• Spectacles à Paris

    Monsieur Belleville 

    Théâtre de Belleville - Paris

    Contemporains

    De Thibault AMORFINI

    Monsieur Belleville est un habitant du quartier. De Belleville aux Lilas, il arpente la rue et, au fil des rencontres, il se souvient. Entre passé et présent, il se mêle aux gens, livre ses mots à la foule et brise l’anonymat. Ce spectacle... Lire plus
    Monsieur Belleville est un habitant du quartier. De Belleville aux Lilas, il arpente la rue et, au fil des rencontres, il se souvient. Entre passé et présent, il se mêle aux gens, livre ses mots à la foule et brise l’anonymat. Ce spectacle s’interroge sur la rencontre, celle que l’on ne choisit pas. Où l’autre est différent, imparfait, singulier. Nous n’écoutons pas la même musique, et pourtant nous sommes là, face à face dans une rue. Les scènes apparaissent, la solitude disparaît pour faire place au jeu, aux gens, à la foule, à la masse. Vidéos et musiques originales accompagnent le personnage principal dans une épopée urbaine contemporaine, drôle et poétique. Un véritable hymne à la rue de Belleville. Fermer

    Première

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    Dernière

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    Mise en scène :

    Brigitte SY

    Créateur original :

    Thibault AMORFINI

    Scenographe :

    Boris VAN OVERTVELDT

    Musique :

    Aurore JUIN

    La presse parle de Monsieur Belleville

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    Extrait : « C'est que l'histoire commence mal Ou peut-être c'est moi qui commence mal l'histoire » Voilà un spectacle qui m'a laissé dubitative. Des idées. Une bonne interprétation. Une écriture vivante, simple, avec des mots de tous les jours et qui bascule parfois... Lire plus

    Extrait :
    « C'est que l'histoire commence mal
    Ou peut-être c'est moi qui commence mal l'histoire »

    Voilà un spectacle qui m'a laissé dubitative.

    Des idées. Une bonne interprétation. Une écriture vivante, simple, avec des mots de tous les jours et qui bascule parfois dans l'absurde ou dans la poésie.

    Pas vraiment d'histoire. Des souvenirs, Des impressions. Sur la scène et sur l'écran. Qui se côtoient puis s'entremêlent. La vidéo comme personnage. La rue. Car c'est elle qui est montrée, disséquée, décortiquée. La solitude urbaine. Des images brutes avec quelques séquences qui retiennent l'attention : le père Noël, plutôt drôle, le pigeon, plutôt triste. La neige qui tombe. Les habitants du quartier. Des lumières. De jolies chansons d'Aurore Juin.

    Thibault Amorfini, l'auteur et interprète, est jeune. Il est de la génération du fugitif, de l'instantané, de l'éphémère, de ce monde qui va si rapidement. Son style c'est tout cela. Il passe d'une réflexion à une autre, on a l'impression de mots jetés sur le papier un peu comme ils viennent, avec maladresse.

    Même si on comprend bien que c'est justement  l'inhumanité de notre époque qu'il entend ainsi dénoncer, c'est ce côté « brouillon », ce  manque de cohérence, de « colonne vertébrale » qui m'a gênée je pense, qui fait que j'ai eu du mal à adhérer.

    Le public, jeune dans l'ensemble, avait l'air d'apprécier. Peut-être est-ce un problème de génération…

    Mais la démarche est intéressante et Thibault Amorfini certainement un artiste à suivre.

    Et puis il y avait Hélène Viviès. Extraordinaire comédienne. Bluffante dans une seule scène, mais quelle scène ! Qui m'a fait regretter qu'il n'y en ait pas eu d'autres. Vibrante, naturelle, élégante dans sa démesure, elle incarne avec une grâce innée dépouillée de toute vulgarité une fille perdue pathétique qui vit le sexe comme un braquage, elle fait littéralement éclater le texte. Un très beau moment, qui touche au cœur.

    Qui fait enfin de ce spectacle du vrai théâtre.

    Extrait :
    « Je lève les bras parce que c'est l'espoir que je porte
    C'est notre rêve que je porte
    Le rêve d'une existence libre et unique
    Tant que je lèverai les bras c'est qu'il restera de l'espoir. »

    Nicole Bourbon

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    Monsieur Belleville, un passant qui apparait dans la mixité urbaine d’une artère populaire du XIXe arrondissement de Paris et suffoque dans une connexion de folie et d’approximation sociale. La Compagnie des Treizièmes s’est attelée à monter de toute pièce la parenthèse... Lire plus

    Monsieur Belleville, un passant qui apparait dans la mixité urbaine d’une artère populaire du XIXe arrondissement de Paris et suffoque dans une connexion de folie et d’approximation sociale.

