un fan de mode et de haute couture ou est-ce totalement un rôle de composition?

G.M : Il y a certainement beaucoup de points très similaires avec Jacques mais principalement sur son regard sur l’art et sur la mode. (Après de façon évidente comme c’est moi qui ai écrit, sur ces sujets, il y a beaucoup de moi).

Mais j’adore follement la mode, j’aime m’habiller, dénicher des pièces, faire des looks insensés et pour moi ça a toujours été un sujet sérieux, c’est social et sociétal la mode.

Même la personne qui a horreur de la mode aura besoin de s’habiller et donnera cette information par les vêtements qu’elle aura choisi. Au-delà du beau ou de la haute couture c’est vraiment cette chose-là qui m’intéresse, j’adore essayer de comprendre les gens par leur vêtement. Et puis c’est un milieu fascinant qu’on l’aime ou qu’on le déteste, ça fait toujours un peu rêver je crois, alors associer mode et théâtre c’est génial. J’en parlais il y a quelques temps avec quelqu’un, cette personne m’a dit «  je travaille dans la mode et je vais peu au théâtre mais ce sujet m’intéressait » et j’imagine que ça sera pareil pour les gens qui vont au théâtre et qui ne s’intéressent pas à la mode, si j’ai pu faire un pont entre ces deux mondes, j’en suis ravi !

Z.P : Vous avez créé cette pièce avec ce souci de réalité, de vraisemblance, dans les moindres détails, qui la rend exceptionnelle, du coup, j’imagine que vous vous êtes plongé dans des archives de l’époque pour arriver à un tel résultat ?

G.M : J’ai ce regard là quand je vais au théâtre quand je vais voir un film, d’ailleurs à l’heure où je réponds il nous manque encore quelques petits détails qui m’agacent à chaque représentation mais cela restera entre nous ! Je crois qu’il y a peu de choses modernes dans ce spectacle, tout a été chiné pour accessoiriser le beau décor fait par Erwan Rio que je remercie chaque soir parce que c’est un plaisir de jouer dedans.

J’ai construit ce spectacle comme j’aurais voulu le voir, j’avais peur des anachronismes

parce que je les vois toujours en tant que spectateur, je déteste les téléphones qui ne sont pas branchés dans une pièce de théâtre par exemple et il est vrai que le fil n’est pas très esthétique mais étrangement ça m’aide de penser que le téléphone est un vrai ( Ah les comédiens … ). Et plein de choses nous ont inspirés avec Guila en travaillant, des photos, des interview liées ou pas avec le personnage d’ailleurs. Et pour les plus attentifs, il y a plein de petites choses disséminées dans le décor qui font réellement référence à Jacques ou à Monsieur Saint-Laurent ou à Karl Lagerfeld, et c’est un petit plaisir personnel quand des gens reconnaissent des petites choses comme cela. 

Z.P : Est-ce un projet qui vous taraudait depuis longtemps ? Et si oui avez-vous eu l’opportunité de rencontrer Karl Lagerfeld de son vivant et d’évoquer ce projet avec lui?

G.M : Alors ce projet, oui, trotte depuis longtemps, comme je vous le disais j’ai commencé mes études en mode en 2012, je crois que l’idée a commencé à apparaître en 2015. J’ai essayé de contacter quelques personnes mais c’était très compliqué, et parler de Jacques avec Karl me terrifiait alors je n’ai pas osé et je le regrette un peu aujourd’hui.

Mais il y a une chose assez folle qui s’est produite en 2019 …

Je n’avais encore rien de construit sur ce spectacle. Beaucoup d’idées en vrac dans des carnets mais aucune continuité et je tombe sur un concours de seul en scène sur Facebook où il faut présenter 7 minutes et je n’y prête pas plus attention que cela donc je continue de scroller sur mon téléphone… puis je reviens dessus et je vois que la finale se déroulera au Palace, comment ne pas être convaincu au vu de mon sujet. Je passe différentes étapes et je suis sélectionné pour la finale.

Nous sommes le 18 février 2019 sur la scène du Palace et je fais revivre Jacques de Bascher !

[….] Le lendemain je vois plein de notifications sur mon portable, des news et des messages de personnes dont j’ai parlé de ce projet qui m’annoncent que Karl Lagerfeld est décédé dans la nuit. J’ai trouvé cela très étrange et je n’ai toujours pas trouvé la bonne explication à ce concours de circonstances sinistre. 

