LES FABULEUSES - La découvreuse oubliée
Ce quatrième volet de la série théâtrale Les Fabuleuses traite de la découverte de la trisomie 21 par Marthe Gautier, découverte longtemps attribuée à son collègue Jérôme Lejeune.
Rapidement évincée, Gautier ne dira sa vérité sur cette histoire que cinquante ans après. Le Comité d’Ethique de l’INSERM lui donnera raison. La pièce expose également la bataille pour la libéralisation de l’avortement à laquelle Lejeune était farouchement opposé.
Mise en scène : Julie TIMMERMAN
Distribution : Marie Christine BARRAULT, Marie TOSCAN, Matila MALLIARKIS, Mathieu DESFEMMES
Costumes : Muriel MELLET
Assistante mise en scène : Véronique BRET
Création lumières : Philippe SAZERAT
Accessoires : Olivier DEFROCOURT
Scénographie : Luca ANTONUCCI
Création vidéo : Thomas BOUVET
Création sonore : MME MINIATURE
Durée
1h15
Première et dernière
Du 22/01/26 au 29/03/26
Infos et réservations
Guichet : 2 bis, passage Ruelle
75018 Paris
Tél. location : 01.40.05.06.96
Salle ouverte
Plan d’accès Théâtre de La Reine Blanche
Comment se rendre au Théâtre de La Reine Blanche
- La Chapelle (ligne 2), Marx Dormoy (ligne 12)
- Gare du Nord (B)
- 35, 65, 302, 350
- N°10041 39 bd de la Chapelle, N°18040 29 bd de la Chapelle, N°18110 53 rue du Département, N°100034 68 rue Louis Blanc
Pour ce quatrième volet, Élisabeth Bouchaud met en lumière une figure française : la pédiatre et chercheuse Marthe Gautier.
Sur une mise en scène sobre et délicate de Julie Timmerman, le spectacle retrace le parcours d'une scientifique dont la découverte fut spoliée, et qui, cinquante ans plus tard, fait connaître sa vérité.
La pièce évite l'écueil du règlement de comptes et Marthe préfère raconter une "femme debout". Elle ne se laisse pas définir par cette injustice et poursuit une longue et admirable carrière au service des enfants.
Sur scène, quatre interprètes se donnent la réplique avec énergie et précision. Les « quatre M » — Marie-Christine, Marie, Matila et Mathieu — forment un ensemble harmonieux, dynamique et convaincant. Leur jeu collectif donne au récit sa vitalité et sa justesse, rendant très accessible une histoire scientifique sans jamais la désincarner.
Mais au-delà de cette plongée dans l'histoire de la génétique, un autre moment, plus intime encore, se joue sous nos yeux. Celui d'un passage de flambeau, d'une transmission sensible entre une grand-mère et sa petite-fille. Marie-Christine Barrault est magnifique en femme mûre à la chevelure d'argent, lumineuse de présence et de sagesse. Face à elle, Marie s'installe simplement, comme si le talent lui aussi se transmettait par les gènes. La relève est assurée.
Les deux acteurs complètent cette distribution avec finesse et engagement, contribuant à faire de ce spectacle une œuvre collective, soudée et généreuse.
"La découvreuse oubliée" offre bien plus qu'un récit de réparation historique : c'est un moment de théâtre sensible, intelligent et profondément humain. Autant de belles raisons de ne pas le manquer et d'aller au théâtre de la Reine Blanche qui sait concentrer de beaux moments de théâtre.