    La Compagnie des Treizièmes s’est attelée à monter de toute pièce la parenthèse existentielle d’un jeune homme extrait de l’anonymat urbain dans un complexe scénique introduisant la pluridisciplinarité artistique. Monsieur Belleville, spectacle qui livre en l’état un témoignage vécu de l’intérieur par Thibault Amorfini dans l’interprétation du rôle titre. La rue de Belleville, une concentration ethnique de gens qui se croisent sans se voir, se frôlent sans se toucher, échangent sans vraiment se parler. Une silhouette, un regard suffisent à éveiller un soupçon de printemps, un espoir de demain qui nait sur un bout de trottoir et s’évanouit dans l’obscurité du jour noyé par la foule.

    La vidéo donne raison à Monsieur Belleville qui donne libre cours à ses impressions teintées de pudeur, de nudité et d’effronterie sur l’alternance des saisons qui apportent leur lot de couleurs à la rue de Belleville. Les images écrivent ce que l’œil du personnage enregistre dans son épopée contemporaine. Le monde s’agite autour de lui comme un manège à sensations, sa solitude est intemporelle, son corps l’entraine de façon mécanique d’un bout à l’autre de ce quartier, son univers. Il marche dans les pas des gens qui le précèdent comme pour éviter de laisser ses empreintes, il accepte de voir sans être vu, il arpente la réalité en se coupant du monde. Etranger aux autres, il l’est peut-être aussi inconsciemment avec lui-même.

    La création musicale d’Aurore Juin, un enchaînement d’émotions et de souffrances, de poésie et de vérité. Des mots qui brisent des silences, des paroles qui obligent à lever la tête, des refrains qui confrontent la sagesse à l’indifférence. Une composition musicale taillée sur mesure pour Monsieur Belleville. Aurore Juin, une artiste à découvrir absolument !
     
    Thibault Amorfini progresse dans la quête de son personnage; Monsieur Belleville avance et vacille, court et titube et ne s’effondre à aucun moment. Il s’intègre aux séquences filmées comme si l’écran l’avalait pour le protéger des mauvaises rencontres. A l’image de cette fille qui l’entraine dans les toilettes d’un bar pour se faire prendre. Réalité ou cauchemar, orgasme ou alcool, il se fond dans une perversité qu’il ne contrôle pas. Monsieur Belleville, le diptyque de la folie et de la raison, du présent et de l’imparfait. Thibault Amorfini, une belle présence sur la scène du théâtre de Belleville. Brigitte Sy réalise une mise en scène savante et complexe car elle mélange les profils sans changer de personne. Elle propose un face-à-face introspectif avec Monsieur Belleville, la rencontre d’un homme avec son quelconque . Un jeu de dédoublement identitaire qui crée et enregistre des turbulences intérieures.

    Ce Monsieur Belleville existe ici et ailleurs ; il est ce que les yeux suivent dans la foule, c’est-à-dire le hasard, l’inconnu, la rencontre avec l’autre.

    Ce projet scénique, une épopée urbaine réussie avec un texte fort, grave et moderne. Une scénographie et création lumières de Boris Van Overtveldt fictive et intense. Les vidéastes, Caroline Grastilleur, Boris Carré, LeCollagiste, Laurent Bréchet et Slim El Hedli, invitent à découvrir le paysage urbain sous un angle à 360°. Caméra au poing, les visages anonymes deviennent humains, le gris des immeubles n’est plus tout à fait sale, la rue ressemble à une aire de jeux.

    Monsieur Belleville, un conte initiatique qui dresse en pop-up l’anonymat dans une esquisse urbaine de poésie et de violence.

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    Actuellement à l’affiche du Théâtre de Belleville jusqu’au 13 Juillet, Thibault Amorfini crée un parallèle passionnant entre la rue et le théâtre avec le premier volet du dyptique “Monsieur Belleville”. Porté par une écriture sensible, ce spectacle mis en... Lire plus

    Actuellement à l’affiche du Théâtre de Belleville jusqu’au 13 Juillet, Thibault Amorfini crée un parallèle passionnant entre la rue et le théâtre avec le premier volet du dyptique “Monsieur Belleville”. Porté par une écriture sensible, ce spectacle mis en scène avec sobriété par Brigitte Sy vous entraine au fil des saisons dans un parcours initiatique trépidant, celui d’un homme en rupture avec son époque. Analyse lucide du mal-être contemporain, instant suspendu de pure poésie urbaine, vraie rencontre avec un personnage fascinant, « Monsieur Belleville » est tout à la fois.

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