Les réponses de Gabriel Marc corroborent ma première impression : Gabriel Marc n’est pas seulement un talentueux comédien qui se serait glissé dans la peau de son personnage. C’est un passionné ! Passionné de mode, d’art, et j’irais presque jusqu’à dire de sociologie.

«  J’ai eu envie de construire ce qu’on ne sait pas de ce personnage […] il était aux premières loges de la création d’un grand nom et de l’ascension d’un génie. Mais lui dans tout cela ? Il était de toutes les soirées mondaines mais son intimité, son regard sur cette époque, nous a échappé. Tout a été dit sur le personnage, je voulais que l’homme se confie […]» Gabriel Marc

J’avoue que cet échange avec Gabriel Marc m’a beaucoup plu et m’a même donné envie de lui consacrer une rubrique « looks » c’est dire !

Quoiqu’il en soit, je ne saurais que trop vous inviter à aller applaudir cette excellente pièce au Théâtre de la Contrescarpe.

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Magnifiquement de bout en bout, Gabriel Marc est Jacques de Bascher !

Aussi méconnu que le personnage qu’il s’est approprié et interprète magnifiquement de bout en bout, Gabriel Marc est Jacques de Bascher (1951-1989), un dandy parisien des années 70-80, issu d’une fort ancienne famille française anoblie par Louis XVIII en 1818, qui fut le compagnon de vie de... Lire plus

Aussi méconnu que le personnage qu’il s’est approprié et interprète magnifiquement de bout en bout, Gabriel Marc est Jacques de Bascher (1951-1989), un dandy parisien des années 70-80, issu d’une fort ancienne famille française anoblie par Louis XVIII en 1818, qui fut le compagnon de vie de Karl Lagerfeld (1933-2019) pendant dix-huit ans (1971-1989) et un éphémère amant (1973-1974) d’un autre grand couturier encore plus illustre, Yves Saint Laurent (1936-2008), chasse gardée de Pierre Bergé (1930-2017).

« On sait finalement peu de choses sur lui et ce qui m’intéressait, explique l’auteur et interprète Gabriel Marc de ce seul-en-scène sur un personnage flamboyant qui n’a rien laissé à la postérité que le nom de son compagnon et celui de son illustre amant, c’était de combler les manques, d’imaginer ce qu’était un homme qui côtoie la création artistique du monde que nous connaissons aujourd’hui et sans n’avoir jamais réussi à y [ancrer] quoi que ce soit. »

Nous sommes en 1984 et Jacques de Bascher, à 33 ans, l’âge du Christ, apprend qu’il est positif au virus de l'immunodéficience humaine (VIH) qui l’emportera cinq ans plus tard et c’est pour lui la fin des nuits folles avec le tout-Paris d’alors et le début d’un repli sur soi, de la solitude, d’une introspection qui va le conduire à « tirer un bilan » de sa trop courte vie et nous faire (re)vivre ses années Palace démentes, ses rencontres furtives avec Saint Laurent et ses peines et joies avec Lagerfeld, outre, en prime, un final d'enfer, un « I Am What I Am » (Gloria Gaynor, 1984), en bas résille, porte-jarretelles et nattes d'écolière qui, à lui seul, vaut le déplacement et tous nos encouragements pour la suite.

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Gabriel Marc incarne parfaitement ce feu-follet frénétique...

Monologue dramatique écrit et interprété par Gabriel Marc dans une mise en scène de Guila Braoudé. Le comédien Gabriel Marc a conçu une partition monologale consacrée à Jacques de Bascher, sans doute inconnu du grand public actuel hors, peut-être, les plus de cinquante ans... Lire plus

Monologue dramatique écrit et interprété par Gabriel Marc dans une mise en scène de Guila Braoudé.
Le comédien Gabriel Marc a conçu une partition monologale consacrée à Jacques de Bascher, sans doute inconnu du grand public actuel hors, peut-être, les plus de cinquante ans et encore ceux qui s'intéressent au Tout Paris mondain à travers les siècles.

En effet, jeune, séduisant et dilettante homosexuel confit dans l'oisiveté, le narcissisme et la quête permanente du regard des autres, sa naissance en 1951 a permis à Jacques de Bascher de vivre à l'époque rétrospectivement considérée comme bénie des eighties.

Plus précisément pour les figures médiatisées de la jet-set, les "happy few" des années Palace "sex, drugs and alcool" dont la vie était présentée comme une fête permanente, de celle qui étourdit pour occulter la vacuité, existentielle et sans doute la mort qui et ce, de manière quasi visionnaire en l'espèce, allait prendre le visage du sida dont il comptera parmi les premiers décimés.

Jacques de Bascher voulait être un dandy rivalisant avec ceux du 19ème siècle et des salons proustiens des Années Folles, tel le fameux Robert de Montesquiou, pour laisser sa trace et une œuvre l'inscrivant dans la mémoire de hommes et dans l'Histoire.

Alors il fait sa diva et son cinéma, plus proche du Alexandre de "La Maman et la Putain" de Jean Eustache que du von Aschenbach du "Mort à Venise" de Luchino Visconti, car, dépourvu de tout talent artistique, il n'avait pas les moyens de son ambition et ne pouvait donc qu'en revêtir le costume et ne s'illustre que dans un rôle d'utilité auprès de célébrités à la notoriété établie.

Ce qui ressort du journal intime de l'intéressé enregistré sur bandes magnétiques qu'a exploré Gabriel Marc pour, indique-t-il dans sa note d'intention, construire une tragédie à partir des confessions et des fulgurances de lucidité de l'intéressé sur ses rêves, ses névroses, ses désillusions et sa profonde solitude. Mais également pour approcher le drame intime d'un homme en quête d'amour qui existe derrière son masque de personnage à la mode dont il deviendra prisonnier.

Tout comme la scénariste et réalisatrice Guila Braoudé assurant la mise en scène qui indique appréhender ce parcours de vie à l'aune d'un "souffle romanesque inattendu", celui lié au "mourir d’aimer" pour le "Kaiser de la mode".

Misant sur cette dualité dramatique et la fascination qu'exerce ce genre de figure, Gabriel Marc réussit son entreprise en proposant, sans verser dans la facilité graveleuse, un tissage de soliloques, inserts narratifs et bribes de dialogues pour dresser, hors de sa caricature de drama-queen, l'envers du décor de l'homme se retrouvant seul face à lui-même et à la désolation.

Et dans un décor efficace d'Erwan Rio, quelques objets mobiliers dont une étonnante baignoire-canapé et images d'archives, et la création lumière de Jérôme Peyrebrune, il incarne parfaitement ce feu-follet frénétique qui s'est brûlé les ailes aux feux de la comédie mondaine.

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Le comédien, Gabriel Marc, se coule avec aisance dans la peau de son personnage.

Cette pièce, écrite et interprétée par Gabriel Marc, est librement inspirée de la vie de Jacques de Bascher, un personnage qui fut un « prince » des nuits parisiennes dans les années 70-80. Jacques fut le compagnon du grand couturier Karl Lagerfeld et l’amant d’Yves Saint... Lire plus

Cette pièce, écrite et interprétée par Gabriel Marc, est librement inspirée de la vie de Jacques de Bascher, un personnage qui fut un « prince » des nuits parisiennes dans les années 70-80. Jacques fut le compagnon du grand couturier Karl Lagerfeld et l’amant d’Yves Saint Laurent. Nous sommes en 1984, il a 33 ans, au moment où il apprend sa positivité au VIH. Il redécouvre son vieux magnétophone sur lequel il a enregistré des moments pour lui inoubliables, et notamment sa relation avec Karl Lagerfeld, dont il fut le compagnon, et ses rendez-vous sulfureux avec Yves Saint-Laurent dont il fut l’un des amants. Il évoque ce que furent ses rêves, ses réussites, ses échecs. Sur ce magnétophone, il enregistre ici un ultime message pour Karl Lagerfeld.
Le spectacle, très vivant, est remarquablement mis en scène par Guila Braoudé.
Le comédien, Gabriel Marc, se coule avec aisance dans la peau de son personnage. Il nous fait partager ces moments fous de la vie nocturne totalement débridée de ces années-là.

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Les avis des spectateurs sur Jacques de Bascher

Anonyme
Tomas 5
Bravo, incroyable, magnifique. J’ai adoré la pièce MERCI!

Calendrier et tarifs - Jacques de Bascher

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